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Le code secret d'un temps de contact <200 ms : test de l'indice de force réactive (RSI) au Drop Jump et guide complet d'entraînement scientifique de l'élasticité pour coureurs

Espace course à pied
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一、Introduction et contexte de la recherche de pointe (évolution historique, dernières découvertes scientifiques)

La course à pied est, par essence, une succession de sauts à une jambe. Chaque coureur d’élite, qu’il affronte les pentes raides de la montée vers Wuling par l’ouest ou qu’il vise un record personnel sur le plat du Marathon de Taipei, cache derrière sa performance un indicateur biomécanique souvent négligé mais crucial : l’Indice de Force Réactive (Reactive Strength Index, RSI).

1.1 Du laboratoire à la chaussure de running : l’évolution scientifique du RSI

Le concept d’indice de force réactive remonte à la fin des années 1980, avec l’ébauche de la « Méthode des Chocs (Shock Method) » proposée par le scientifique soviétique du sport Yuri Verkhoshansky. Verkhoshansky a observé que l’entraînement de force lent traditionnel (comme les squats ou les soulevés de terre), bien qu’il améliore la force maximale, ne se traduisait pas efficacement en performance explosive sur le terrain. Il a découvert que lorsque l’athlète tombait d’une certaine hauteur et rebondissait instantanément, le système nerveux était forcé de s’activer en un temps extrêmement court (<250ms), produisant une sortie de force bien supérieure à la contraction volontaire.

Par la suite, le chercheur australien Young a officiellement défini en 1995 la formule de calcul du RSI : RSI = Hauteur de saut (ou temps de vol) / Temps de contact au sol. Cet indicateur quantifie l’efficacité neuromusculaire de l’athlète lors de la transition rapide « excentrique (freinage) → concentrique (propulsion) ». Ces dernières années, avec la démocratisation des capteurs inertiels portables (IMU) et des systèmes de capture de mouvement optique, le RSI est passé du laboratoire au suivi quotidien des coureurs, devenant un paramètre clé pour évaluer l’« Économie de Course (Running Economy, RE) » et l’« élasticité des membres inférieurs ».

1.2 Dernières découvertes scientifiques : la « malédiction des 200 millisecondes » du temps de contact

Une méta-analyse publiée en 2023 dans le Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports indique que le temps de contact au sol (Ground Contact Time, GCT) des coureurs de demi-fond et de fond d’élite se situe en moyenne entre 180 et 210 millisecondes, tandis que celui des sprinteurs sur courte distance peut être compressé à 150-170 millisecondes. Ce n’est pas un hasard. Le circuit réflexe neuromusculaire du corps humain (comme le réflexe d’étirement, l’inhibition de l’organe tendineux de Golgi) nécessite environ 30 à 50 millisecondes pour une transmission complète du signal et le recrutement des fibres musculaires ; pour stocker et libérer suffisamment d’énergie potentielle élastique au moment du contact, l’ensemble du « couplage excentrique-concentrique (ECC-CON) » doit être réalisé en moins de 200 millisecondes, sinon l’énergie sera dissipée sous forme de chaleur et ne pourra pas être réutilisée efficacement.

En d’autres termes, un temps de contact inférieur à 200 millisecondes est le seuil physiologique pour activer le « Cycle Étirement-Raccourcissement rapide (Fast SSC) ». Au-delà de ce seuil, le muscle aura tendance à dépendre d’une contraction volontaire lente, le taux de récupération de l’énergie potentielle élastique chutera considérablement, et l’économie de course se détériorera. Cet article utilisera le Drop Jump (saut en contrebas / saut de chute) comme outil principal pour analyser en profondeur les mécanismes myoélectrophysiologiques derrière le RSI, et fournira un guide pratique complet et scientifique, de la mesure à l’entraînement.

