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Application scientifique des plaquettes et des palmes : développement de la sensation aquatique en surcharge, gestion du risque de couple articulaire à l'épaule et conception d'entraînements par intervalles mixtes

Espace natation
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一、Introduction et contexte de la recherche de pointe (évolution historique, dernières découvertes scientifiques)

L’évolution des accessoires d’entraînement de natation remonte au milieu du XXe siècle. À l’époque, les entraîneurs, cherchant à augmenter la « sensation de l’eau (Water Feel) » et la force de propulsion des nageurs, ont commencé à utiliser des plaquettes (Paddles) simples en bois ou en caoutchouc. Les premiers modèles étaient conçus uniquement pour augmenter la surface de projection de la paume, permettant au nageur de ressentir un retour de résistance plus marqué lors de la phase de poussée. Parallèlement, les palmes (Fins), issues de l’équipement de plongée, ont fait leur entrée dans l’entraînement de natation de compétition, initialement considérées uniquement comme des outils d’aide à la récupération et à la relaxation.

Cependant, au cours des dix dernières années, la perception de ces accessoires par la science du sport a connu un changement révolutionnaire. Une étude de 2018 publiée dans le Journal of Strength and Conditioning Research a indiqué que lors de sprints avec de grandes plaquettes, l’amplitude électromyographique (EMG) du biceps brachial et du grand pectoral augmentait de 35 % à 48 % par rapport à la nage à mains nues, mais que le moment de force en rotation interne de l’épaule augmentait également de manière drastique, suggérant que les structures antérieures de l’articulation de l’épaule (comme le tendon du long chef du biceps et le subscapulaire) subissaient une tension extrême. Une autre étude de 2021 s’est concentrée sur les palmes courtes, découvrant qu’elles pouvaient efficacement induire une pré-activation des muscles fléchisseurs plantaires de la cheville (gastrocnémien, soléaire) et augmenter l’angle de flexion plantaire de la cheville de 12 % à 18 % lors du battement, ce qui a un impact profond sur l’amélioration de la « rigidité de la cheville (Ankle Stiffness) » et de l’efficacité propulsive.

Les recherches les plus récentes sur l’adaptation neuronale révèlent en outre que l’utilisation répétée d’accessoires à haute résistance peut augmenter l’excitabilité des motoneurones alpha au niveau de la moelle épinière et abaisser leur seuil d’activation, permettant au nageur, même après avoir retiré l’accessoire, de recruter davantage d’unités motrices à seuil élevé, produisant ainsi une « commande neuronale (Neural Drive) » plus puissante. C’est l’incarnation du principe de « surcharge (Overload) » spécifique à la natation. Cependant, si cette force n’est pas contrôlée, elle peut se transformer en force de cisaillement destructrice pour l’articulation de l’épaule. Par conséquent, cet article analysera en profondeur les mécanismes biomécaniques des plaquettes et des palmes, le calcul des risques, et fournira un programme d’entraînement scientifique adapté à l’environnement de compétition taïwanais (comme la nage de récupération après la montée de Wuling à l’ouest, ou l’ajustement avant l’IRONMAN de Kenting).

二、Mécanismes fondamentaux de physiologie de l’exercice et de biomécanique (voies biochimiques détaillées, dérivation des formules de physique mécanique, modèles numériques)

2.1 Résistance supplémentaire créée par les plaquettes et recrutement neuromusculaire

La fonction principale des plaquettes est d’augmenter la surface de projection effective (Effective Projection Area) de la main. Selon la formule de traînée en dynamique des fluides :

[
F_d = \frac{1}{2} \rho C_d A v^2
]

Où ( \rho ) est la densité de l’eau (environ 997 kg/m³), ( C_d ) est le coefficient de traînée (environ 1,1 à 1,3 pour la main), ( A ) est la surface de projection, et ( v ) est la vitesse de traction de la main. Lorsque la surface standard de la main est d’environ 0,015 m² (150 cm²), si la plaquette augmente la surface de projection à 0,022 m² (220 cm²), à vitesse de traction égale (supposons 1,8 m/s), la traînée passera d’environ 48,5 N à 71,2 N, soit une augmentation de 46,8 %. Cette résistance supplémentaire est directement convertie en tension musculaire, forçant le deltoïde moyen, le grand pectoral, le grand dorsal et le dentelé antérieur à effectuer des contractions isométriques et concentriques plus intenses.

