Que faut-il surveiller lors de sa première inscription à une compétition ? La checklist complète, du choix de l'épreuve à la préparation d'avant-course
Pourquoi la « première fois » est particulièrement sujette aux imprévus
Pour les personnes qui s’inscrivent à leur première compétition, la difficulté la plus courante n’est pas de « ne pas finir » ou de « ne pas terminer le parcours », mais de se retrouver submergé par une multitude de procédures et de termes inconnus : que remplir dans le système d’inscription, quand retirer son dossard, à quelle heure arriver le jour J, quels documents apporter, ce que signifie le temps limite (cut-off)… Ce décalage d’information « non lié à la condition physique » est souvent plus susceptible que la préparation physique de rendre un débutant anxieux avant et après la course, et même un petit oubli (par exemple, oublier ses documents ou se tromper de point de rassemblement) peut affecter l’expérience globale.
Cet article propose une checklist de principes généraux, couvrant l’ensemble du processus, du choix de la première course à l’inscription, en passant par la semaine précédant la course, la veille et le jour J. L’accent est mis sur un « cadre de réflexion » plutôt que sur les règles d’une course spécifique, car chaque épreuve diffère en termes de système d’inscription, de modalités de retrait du dossard et d’organisation des temps limites. Pour les détails spécifiques, veuillez impérativement vous référer au règlement officiel et aux annonces officielles de la course à laquelle vous êtes inscrit.
Première étape : choisir une course adaptée aux débutants
Pour choisir sa première course, plutôt que de se lancer directement dans l’épreuve la plus difficile et la plus grande, il est préférable de privilégier les critères suivants afin de vivre une première expérience relativement sereine :
- Distance et difficulté adaptées à votre niveau d’entraînement actuel : évaluez honnêtement votre kilométrage récent, votre dénivelé ou votre volume de course à pied, et choisissez une distance clairement dans vos capacités, voire légèrement en deçà, plutôt que de « s’inscrire d’abord, on verra ensuite ».
- Parcours et environnement relativement familiers : si vous avez la possibilité de choisir un parcours ou une ville proche de chez vous, où vous vous entraînez habituellement, cela réduira l’incertitude liée à un environnement inconnu.
- Taille de l’épreuve modérée : la gestion des foules, la congestion au départ et les files d’attente aux ravitaillements des très grandes épreuves amplifient le sentiment de nouveauté chez les débutants. Les courses de taille modérée ont généralement des procédures plus faciles à appréhender.
- Règlement clair et public, et historique de l’épreuve : privilégiez les courses avec un historique établi, un règlement complet et des retours de participants consultables. Une grande transparence de l’information est généralement le signe d’une organisation expérimentée.
| Critère de choix de la course | Orientation favorable aux débutants | Orientation à évaluer avec prudence |
|---|---|---|
| Distance/difficulté | Légèrement en dessous ou proche de la limite actuelle d’entraînement | Distance ou dénivelé bien au-delà du volume d’entraînement actuel |
| Environnement du parcours | Terrain familier et relativement simple | Terrain totalement inconnu, climat (ex. haute montagne, températures extrêmes) |
| Taille de l’épreuve | Petite ou moyenne taille, procédures simples | Très grands événements internationaux, foules et procédures complexes |
| Historique de l’épreuve | Longue histoire, règlement complet | Première édition, informations limitées difficiles à anticiper |
| Transport et hébergement | Aller-retour possible le jour même ou hébergement facile à organiser | Déplacement longue distance, hébergement difficile à trouver |
Deuxième étape : informations à vérifier impérativement avant de s’inscrire
Avant d’appuyer sur le bouton d’inscription, il est recommandé de rechercher les informations suivantes une par une dans le règlement, plutôt que de les chercher à la dernière minute après l’inscription :
- Catégorie et conditions d’éligibilité : vérifiez que vous remplissez les conditions d’inscription (âge, pièce d’identité, etc.) et comprenez les différences entre les catégories (voir les explications relatives au système de classement).
- Dates et modalités d’inscription : dates d’ouverture et de clôture des inscriptions, tirage au sort ou premier arrivé premier servi, limitation du nombre de places.