二、Mécanismes fondamentaux de physiologie de l’exercice et de biomécanique (voies biochimiques détaillées, dérivation des formules mécaniques)

2.1 Fonctionnement physiologique du Cycle Étirement-Raccourcissement rapide (Fast SSC)

Lorsqu’un coureur tombe d’une boîte de saut de 30 cm et que l’avant-pied touche le sol, le corps vit une « tempête neuromusculaire » extrêmement précise :

  1. Phase excentrique : Au moment de l’atterrissage, les muscles fléchisseurs plantaires de la cheville (principalement le gastrocnémien et le soléaire) et les muscles extenseurs du genou (quadriceps) sont rapidement étirés. Les fuseaux neuromusculaires (Muscle Spindle) détectent les changements brusques de « vitesse d’étirement » et d’« amplitude d’étirement » et déclenchent immédiatement le réflexe d’étirement (Stretch Reflex). Cet arc réflexe ne nécessite que 30 à 40 millisecondes, bien plus rapide que la réaction volontaire du cortex cérébral (environ 150-200 millisecondes). Ainsi, avant même que le coureur n’« ait conscience » de l’atterrissage, le muscle a déjà commencé à produire une contraction excentrique de résistance.

  2. Phase de couplage (Amortization Phase) : C’est la « période de transition » de l’excentrique vers le concentrique, et c’est la clé de la performance du RSI. Le temps de couplage des athlètes d’élite est extrêmement court (<50ms). À ce moment, les « éléments élastiques en série (Series Elastic Component, SEC) » (principalement le tendon d’Achille et le tendon rotulien) du complexe muscle-tendon (Muscle-Tendon Unit, MTU) sont étirés et stockent une grande quantité d’énergie potentielle élastique. Simultanément, l’organe tendineux de Golgi (Golgi Tendon Organ, GTO) peut produire un signal inhibiteur en raison d’une tension excessive, empêchant le muscle d’être blessé par un étirement excessif ; mais si le GTO est trop sensible, il inhibera la puissance de la contraction concentrique, entraînant une baisse du RSI.

  3. Phase concentrique : La libération de l’énergie potentielle élastique, combinée aux unités motrices supplémentaires recrutées par le réflexe d’étirement, produit ensemble une puissante force de contraction concentrique qui propulse le corps verticalement hors du sol. Les recherches montrent que dans des conditions de Fast SSC, la puissance de sortie concentrique du muscle peut être 15 à 25 % supérieure à celle d’une contraction concentrique purement volontaire.

2.2 Régulation de la rigidité musculaire (Stiffness) : dérivation mécanique de la théorie du ressort

Si l’on simplifie le membre inférieur en un « système masse-ressort », sa rigidité verticale (Vertical Stiffness, Kvert) peut être exprimée comme suit :

[
K_{vert} = \frac{F_{max}}{\Delta L}
]

Où ( F_{max} ) est la force de réaction du sol verticale maximale (GRF) pendant le contact, et ( \Delta L ) est le déplacement de compression vertical du membre inférieur. Selon la loi de Hooke, l’énergie potentielle élastique stockée est ( E = \frac{1}{2} K_{vert} \Delta L^2 ).

Dans le Drop Jump, pour effectuer le freinage et la propulsion en un temps de contact extrêmement court (<200ms), le coureur doit « activement » augmenter la rigidité des membres inférieurs, c’est-à-dire réduire ( \Delta L ) (diminuer l’amplitude de flexion du genou), afin d’accélérer le stockage et la libération de l’énergie potentielle élastique. Cependant, la rigidité n’est pas une question de « plus c’est élevé, mieux c’est ». Si la rigidité est trop élevée, la force d’impact sera transmise directement aux os et aux articulations, augmentant le risque de fracture de stress ; si elle est trop faible, le temps de contact s’allonge et l’énergie potentielle élastique est dissipée.

La rigidité optimale dépend de la hauteur de chute et du niveau de force individuel du coureur. Les recherches suggèrent que les débutants devraient commencer avec une hauteur de boîte de 20 à 30 cm, puis progresser vers 40 à 50 cm une fois la technique maîtrisée. Une boîte trop haute (>60 cm) entraînera une charge excentrique excessive, forçant l’athlète à adopter un mode « SSC lent », perdant ainsi l’intérêt de l’entraînement Fast SSC.

2.3 Transfert de la chaîne cinétique du Drop Jump à la course à pied

La nature du contact au sol en course à pied est très similaire à celle du Drop Jump : il s’agit dans les deux cas de « atterrissage sur une jambe → soutien bref → propulsion et décollage ». Cependant, le temps de contact en course à pied est plus court (moins de 200 ms pour les athlètes d’élite) et la vitesse horizontale est partiellement convertie en énergie cinétique verticale. Par conséquent, l’« élasticité verticale » entraînée par le Drop Jump doit être combinée à une « rigidité dans le sens horizontal » pour être transférée efficacement. Cela explique pourquoi de nombreux coureurs ayant une bonne détente verticale ne parviennent pas à faire preuve d’efficacité en course — il leur manque un entraînement de « couplage horizontal-vertical » spécifique.