D’un point de vue neurophysiologique, ce processus implique le « principe de la taille (Henneman’s Size Principle) ». Lors de la nage à mains nues, les fibres musculaires lentes à seuil bas (Type I) sont activées en premier ; l’augmentation de la résistance due aux plaquettes oblige le système nerveux central à recruter des fibres musculaires rapides à seuil plus élevé (Type IIa et IIx) pour maintenir la fréquence de traction et la vitesse. À long terme, cette adaptation de « recrutement prioritaire des unités motrices à seuil élevé » peut significativement augmenter la force de contraction volontaire maximale (MVC) et améliorer la fréquence de décharge synchrone des unités motrices. C’est la manifestation concrète de l’« adaptation neuronale (Neural Adaptation) ».

2.2 Modèle biomécanique de surcharge du moment de force de l’articulation de l’épaule

Le risque principal posé par les plaquettes provient du déséquilibre du « moment de force (Moment) ». Pendant la phase de traction, l’articulation de l’épaule, avec l’articulation gléno-humérale comme point d’appui, subit un moment d’abduction (Abduction Moment) provenant de la résistance de l’eau. Lorsque la surface de la plaquette est trop grande, le point d’application de la force de traînée ( F_d ) s’éloigne du centre articulaire, créant un bras de levier (Moment Arm) ( d ) plus grand :

[
\tau_{shoulder} = F_d \times d
]

Par exemple, une plaquette standard (surface 220 cm²) génère une traînée de 71,2 N en sprint ; si la longueur du bras de levier est de 0,12 m, le moment d’abduction de l’épaule est de 8,54 N·m. Si l’on passe à une plaquette surdimensionnée (surface 300 cm²), la traînée peut atteindre 97,1 N, le bras de levier passe à 0,15 m, et le moment augmente alors brutalement à 14,57 N·m, soit une augmentation de 70,6 %.

Ce moment supplémentaire est principalement absorbé par le supra-épineux et l’infra-épineux de la coiffe des rotateurs (Rotator Cuff), afin de stabiliser la tête humérale dans la cavité glénoïde. Cependant, lorsque le moment dépasse la tension maximale de contraction isométrique du supra-épineux (environ 12 N·m, variable selon les individus), cela peut entraîner une traction excessive du tendon, voire un phénomène de conflit (Impingement). De plus, la phase finale de la traction (phase de poussée) est accompagnée d’un fort mouvement de rotation interne, ce qui soumet le subscapulaire à une charge excentrique. Si le nageur a une amplitude de mouvement de l’épaule insuffisante ou si les muscles stabilisateurs sont fatigués, il est très facile de déclencher une inflammation chronique de type « épaule du nageur (Swimmer’s Shoulder) ».

2.3 Coordination neuronale et amplitude de flexion plantaire avec les palmes courtes

La philosophie de conception des palmes courtes (Short Fins) est de « prolonger le bras de levier du pied sans ajouter trop de résistance à l’eau ». Leur longueur ne dépasse la longueur du pied que de 5 à 8 centimètres, offrant une surface supplémentaire modérée qui permet de générer environ 30 % à 40 % de poussée supplémentaire lors du battement. Plus important encore, la rigidité de la palme fournit un « retour élastique (Elastic Rebound) » à la cheville, stockant de l’énergie élastique pendant la phase descendante du battement et la libérant pendant la phase ascendante. Cela entraîne la cheville à maintenir sa rigidité en position de flexion plantaire (Plantarflexion).

Au niveau neuronal, les palmes courtes peuvent induire un phénomène de « pré-activation (Pre-activation) ». De 50 à 100 millisecondes avant le début du mouvement de battement, le muscle tibial antérieur se contracte brièvement pour contrôler l’angle de la cheville, suivi immédiatement d’une contraction explosive du gastrocnémien. Cette commutation rapide entre muscles antagonistes nécessite un fonctionnement efficace du circuit d’inhibition Ia dans la moelle épinière. L’utilisation répétée de palmes courtes peut abaisser le seuil d’inhibition Ia, rendant la cheville plus « élastique et rigide (Elastic Stiffness) » lors des battements à haute vitesse, améliorant ainsi l’efficacité propulsive.