- Frais et politique de remboursement : frais d’inscription, inclusion ou non d’une assurance, conditions et délais de remboursement et de transfert.
- Temps limite et règles du parcours : temps limite global, et existence de contrôles intermédiaires (de nombreuses épreuves imposent également des temps limites à chaque point de contrôle).
- Modalités de retrait du dossard : retrait sur place ou envoi postal, lieu et horaires de retrait, documents à fournir.
- Informations sur la circulation et le rassemblement : moyen d’accès au départ, stationnement ou navettes, affluence et temps d’attente estimés.
- Assurance et mécanisme de contact d’urgence : assurance fournie par l’épreuve ou non, modalités de désignation de la personne à contacter en cas d’urgence, configuration approximative des postes médicaux.
Compiler ces informations dans une « fiche d’information de course » personnelle sera plus efficace que de chercher sans cesse sur le site d’inscription avec votre téléphone, et vous permettra également de la partager avec vos proches qui vous accompagnent, afin qu’ils comprennent votre programme et les moments où vous pourriez avoir besoin d’aide.
Rythme de l’entraînement et de la préparation avant la course
Une erreur courante chez les débutants est de « bachoter » en augmentant massivement le volume d’entraînement après l’inscription. Cette approche augmente au contraire le risque de blessure avant la course. Une approche plus prudente consiste à :
- Progresser graduellement : l’augmentation du volume d’entraînement doit être progressive, en évitant d’augmenter fortement la distance, l’intensité ou la fréquence sur une courte période. C’est un principe largement accepté dans l’entraînement en endurance, mais chaque personne a des capacités physiques et de récupération très différentes, et il n’existe pas de formule universelle. Si vous n’êtes pas sûr de votre plan d’entraînement, il est recommandé de consulter un entraîneur expérimenté ou un professionnel du sport.
- Entraînement en situation simulée : avant la course officielle, effectuez au moins une à deux séances d’entraînement simulant la distance, l’horaire et même le rythme de ravitaillement de la course, afin de donner à votre corps et à votre équipement l’occasion de faire une « répétition générale ».
- Affûtage (Taper) : dans la courte période précédant la course, réduire modérément le volume d’entraînement, en maintenant l’intensité mais en diminuant la fatigue accumulée, est un principe couramment adopté par les athlètes d’endurance. L’objectif est d’arriver le jour J dans un état relativement frais et bien récupéré, mais l’amplitude et la durée de l’affûtage varient également d’une personne à l’autre.
- Ne pas tester son équipement à la dernière minute : tout équipement utilisé le jour de la course (chaussures, maillot, ravitaillement, accessoires) doit avoir été testé au préalable à l’entraînement, afin de vérifier l’absence de frottements, de problèmes gastro-intestinaux, etc. Ne portez absolument pas un équipement ou un produit nutritionnel entièrement neuf le jour de la course : c’est un conseil très courant et important dans le milieu des sports d’endurance.
Checklist de la semaine précédant la course
| Élément | Contenu de la vérification |
|---|---|
| Entraînement | Entrer dans la phase d’affûtage, éviter les séances supplémentaires de dernière minute ou les nouveaux entraînements à haute intensité |
| Équipement | Vérifier que l’équipement principal (chaussures, vélo, casque, etc.) est en bon état, sans nécessité de remplacer par du neuf à la dernière minute |
| Dossard | Confirmer les horaires et le lieu de retrait du dossard, organiser le transport et le temps nécessaire |
| Ravitaillement | Confirmer que les produits nutritionnels prévus pour le jour J ont été testés à l’entraînement et que la quantité suffisante est prête |
| Sommeil et rythme de vie | Commencer à ajuster son rythme de vie, pour habituer le corps à l’heure de lever et d’activité du jour de la course |
| Transport et hébergement | Confirmer le moyen de transport pour se rendre sur le lieu de la course, et si un hébergement est nécessaire, confirmer la réservation et la correspondance des transports |
| Météo | Commencer à suivre les prévisions météorologiques locales, préparer les vêtements adaptés et un plan de secours |
Checklist de la veille de la course
Le principe le plus important de la veille de la course est de « réduire les variables » : ne faites aucun nouvel essai ce jour-là, que ce soit un nouvel aliment, un nouvel équipement ou un nouvel itinéraire. Points de vérification recommandés :
- Dossard et documents : confirmation d’inscription, pièce d’identité, dossard du coureur (si applicable), puce ou plaque de dossard : tout doit être prêt et rangé à un endroit fixe.