三、Mesure réelle des paramètres clés et analyse comparative (tableaux de données)

3.1 Protocole de mesure standardisé du RSI (Drop Jump de 30 cm)

Pour garantir la comparabilité des données, il est recommandé d’utiliser le protocole standardisé suivant :

  1. Échauffement : 5 minutes de jogging léger + 3 séries de 5 rebonds de faible intensité (comme le Pogo Jump).
  2. Instrument : Utiliser un tapis de détente optique (comme le SmartJump) ou un dispositif portable avec fonction de saut vertical, en enregistrant simultanément le temps de contact au sol (GCT) et le temps de vol (Flight Time, FT).
  3. Consigne de mouvement : Mains sur les hanches, tomber naturellement d’une boîte de 30 cm, atterrir avec les deux pieds en même temps, puis « immédiatement sauter verticalement avec un effort maximal », en contrôlant l’amplitude de flexion du genou dans une plage réduite (<45 degrés).
  4. Nombre d’essais : Effectuer 3 tentatives valides, avec un repos de 30 à 60 secondes entre chaque, et enregistrer le meilleur essai (RSI le plus élevé).
  5. Calcul : RSI = Temps de vol (millisecondes) / Temps de contact (millisecondes). Si l’instrument fournit la hauteur de saut (Jump Height), alors RSI = Hauteur de saut (mètres) / Temps de contact (secondes).

3.2 Comparaison des données : valeurs de référence du RSI pour différents niveaux de coureurs

Voici les intervalles de référence intégrés à partir de plusieurs articles du Journal of Strength and Conditioning Research et de Sports Medicine (Drop Jump de 30 cm) :

Niveau du coureur Temps de contact (ms) Temps de vol (ms) Hauteur de saut (cm) RSI (FT/CT) Recommandations d’entraînement
Coureur débutant (semi-marathon >2h) 280-320 380-420 18-22 1.2 - 1.5 Se concentrer sur la force de base et le Pogo Jump
Coureur intermédiaire (semi-marathon 1h40-2h) 220-260 420-460 22-27 1.6 - 2.0 Ajouter des Drop Jumps à faible volume (20cm)
Coureur avancé (marathon <3h30) 190-220 440-480 27-32 2.0 - 2.5 Entraînement cyclique systématique au Drop Jump
Coureur d’élite (marathon <2h40) 160-200 460-500 30-36 2.5 - 3.0+ Drop Jump à haute intensité + transfert spécifique

3.3 Corrélation quantitative entre le temps de contact et l’économie de course

Une étude de suivi portant sur des marathoniens d’élite asiatiques a montré que lorsque le temps de contact moyen des athlètes passait de 230 ms à 190 ms, leur économie de course (calculée en consommation d’oxygène par kilogramme de poids corporel et par kilomètre) s’améliorait de 4,5 %. Cela signifie qu’à allure égale, la fréquence cardiaque peut diminuer de 5 à 8 battements par minute. Pour les coureurs qui tentent le défi du « Double Tour de l’île en un jour » (480 kilomètres) ou le segment marathon d’un IRONMAN, c’est un facteur clé qui déterminera s’ils « craquent » ou non dans la seconde partie de l’épreuve.

四、Plan d’entraînement périodisé et guide de réglage opérationnel (intensités spécifiques par phase)

4.1 Principes d’entraînement : la qualité plutôt que la quantité

Le Drop Jump est un entraînement à forte fatigue du système nerveux, il ne doit en aucun cas être pratiqué quotidiennement. Il est recommandé de le faire au maximum 2 fois par semaine, et de le placer après une séance de musculation ou un jour de course facile (pour garantir une récupération suffisante du système nerveux). Le nombre total de contacts au sol par séance doit être contrôlé entre 40 et 80, au-delà, le risque de dégradation technique et de blessure augmente.

4.2 Plan d’entraînement progressif au Drop Jump sur huit semaines (pour coureurs intermédiaires)

Le plan suivant est basé sur la périodisation, divisé en « phase d’adaptation de base », « phase d’augmentation de l’intensité », « phase de transfert et d’application » et « phase d’affûtage pré-compétition ».