三、Mesures réelles des paramètres clés et analyse comparative (tableaux de données)

Afin de fournir une base d’entraînement claire, voici une comparaison des paramètres clés des différents accessoires. Les données sont basées sur une synthèse d’essais de dynamique des fluides en laboratoire et d’études électromyographiques.

Tableau 1 : Comparaison de la traînée, du moment de force et du recrutement musculaire pour différentes surfaces de plaquettes

Type d’accessoire Surface de projection (cm²) Vitesse de traction moyenne (m/s) Traînée supplémentaire (N) Moment de force de l’épaule (N·m) Augmentation EMG du deltoïde (%) Risque de charge sur la coiffe des rotateurs
Plaquettes à doigts (Finger Paddles) 170 1,8 55,0 6,60 15 % Faible
Plaquettes standard (Standard Paddles) 220 1,8 71,2 8,54 35 % Moyen
Plaquettes surdimensionnées (Oversized Paddles) 300 1,6 77,7 11,66 48 % Élevé

Note : En raison de la résistance trop élevée des plaquettes surdimensionnées, les nageurs ont tendance à réduire inconsciemment leur vitesse de traction ; le calcul est donc basé sur 1,6 m/s dans le tableau. Même ainsi, le moment de force atteint 11,66 N·m, proche de la limite de tolérance de l’épaule pour la plupart des nageurs amateurs.

Tableau 2 : Comparaison de la poussée et de l’amplitude de la cheville entre palmes courtes et palmes longues

Type d’accessoire Augmentation de la poussée supplémentaire (%) Augmentation de l’angle de flexion plantaire (degrés) Changement de fréquence de battement (cycles/min) Dépense énergétique (VO₂, ml/kg/min) Adaptation principale à l’entraînement
Sans palmes (pieds nus) 0 0 180 35,2 Sensation de l’eau de base
Palmes courtes (Short Fins) 35 15 165 38,8 Rigidité de flexion plantaire, coordination neuronale
Palmes longues (Long Fins) 60 22 140 41,5 Endurance musculaire, souplesse

Le tableau montre que les palmes courtes peuvent augmenter significativement l’angle de flexion plantaire de la cheville sans réduire excessivement la fréquence de battement, ce qui est particulièrement important pour les nageurs de crawl et de dos cherchant une vitesse de battement élevée. Bien que les palmes longues offrent une plus grande poussée, elles ralentissent le rythme de battement, et une utilisation prolongée risque de créer une habitude de « mouvements amples et lents », préjudiciable à la transition vers le sprint en compétition.

四、Programme d’entraînement périodisé ou guide de réglage des équipements (intensité spécifique par phase, zones de fréquence cardiaque/puissance, programme d’allure)

4.1 Principes de réglage des équipements

  • Choix de la taille des plaquettes : Les débutants ou ceux ayant déjà eu une blessure à l’épaule devraient commencer avec des « plaquettes à doigts », puis passer progressivement aux plaquettes standard une fois que les muscles stabilisateurs de l’épaule se sont adaptés. Les plaquettes surdimensionnées sont réservées aux nageurs élites ayant au moins trois ans d’entraînement structuré et une excellente stabilité de l’épaule, et leur utilisation ne doit pas dépasser 20 % du temps total d’entraînement.
  • Choix de la longueur des palmes : Privilégier les « palmes courtes », dont la longueur ne dépasse pas 1,5 fois la longueur du pied. Si l’amplitude de mouvement de la cheville est très mauvaise (angle de flexion plantaire inférieur à 30 degrés), on peut d’abord utiliser des palmes longues pour des battements à faible intensité, mais cela doit être accompagné d’exercices de souplesse de la cheville (comme la position à genoux en appui sur le cou-de-pied).

4.2 Programme d’intervalles mixtes sur quatre semaines (exemple pour un triathlète de niveau intermédiaire)

L’objectif de ce programme est d’améliorer la « sensibilité à l’eau » et la « puissance neuromusculaire », tout en contrôlant strictement la charge sur l’épaule. La fréquence d’entraînement est de trois fois par semaine, chaque séance durant 90 minutes.