- Préparation de l’équipement : rassemblez tout l’équipement à porter et à utiliser le jour J, vérifiez point par point, pour éviter tout oubli dans la précipitation du matin.
- Répartition des produits nutritionnels : en fonction de la distance de la course et du rythme de ravitaillement validé lors de vos entraînements habituels, répartissez les produits nutritionnels nécessaires pour le jour J afin de les avoir facilement à portée de main pendant la course.
- Planification de l’itinéraire et du temps : confirmez le moyen de transport de votre domicile ou de votre hôtel jusqu’au départ, estimez le temps nécessaire et prévoyez une marge de sécurité pour faire face aux restrictions de circulation ou aux files d’attente.
- Alimentation : privilégiez des aliments que vous connaissez bien et que votre système digestif tolère, évitez de goûter des plats jamais consommés, évitez les aliments épicés, trop gras ou très riches en fibres, afin de réduire le risque de troubles gastro-intestinaux pendant la course.
- Se coucher tôt : même si le sommeil est difficile à cause du stress, allongez-vous tôt pour laisser votre corps se reposer. L’anxiété excessive est une situation courante chez les débutants ; vous pouvez vous détendre par la respiration profonde, des étirements légers, etc.
Checklist du jour de la course
| Moment | Points de vérification |
|---|---|
| Au réveil | Prendre le petit-déjeuner selon la méthode validée lors des entraînements habituels, éviter les nouveaux aliments ; vérifier la météo et adapter ses vêtements |
| Avant le départ | Revérifier que les documents, la plaque de dossard, la puce et les produits nutritionnels sont bien emportés |
| À l’arrivée sur le site | Arriver en avance, prévoir du temps pour les files d’attente, le dépôt des affaires, l’échauffement et les toilettes |
| Avant le départ | Se rendre dans la zone de rassemblement correspondant à votre vague déclarée ou assignée, éviter de vous insérer dans une vague qui n’est pas la vôtre |
| Pendant la course | Suivre l’allure et le rythme de ravitaillement planifiés avant la course, éviter de dépasser l’allure prévue sous l’effet de l’ambiance |
| Passage aux points de contrôle | Surveiller les temps limites de chaque section ; si vous sentez que votre allure est en retard, ajustez votre stratégie plus tôt plutôt que de réagir au dernier moment |
| Après la ligne d’arrivée | Suivre les instructions de l’organisation pour la confirmation du chronométrage, la récupération des récompenses de finisher, et veiller à vous couvrir et à vous réhydrater pour éviter tout malaise après l’arrêt brutal de l’effort |
Considérations supplémentaires sur le climat et l’environnement à Taïwan
Une grande partie des épreuves d’endurance à Taïwan se déroule dans des conditions de chaleur et d’humidité élevées, en particulier entre la fin du printemps et le début de l’automne. Même pour les épreuves partant à l’aube, l’humidité et la température ressentie sont souvent plus éprouvantes qu’on ne l’imagine. Les participants novices qui se sont surtout entraînés à des heures ou dans des environnements plus frais sous-estiment facilement la charge ressentie le jour de la course. Voici quelques rappels environnementaux locaux auxquels les débutants devraient prêter une attention particulière :
- Pluies de la saison des prunes et orages d’après-midi : De nombreuses épreuves à Taïwan sont concentrées à la charnière du printemps et de l’été. La saison des pluies de prunes et les orages d’après-midi estivaux peuvent affecter l’adhérence de la route et la visibilité. Avant l’épreuve, il convient de consulter les prévisions météorologiques et de prévoir des vêtements imperméables ou à séchage rapide.
- Mousson du nord-est et sections venteuses : En automne et en hiver, certaines épreuves organisées le long des côtes ou sur des terrains dégagés sont susceptibles de subir de forts vents latéraux dus à la mousson du nord-est. Cela a un impact particulièrement notable sur le contrôle du vélo et la dépense énergétique ressentie. Si l’occasion se présente avant l’épreuve, il est conseillé d’effectuer une sortie d’entraînement dans des conditions de vent similaires.