Semaine Phase Contenu de l’entraînement Séries x Répétitions Hauteur de la boîte Temps de repos Intensité / Zone de fréquence cardiaque
1-2 Adaptation de base Pogo Jump (rebond de la cheville) + Drop Jump de 20 cm (en insistant sur un contact léger) 4x6 / 3x5 20cm 2-3 min entre les séries Intensité faible, focus sur la technique
3-4 Augmentation de l’intensité Drop Jump de 30 cm (en insistant sur le « rebond immédiat ») + sauts de haies consécutifs à deux pieds 5x5 / 4x4 30cm 3 min entre les séries Intensité moyenne à élevée, temps de contact <220ms
5-6 Transfert et application Drop Jump de 30 cm + sprint de 5 mètres immédiatement après l’atterrissage 4x4 30cm 3-4 min entre les séries Intensité élevée, FC jusqu’à 90% FCmax
7 Affûtage pré-compétition Drop Jump de 20 cm (maintien de l’activation neuronale) 3x3 20cm 3 min entre les séries Intensité moyenne à faible
8 Semaine de test Re-mesure du RSI en Drop Jump de 30 cm 3 meilleurs essais 30cm 1 min de repos entre les essais Effort maximal

Points d’attention :

  • Avant chaque séance, effectuer un « échauffement d’activation » comprenant des rebonds de cheville, des jumping jacks et des sprints courts.
  • En cas de douleur au genou pendant l’entraînement ou si le temps de contact augmente au lieu de diminuer, arrêter immédiatement et revenir à un entraînement de force de base.
  • L’atterrissage doit se faire sur « l’avant-pied », le talon touchant légèrement le sol sans supporter le poids, les genoux légèrement fléchis pour absorber l’impact.

4.3 Technique avancée : combiner « force réactive » et « force maximale »

Si votre RSI est supérieur à 2,5, vous pouvez ajouter le « Drop Jump avec gilet lesté » (charge de 5 à 10 % du poids du corps) ou le « Drop Jump sur une jambe » pour défier davantage la coordination neuromusculaire et la régulation de la rigidité. La hauteur de chute pour le Drop Jump sur une jambe doit être réduite de moitié (15-20 cm) afin d’éviter une charge excentrique trop élevée.

五、Ravitaillement en course, adaptation à l’environnement et stratégies de compétition (quantification des glucides en grammes et de l’hydratation)

5.1 Transférer l’entraînement RSI en performance de course : l’exemple du Marathon de Taipei

Le parcours du Marathon de Taipei est principalement plat et bitumé, mais si vous prévoyez de relever le défi de la montée vers Wuling par l’ouest (dénivelé positif d’environ 2 800 mètres) ou du segment course à pied de l’IRONMAN Taiwan, vous devrez combiner l’entraînement RSI avec une « adaptation à la pente ». En montée, le temps de contact s’allonge naturellement (en raison de la lutte contre la gravité). À ce moment, il faut se concentrer sur le « maintien d’une cadence élevée (170-180 pas par minute) » et la « réduction du temps de contact », plutôt que d’augmenter la force de poussée.

5.2 Quantification scientifique du ravitaillement en course

Une bonne fonction neuromusculaire nécessite un apport énergétique suffisant. Voici les recommandations de glucides et d’hydratation avant et pendant la course (pour un coureur de 70 kg) :

Moment Apport en glucides Hydratation Électrolytes Points d’attention
3-4 heures avant la course 1-2 g de glucides par kg de poids corporel (environ 105-140 g) 500-600 ml Sodium en quantité modérée Privilégier les aliments pauvres en fibres et en graisses
1 heure avant la course 0,5-1 g de glucides par kg de poids corporel (environ 35-70 g) 200-300 ml Petite quantité Éviter les fluctuations brutales de la glycémie
Pendant la course (par heure) 60-90 g de glucides (sous forme de boisson pour sportifs à 6-8 % de concentration ou de gels énergétiques) 400-800 ml (à ajuster selon le taux de transpiration) 500-700 mg de sodium par heure Par temps chaud, augmenter l’hydratation
Dans les 30 minutes après la course 1,2 g de glucides par kg de poids corporel + 0,4 g de protéines 150 % du poids perdu Sodium et potassium Favoriser la resynthèse du glycogène musculaire et la réparation musculaire

5.3 Stratégies d’adaptation à l’environnement

Dans un environnement chaud et humide (comme le trail d’été à Yangmingshan), l’excitabilité du système nerveux diminue, ce qui entraîne un allongement du temps de contact. Il est recommandé d’effectuer un « entraînement d’adaptation à la chaleur » (jogging à faible intensité dans un environnement à 28-32 °C) 7 à 14 jours avant la course, et d’utiliser le jour J une « stratégie de pré-refroidissement » (comme un gilet réfrigérant, une douche à l’eau froide) pour retarder l’élévation de la température centrale et maintenir la capacité de réaction rapide du système neuromusculaire.