Semaine 1 : Adaptation et fondations techniques (RPE 5-6 / Zone de fréquence cardiaque 2-3)

Phase Contenu Intensité Repos
Échauffement 400 m nage mixte + 200 m battement (sans plaquette) Facile Continu
Série principale A 8 x 50 m nage libre (avec plaquettes à doigts, focus sur la prise d’eau et le coude haut) Intensité moyenne (RPE 6) 20 secondes
Série principale B 6 x 100 m nage libre (avec palmes courtes, accent sur la rigidité de la cheville) Intensité moyenne (RPE 5) 30 secondes
Récupération 300 m nage au choix (mains nues, pieds nus) Détente Continu

Points techniques clés : Lors de l’entraînement avec plaquettes, il est impératif d’exiger une « extension vers l’avant à l’entrée dans l’eau » et une « légère flexion du poignet lors de la prise d’eau », afin de garantir que la force soit verrouillée dans le grand dorsal et non dans l’épaule.

Semaine 2 : Augmentation de la charge et recrutement neuronal (RPE 7 / Zone de fréquence cardiaque 3-4)

Phase Contenu Intensité Repos
Échauffement 500 m nage mixte + 4 x 25 m battement vertical (palmes courtes) Facile Continu
Série principale A 6 x 75 m nage libre (avec plaquettes standard, amplitude de traction maximale) Forte (RPE 7) 30 secondes
Série principale B 8 x 25 m sprint (avec palmes courtes, alternance nage libre/papillon) Très forte (RPE 9) 45 secondes
Récupération 400 m nage de récupération + exercices de stabilisation de l’épaule (rotation externe avec élastique) Détente Continu

Attention : Les séries de sprint ne font que 25 m, afin de stimuler les fibres musculaires rapides sans risquer une compensation de l’épaule due à la fatigue.

Semaine 3 : Stimulation maximale et contrôle du moment de force (RPE 8 / Zone de fréquence cardiaque 4)

Phase Contenu Intensité Repos
Échauffement 400 m nage mixte + 200 m nage à un bras (sans plaquette) Facile Continu
Série principale A 5 x 100 m nage libre (avec plaquettes surdimensionnées, uniquement sur les 25 premiers mètres, puis 75 m à mains nues) Forte (RPE 8) 60 secondes
Série principale B 10 x 15 m battement sous-marin (palmes courtes, simulation de départ et de virage) Très forte (RPE 9) 60 secondes
Récupération 300 m nage au choix + étirements de l’épaule Détente Continu

Logique de conception : Les plaquettes surdimensionnées ne sont utilisées que sur les 25 premiers mètres, dans le but de créer une tension élevée sur une courte période pour stimuler le système nerveux, puis de retirer l’accessoire pour permettre au nageur de ressentir la « sensation d’allègement » et de maintenir la vitesse.

Semaine 4 : Transition et simulation de compétition (RPE 7 / Zone de fréquence cardiaque 3)

Phase Contenu Intensité Repos
Échauffement 500 m nage mixte (incluant 4 x 50 m en accélération progressive) Facile Continu
Série principale A 3 x 200 m nage libre (mains nues, pieds nus, allure cible = allure de course + 5 secondes/100 m) Intensité moyenne (RPE 7) 60 secondes
Série principale B 6 x 50 m départ en sprint (avec palmes courtes, accent sur le battement rapide) Forte (RPE 8) 45 secondes
Récupération 400 m nage de récupération Détente Continu

五、Ravitaillement pour la compétition, adaptation à l’environnement et stratégies de course (détails en grammes de glucides, quantification de l’hydratation, gestion climatique)

5.1 Ravitaillement énergétique pour la compétition et l’entraînement à haute intensité

Bien que les séances avec plaquettes et palmes soient courtes, leur intensité est élevée et elles épuisent considérablement la phosphocréatine (PCr) et le glycogène musculaires. Si la séance du jour comprend des séries de sprint, il est recommandé de consommer 1,5 à 2,0 g/kg de poids corporel de glucides 2 heures avant l’entraînement. Pour un athlète de 70 kg, cela représente 105 à 140 grammes, provenant par exemple de riz blanc, de patates douces ou de fruits pauvres en fibres. Si l’entraînement dépasse 60 minutes, il faut consommer une boisson pour sportifs contenant des électrolytes, à raison de 150 à 250 ml toutes les 15 minutes, afin de maintenir l’excitabilité neuromusculaire.