- Hydratation et électrolytes sous forte chaleur et humidité : Le climat étouffant et humide typique de l’été taïwanais peut accélérer la perte de sueur et d’électrolytes par rapport à un entraînement sous climat sec. Les débutants, manquant d’expérience, risquent de s’hydrater insuffisamment ou excessivement ; les deux peuvent provoquer un inconfort physique. Il est recommandé de suivre le rythme de ravitaillement validé lors de vos entraînements plutôt que de l’ajuster au feeling sur le moment.
- Qualité de l’air : À certaines saisons et dans certaines régions, la qualité de l’air peut être médiocre. Pour les participants ayant des antécédents respiratoires ou de l’asthme, il est conseillé de surveiller l’indice de qualité de l’air local avant l’épreuve et de discuter des mesures à prendre avec leur médecin.
- Circulation sur les pistes cyclables riveraines et les tronçons urbains fermés : De nombreuses épreuves empruntent des pistes cyclables le long des rivières ou des routes urbaines. Ces sections sont habituellement fréquentées par d’autres usagers. Si vous ne connaissez pas la zone de l’épreuve, il est recommandé de consulter à l’avance les cartes ou les parcours pour comprendre le relief et les changements de direction, afin d’éviter toute distraction ou perte de repères pendant la course.
Ces facteurs environnementaux locaux ne figurent pas systématiquement dans les points d’attention principaux des règlements, mais ils constituent des variables importantes qui influencent réellement les sensations et la performance le jour J. Si les débutants prennent conscience de ces différences à l’avance, ils seront plus proches de la réalité à laquelle ils devront faire face, plutôt que de se fier uniquement à l’expérience de « comment les autres se préparent ».
Préparation mentale : transformer le stress en concentration
La préparation technique et matérielle est certes importante, mais le stress de la première participation est souvent ce que les débutants maîtrisent le moins. Ce stress est tout à fait normal ; presque tous ceux qui se présentent pour la première fois sur une ligne de départ vivent un état psychologique similaire. L’essentiel n’est pas d’éliminer le stress, mais d’apprendre à vivre avec, voire de le transformer en concentration.
Voici quelques pistes de préparation mentale courantes et sans promesses exagérées :
- Rendre les objectifs concrets et contrôlables : Plutôt que de viser un vague « bien courir » ou « rouler vite », décomposez votre objectif en comportements spécifiques que vous pouvez maîtriser, comme « maintenir une allure stable dans la première moitié », « se ravitailler correctement à chaque poste » ou « être prêt à ajuster sa stratégie si quelque chose ne va pas ». Ces objectifs axés sur le « processus » réduisent davantage l’anxiété en course que des objectifs purement axés sur le « résultat », car le processus est sous votre contrôle, alors que le résultat dépend de nombreuses variables du jour J.
- La répétition mentale avant l’épreuve : Quelques jours avant la course, prenez le temps de simuler mentalement le déroulement complet du jour J, du lever, au départ, à la ligne de départ, aux ravitaillements en cours de route, jusqu’à l’arrivée. Cette répétition réduit l’incertitude face à un déroulement inconnu et est une méthode simple utilisée par de nombreux coureurs expérimentés.
- Accepter l’imperfection : Il est difficile de réussir parfaitement chaque aspect d’une première participation : allure mal gérée, timing de ravitaillement approximatif, conditions météo imprévues, etc. Faire de « terminer l’épreuve et en tirer des leçons » votre objectif principal pour cette première fois vous permettra de mieux profiter de l’expérience que de vous focaliser sur un chrono précis, et favorisera une pratique durable de ce sport.
- Le soutien des compagnons et de la communauté : Si possible, participez avec un ami expérimenté ou rejoignez une communauté locale de course à pied ou de cyclisme. Vous bénéficierez de retours d’expérience concrets sur l’inscription, le matériel, la préparation, etc., et réduirez le sentiment d’isolement face à un déroulement inconnu.