六、Erreurs opérationnelles courantes et démystification des idées reçues scientifiques (analyse approfondie)

6.1 Idée reçue n°1 : « Plus on saute haut, plus le RSI est élevé »

Démystification : Le RSI est le rapport « temps de vol / temps de contact ». Si vous sautez très haut mais avec un temps de contact de 400 ms, cela signifie que vous utilisez un SSC lent, avec une utilisation de l’élasticité extrêmement faible. Par exemple, l’athlète A a une hauteur de saut de 40 cm et un temps de contact de 350 ms, son RSI est d’environ 1,14 ; l’athlète B a une hauteur de saut de 30 cm et un temps de contact de 180 ms, son RSI est de 1,67. L’« élasticité » de l’athlète B est bien supérieure à celle de l’athlète A. L’objectif de l’entraînement est d’« augmenter la hauteur de saut tout en maintenant ou en réduisant le temps de contact ».

6.2 Idée reçue n°2 : « Plus la hauteur du Drop Jump est élevée, mieux c’est »

Démystification : Une boîte trop haute (>60 cm) entraîne une charge excentrique excessive, forçant l’athlète à adopter un atterrissage « en position de squat » (flexion du genou >90 degrés), ce qui va totalement à l’encontre de l’objectif de l’entraînement Fast SSC. Les recherches montrent qu’au-delà de la hauteur optimale individuelle, le RSI diminue significativement et le risque de blessure augmente fortement. La bonne approche : Commencer à 20 cm, augmenter de 5 cm à chaque fois, jusqu’à ce que vous constatiez une baisse du RSI ou un temps de contact dépassant 250 ms ; c’est votre « hauteur d’entraînement optimale ».

6.3 Idée reçue n°3 : « Atterrir sur le talon blesse, il faut donc toujours courir sur la pointe des pieds »

Démystification : Dans le Drop Jump et la course à pied, l’accent mis sur « l’atterrissage sur l’avant-pied » vise à utiliser l’élasticité du tendon d’Achille, mais le fait de « maintenir le talon suspendu » délibérément peut entraîner une tension excessive des muscles du mollet, réduisant la mobilité de la cheville et augmentant le risque de tendinopathie d’Achille. La technique d’atterrissage correcte est « contact initial avec la partie externe de l’avant-pied, le talon descend légèrement mais ne supporte pas le poids », permettant aux muscles du mollet et au tendon d’Achille de partager l’impact.

6.4 Idée reçue n°4 : « En sautant un peu tous les jours, l’élasticité s’améliorera »

Démystification : L’adaptation du système nerveux nécessite 48 à 72 heures de récupération. Effectuer des Drop Jumps à haute intensité quotidiennement entraîne une fatigue nerveuse centrale, se manifestant par un allongement du temps de contact, une diminution de la hauteur de saut, et peut même déclencher une périostite tibiale de fatigue. Il est recommandé de programmer 2 à 3 séances de Drop Jump de très bonne qualité par semaine, et de remplacer les autres jours par de la course facile ou de la musculation.

七、FAQ des experts (réponses approfondies)

Q1 : Je suis un coureur débutant avec un RSI de seulement 1,1. Comment dois-je commencer l’entraînement ?

R : Tout d’abord, ne soyez pas impatient. Un RSI faible signifie que votre système neuromusculaire n’est pas encore adapté aux charges élastiques rapides. Il est recommandé de commencer par le « Pogo Jump » (pieds joints, sauts verticaux continus utilisant l’élasticité de la cheville), en commençant par 3 séries de 15 répétitions, en mettant l’accent sur « contact léger, décollage rapide ». Deux semaines plus tard, ajoutez le Drop Jump de 20 cm, mais en exigeant simplement un « atterrissage en douceur », sans chercher la hauteur de saut. L’objectif est d’abord d’apprendre au corps « comment effectuer le freinage et la propulsion en moins de 200 ms », et non de « sauter haut ». Lorsque vous pouvez effectuer l’atterrissage et le rebond avec un temps de contact <250 ms pendant deux semaines consécutives, passez à l’entraînement standard de 30 cm.