5.2 Stratégies d’adaptation à l’environnement (exemple du climat taïwanais)

En été, la température de l’eau à Taïwan atteint souvent 28 à 30 °C. Une température de l’eau élevée accélère l’augmentation de la température corporelle centrale, entraînant une fatigue précoce. Lors des intervalles à haute intensité avec plaquettes, une attention particulière doit être portée à l’« adaptation à la chaleur ». Il est recommandé de prendre une douche à l’eau froide pendant 10 minutes avant l’entraînement (ou d’appliquer une serviette humide et froide sur la nuque si une piscine d’eau froide n’est pas disponible) afin d’abaisser la température corporelle centrale initiale. Si des étourdissements, des nausées ou un rythme cardiaque trop rapide (dépassant 95 % de la fréquence cardiaque maximale) surviennent pendant l’entraînement, il faut immédiatement s’arrêter, se mettre à l’ombre et s’hydrater.

5.3 Stratégie de course : du transfert de l’entraînement à la compétition

Prenons l’exemple de l’IRONMAN 70.3 de Kenting : le segment de natation est de 1,9 km. La plupart des nageurs ont tendance à adopter une fréquence de traction trop élevée en raison de la poussée d’adrénaline au départ. Si vous vous êtes entraîné avec des plaquettes, vous devriez délibérément « réduire la fréquence de traction et allonger la distance de traction » en course, en utilisant la sensation de l’eau développée à l’entraînement pour ressentir la résistance de l’eau, plutôt que d’accélérer aveuglément. De plus, la rigidité de la cheville développée grâce aux palmes courtes vous permettra de maintenir un battement stable sans gaspiller trop d’énergie, même en cas de courant contraire ou de mer agitée.

六、Erreurs courantes et idées reçues démystifiées par la science (analyse approfondie d’au moins 3-4 points)

6.1 Idée reçue n°1 : « Plus la plaquette est grande, meilleur est l’entraînement »

C’est une idée extrêmement dangereuse et erronée. Comme le montre le calcul du moment de force ci-dessus, les plaquettes surdimensionnées augmentent le moment d’abduction de l’épaule de plus de 70 %. La force musculaire de la coiffe des rotateurs de la plupart des nageurs amateurs est insuffisante pour supporter cette charge, ce qui conduit finalement à un « syndrome de conflit » et à une « bursite ». La bonne approche est la progression graduelle, en privilégiant avant tout la « qualité du mouvement ». Si vous remarquez une fermeture de l’épaule ou un balancement du corps pendant la traction, cela signifie que la résistance est trop élevée.

6.2 Idée reçue n°2 : « Les palmes sont uniquement pour les débutants ou la phase de récupération »

Les équipes de natation de compétition modernes considèrent les palmes courtes comme un « outil de développement de la vitesse ». Elles permettent efficacement d’augmenter l’angle de flexion plantaire de la cheville et la fréquence de battement, et constituent une arme secrète pour l’entraînement au sprint des nageurs élites. Les reléguer au rang d’accessoires pour débutants, c’est passer à côté d’une stimulation en or pour l’adaptation neuronale.

6.3 Idée reçue n°3 : « Lorsque l’on porte des plaquettes, la main doit être complètement relâchée »

C’est tout le contraire ! Le cœur de l’entraînement avec plaquettes est la « prise d’eau active ». Si la main est passivement posée sur la plaquette, la force est directement transmise au poignet et à l’épaule, augmentant le risque de blessure. La bonne méthode consiste à légèrement fléchir les doigts pour « envelopper » fermement le bord de la plaquette, et à diriger la force vers le grand dorsal et le grand pectoral, en maintenant l’articulation de l’épaule stable.

6.4 Idée reçue n°4 : « Lors du battement, la cheville doit être aussi relâchée que possible »

Pour les débutants, relâcher la cheville peut augmenter la souplesse, mais pour les nageurs avancés, un relâchement excessif entraîne un « fouettement » du pied et une perte de poussée. L’objectif de l’entraînement avec palmes courtes est précisément d’apprendre à la cheville à trouver l’équilibre entre « rigidité » et « élasticité ». La sensation correcte est de maintenir une tension modérée de la cheville, de la « fouetter » comme l’extrémité d’un fouet, et non de la laisser « mollement » traîner dans l’eau.