Idées reçues courantes chez les débutants
Idée reçue n°1 : Le jour de la course, ma forme sera forcément meilleure qu’à l’entraînement. L’ambiance et l’adrénaline peuvent effectivement procurer une sensation d’excitation, mais la performance physique réelle repose toujours sur la base de l’entraînement habituel. Ne vous laissez pas emporter par l’ambiance au point d’adopter une allure dépassant vos capacités.
Idée reçue n°2 : Les postes de ravitaillement ont tout ce qu’il faut, pas besoin de se préparer. Les produits, les goûts et les quantités proposés varient considérablement d’une épreuve à l’autre. De plus, il faut savoir si votre système digestif tolère les produits fournis sur place. Il est donc conseillé de se préparer ou d’emporter ses propres ravitaillements familiers, sans dépendre entièrement de l’offre sur site.
Idée reçue n°3 : Il suffit d’arriver avant le temps limite, pas besoin de surveiller son allure en cours de route. Comme mentionné précédemment, de nombreuses épreuves ont des barrières horaires intermédiaires. Si vous prenez du retard, même si vous pensez avoir encore de l’énergie, vous pouvez être contraint de quitter le parcours prématurément. Il faut donc surveiller constamment votre progression par rapport au chronométrage.
Idée reçue n°4 : Les frais d’inscription incluent une assurance, donc je suis couvert en cas de pépin. La couverture et les conditions d’indemnisation des assurances varient selon les épreuves, et la couverture de votre assurance personnelle peut différer de celle fournie par l’épreuve. En cas de doute, il est recommandé de souscrire séparément une assurance sportive individuelle adaptée et de bien comprendre les détails de la couverture à l’avance.
La récupération après l’épreuve fait aussi partie de la préparation
De nombreux débutants limitent leur réflexion sur la « préparation d’une épreuve » à ce qui se passe avant la ligne de départ. Or, la première heure jusqu’aux premiers jours qui suivent la course nécessitent également une planification préalable. À l’arrivée, le corps vient de subir un effort prolongé : arrêter brutalement l’activité, ne pas se couvrir, ne pas s’hydrater et ne pas s’alimenter rapidement peuvent aggraver l’inconfort physique, voire augmenter les risques de vertiges ou de crampes musculaires.
Il est conseillé de réfléchir à quelques points avant l’épreuve : ne pas s’asseoir ou s’allonger immédiatement après l’arrivée, mais marcher lentement pour permettre au corps de refroidir progressivement ; emporter une veste chaude, surtout pendant les saisons froides ou après que la transpiration a mouillé les vêtements ; s’hydrater et refaire le plein d’électrolytes rapidement après l’arrivée, et manger des aliments faciles à digérer dès que possible ; si vous devez rentrer chez vous sur une longue distance, prévoyez des pauses suffisantes et évitez de conduire immédiatement sur de longues distances ou de vous livrer à des activités nécessitant une grande concentration.
Par ailleurs, au cours des une à deux semaines suivant l’épreuve, le corps a généralement besoin de temps pour récupérer, en particulier pour ceux qui ont relevé pour la première fois une certaine distance ou intensité. Les courbatures et la fatigue peuvent persister plusieurs jours. Pendant cette période, privilégiez une activité légère et un repos suffisant, sans vous remettre immédiatement dans un entraînement intensif. Laisser au corps le temps de récupérer complètement est également essentiel pour prévenir les blessures et maintenir une passion durable pour ce sport.
Rappels de sécurité et de santé
Les participants novices sont particulièrement susceptibles, par stress ou manque d’expérience, d’ignorer les signaux d’alarme de leur corps. Si les situations suivantes surviennent avant ou pendant l’épreuve, il convient de privilégier une approche prudente, d’arrêter si nécessaire et de consulter un médecin, plutôt que de s’obstiner à terminer :
- Oppression thoracique, douleur thoracique, palpitations, difficultés respiratoires anormales
- Confusion mentale, vision floue, vertiges sévères
- Crampes accompagnées de douleurs musculaires intenses et persistantes
- Troubles gastro-intestinaux sévères, vomissements, incapacité à s’hydrater
- Signes de coup de chaleur : température corporelle anormalement élevée, arrêt de la transpiration, altération de la conscience
- Aggravation nette de blessures anciennes ou de symptômes de maladies chroniques pendant l’épreuve
Si vous avez des antécédents de maladies cardiovasculaires, d’asthme, de diabète ou d’autres maladies chroniques, ou si vous êtes dans un état physiologique particulier comme une grossesse ou un âge avancé, il est recommandé de consulter un médecin avant de vous inscrire pour évaluer si vous êtes apte à pratiquer un sport d’endurance de cette intensité et de cette durée. Cet article fournit des recommandations générales de préparation, ne remplace pas une évaluation médicale professionnelle et ne constitue ni un diagnostic ni une prescription médicale.