Q2 : L’entraînement RSI va-t-il me rendre plus « musclé » ? Cela affectera-t-il mon efficacité de course ?

R : Le Drop Jump est un entraînement d’« activation neuromusculaire ». Son objectif n’est pas d’augmenter la section transversale des muscles (hypertrophie), mais d’améliorer le « taux de recrutement des unités motrices » et la « coordination intermusculaire ». Un entraînement RSI correct (faible nombre de répétitions, repos important, accent sur la vitesse) ne vous rendra pas plus musclé, mais rendra vos muscles « plus aptes à produire de la force en un temps court », améliorant ainsi votre économie de course. Rassurez-vous, cela diffère fondamentalement de l’entraînement d’hypertrophie de type culturiste.

Q3 : Puis-je faire un entraînement RSI intensif un mois avant une compétition ?

R : Fortement déconseillé. Le Drop Jump à haute intensité provoque une fatigue significative du système nerveux et des tendons, et nécessite au moins 1 à 2 semaines de récupération pour manifester un effet de surcompensation. Si vous commencez un mois avant la course, il est probable que vous soyez encore fatigué le jour J, avec une performance en baisse. La bonne approche : terminer l’entraînement principal à intensité élevée 4 à 6 semaines avant la course, puis commencer la réduction de charge 2 à 3 semaines avant, en ne réalisant que des séances de maintien technique à faible intensité (20 cm).

Q4 : J’ai une blessure antérieure au genou (comme un syndrome fémoro-patellaire). Puis-je quand même faire des Drop Jumps ?

R : Cela nécessite une évaluation prudente. Si la douleur au genou est due à une « faiblesse musculaire des quadriceps et des fessiers », après avoir renforcé la force de base (comme les fentes, le pont fessier) et après évaluation par un professionnel, vous pouvez commencer à une hauteur très basse de 10-15 cm, en surveillant en permanence l’indice de douleur (qui doit rester entre 0 et 2/10). Si une gêne notable apparaît au genou à l’atterrissage, arrêtez immédiatement et revenez à un « entraînement isométrique » (comme le squat contre un mur) pour renforcer la stabilité de l’articulation du genou. Rappelez-vous, le Drop Jump est un outil d’entraînement, pas un outil de rééducation.

Q5 : Comment savoir si ma technique de Drop Jump est correcte ?

R : Outre la mesure de la valeur du RSI, vous pouvez vérifier grâce à un simple « auto-enregistrement vidéo ». Filmez la vue latérale au ralenti (120 fps ou plus) et observez les trois points suivants :

  1. À l’atterrissage : Le genou s’affaisse-t-il excessivement vers l’intérieur (genou valgum) ? Si oui, cela indique une faiblesse du moyen fessier.
  2. Phase de couplage : Y a-t-il une « pause / un affaissement » visible du corps ? Si oui, cela signifie que le temps de couplage est trop long et que l’élasticité est perdue.
  3. Direction du saut : Le corps saute-t-il verticalement ? S’il y a une inclinaison arrière ou avant marquée, cela indique un manque de stabilité du tronc.
    Si ces trois points posent problème, il est recommandé de commencer par un « entraînement de stabilité à l’atterrissage sur une jambe » et un « renforcement du tronc », avant de revenir au Drop Jump.

Conclusion : L’indice de force réactive (RSI) n’est pas seulement une donnée de laboratoire, c’est la clé pour chaque coureur aspirant à l’excellence afin de débloquer la « foulée élastique ». Grâce à un entraînement systématique au Drop Jump, vous pourrez réduire votre temps de contact, améliorer votre efficacité neuromusculaire, et ressentir, sur les pentes raides de la montée vers Wuling par l’ouest, avant la ligne d’arrivée du Marathon de Taipei, ou même au cœur de la nuit lors du défi du Double Tour de l’île, la sensation exaltante d’une foulée pleine d’élasticité et de puissance. Alors, enfilez vos chaussures de running, trouvez une boîte de 30 cm, et commencez votre voyage d’évolution du RSI !

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