七、FAQ des experts (réponses détaillées à au moins 4-5 questions)

Q1 : J’ai déjà eu une blessure à l’épaule, puis-je encore utiliser des plaquettes ?

R : Oui, mais avec une extrême prudence. Il est recommandé de consulter d’abord un médecin ou un kinésithérapeute pour confirmer l’absence de lésion structurelle de la coiffe des rotateurs ou du labrum. Si le médecin donne son accord, commencez avec des « plaquettes à doigts » et maintenez l’intensité de l’entraînement en dessous de RPE 4. Avant l’entraînement, effectuez impérativement un échauffement de 10 minutes comprenant des rotations externes avec élastique et des exercices de stabilisation scapulaire. Si une douleur aiguë et lancinante apparaît pendant l’entraînement ou si la douleur nocturne s’intensifie, arrêtez immédiatement et consultez un professionnel.

Q2 : Puis-je utiliser les plaquettes et les palmes en même temps ?

R : Techniquement oui, mais il est fortement déconseillé de les utiliser simultanément dans la « même série ». La résistance combinée des deux accessoires rend difficile le maintien d’une posture correcte et augmente considérablement la pression sur l’épaule et le bas du dos. La meilleure approche est de les « séparer » : consacrez la première moitié de la séance aux plaquettes, puis la seconde moitié aux palmes pour les battements et les sprints, permettant ainsi aux différents groupes musculaires de se charger à tour de rôle et de récupérer pleinement.

Q3 : Les palmes courtes vont-elles créer une dépendance en compétition ?

R : C’est une préoccupation courante chez les entraîneurs. Cependant, les recherches scientifiques montrent qu’en arrêtant complètement l’utilisation des palmes 7 à 10 jours avant la compétition, permettant au système nerveux de se « recalibrer » sur la sensation du battement à pieds nus, aucune dépendance ne se crée. La clé réside dans l’organisation de la « période de transition » : la dernière semaine avant la course doit être principalement consacrée au battement à pieds nus, accompagnée d’exercices de souplesse de la cheville sur terre pour maintenir la mémoire neuronale.

Q4 : Comment savoir si la taille de mes plaquettes me convient ?

R : Le test le plus simple est le « test de nage à un bras ». Avec les plaquettes, effectuez une nage libre à un bras (l’autre bras tendu devant vous). Si vous parvenez à maintenir votre corps stable, sans balancement, et que la trajectoire de votre traction est claire et fluide, la taille est adaptée. Si votre corps se balance fortement d’un côté à l’autre, ou si vous ressentez une sensation de « tiraillement » au niveau de l’épaule, cela signifie que la résistance est trop élevée et que vous devez passer à une taille inférieure.

Q5 : Lors de l’entraînement avec plaquettes, le coude doit-il rester haut ou peut-il légèrement descendre ?

R : Il est absolument impératif de maintenir une « prise d’eau avec le coude haut (Early Vertical Forearm, EVF) ». Les plaquettes amplifient tous vos défauts techniques. Si le coude descend trop tôt, la résistance de l’eau frappe directement la partie antérieure de l’articulation de l’épaule, créant un risque majeur de conflit. La bonne méthode est la suivante : après l’entrée dans l’eau, élevez immédiatement le coude pour que l’avant-bras soit vertical face à l’eau, et poussez vers l’arrière en utilisant la force du grand dorsal. Si vous ressentez une tension à l’avant de l’épaule, réduisez immédiatement la fréquence de traction et recentrez-vous sur la technique.


Conclusion : Les plaquettes et les palmes sont une arme à double tranchant. Bien utilisées, elles peuvent transformer votre sensation de l’eau et votre puissance de propulsion ; mal utilisées, elles peuvent faire payer un lourd tribut à votre épaule. Ce n’est qu’en passant par un calcul scientifique de la charge, une planification périodique des séances et un contrôle technique rigoureux que l’on peut véritablement profiter des bénéfices de la « surcharge » offerts par ces accessoires. Que chaque athlète qui s’entraîne dans l’eau puisse s’entraîner intelligemment, nager plus loin et plus fort.

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