En cas d’imprévu sur place : réagir avec méthode plutôt que paniquer
Même avec une préparation irréprochable, le jour de la course peut réserver des imprévus : panne d’équipement, changement soudain de météo, condition physique en deçà des attentes, retard de transport manquant de peu l’heure de rassemblement. Face à ces situations, plutôt que de paniquer, il est préférable d’établir quelques principes de réaction génériques.
Premièrement, placez toujours « terminer en sécurité » avant « atteindre le temps visé ». Si vous constatez que votre corps n’est manifestement pas en état, ajuster votre allure, voire envisager l’abandon, sont des décisions raisonnables et respectables. Inutile de vous forcer par crainte du qu’en-dira-t-on ou parce que vous avez déjà payé l’inscription. Deuxièmement, en cas d’imprévu lié au transport ou au déroulement, sollicitez immédiatement l’aide du personnel sur place ou du bureau d’accueil de l’événement. Ils connaissent généralement mieux que vous les procédures d’urgence de la course. Troisièmement, en cas de panne d’équipement, assurez d’abord votre sécurité et celle des coureurs autour de vous (par exemple, rangez-vous sur le côté pour ne pas mettre les autres en danger sur le parcours). Si vous ne pouvez pas résoudre le problème vous-même, faire appel à l’assistance technique ou médicale présente sur le parcours est également une option raisonnable. Quatrièmement, en cas de changement météorologique brutal (pluie torrentielle, foudre, chaleur extrême), suivez impérativement les annonces et consignes temporaires de l’organisation. Les organisateurs prennent généralement des décisions de raccourcissement du parcours, de report du départ, voire d’annulation, en fonction des conditions météorologiques et des impératifs de sécurité. Ces décisions privilégient avant tout la sécurité de tous les participants ; se conformer aux consignes est la façon la plus responsable d’agir envers soi-même et envers les autres.
Récapitulatif de la liste d’actions
- Choisissez une course dont la difficulté et l’ampleur conviennent à un débutant ; inutile de viser les limites dès le départ.
- Avant de vous inscrire, lisez attentivement la catégorie, les temps de barrière, les modalités de retrait du dossard et les règles de remboursement.
- Progressez dans votre entraînement de manière graduelle et planifiez une période d’affûtage avant la course pour que votre corps soit au meilleur de sa forme.
- Testez tout votre équipement et vos ravitaillements à l’entraînement ; n’essayez rien de nouveau le jour de la course.
- La veille de la course, regroupez vos pièces d’identité, votre équipement et vos ravitaillements, puis couchez-vous tôt.
- Le jour de la course, prévoyez une marge de temps confortable, exécutez votre plan d’allure et surveillez les temps de barrière intermédiaires.
- Si vous avez des antécédents médicaux chroniques ou une condition physiologique particulière, consultez un médecin au préalable pour évaluer votre aptitude à participer.
- En cas de signe d’alerte physique anormal, privilégiez la sécurité et, si nécessaire, arrêtez la course sans hésiter.
Lors d’une première participation, le plus grand ennemi n’est souvent pas le parcours lui-même, mais l’anxiété née du manque d’information. En faisant vos devoirs à l’avance, vous découvrirez que le moment où vous vous élancez sur la ligne de départ est en réalité le plus détendu et le plus agréable de tout le processus de préparation.
Lectures complémentaires
- Première course sur route : le guide complet de l’inscription à la ligne d’arrivée
- Première participation à une course cycliste : la checklist complète et la préparation mentale du débutant
- La checklist pour réussir votre premier défi ultra-distance
- La checklist complète de la veille d’un premier semi-marathon
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