Stratégie de mousson du nord-est pour le Taipei-Kaohsiung 360 / Double Pagode 520 : utilisation des vecteurs de vent, évitement des pièges routiers sur la côte ouest et philosophie de croisière à rythme constant sur 16 heures
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- 一、Introduction et contexte de la recherche de pointe
- 二、Mécanismes fondamentaux de la physiologie de l'exercice et de la biomécanique
- 2.1 Modèle mathématique des vecteurs de vitesse du vent et de la consommation de puissance
- 2.2 Transition en trois phases du système énergétique
- 三、Mesures des paramètres clés et analyse comparative
- 3.1 Simulation des besoins en puissance pour différentes vitesses de vent
- 3.2 Comparaison de trois stratégies de croisière
- 四、Programme d'entraînement périodisé et guide de réglage de l'équipement
一、Introduction et contexte de la recherche de pointe
Dans la culture du défi cycliste à Taïwan, le « Un jour, Nord-Sud » (360 km) et le « Un jour, Double Tour » (520 km) ont depuis longtemps dépassé la simple conquête de distance pour devenir le terrain d’essai ultime pour valider l’endurance physique, la volonté et la capacité d’adaptation à l’environnement. Chaque année, d’octobre à février, la puissante mousson du nord-est descend le long du détroit de Taïwan, formant un vent du nord stable et fort sur le corridor côtier ouest, de Hsinchu à Tainan. Ce vent est à la fois le plus grand ennemi des challengers et le moteur de propulsion le plus précis des cyclistes d’élite.
D’un point de vue scientifique du sport, la performance en endurance de longue distance ne dépend pas de la puissance de sortie instantanée, mais est déterminée conjointement par la « Puissance au Seuil Fonctionnel (FTP) » et l’« Économie métabolique ». Des recherches récentes indiquent que lors d’un exercice continu de 14 à 20 heures, le système énergétique humain subit une transition de « dominé par le glycogène » à « mixte graisses-glycogène ». Lorsque l’intensité du pédalage est maintenue en dessous du deuxième seuil (MLSS, état stable maximal de lactate), le taux d’accumulation des ions hydrogène dans le corps atteint un équilibre dynamique avec le taux d’élimination, permettant aux muscles d’éviter une acidification prématurée. C’est précisément la base physiologique de la « philosophie de croisière à vitesse constante sur 16 heures » — il ne s’agit pas de rechercher la vitesse maximale sur chaque section, mais de faire fonctionner l’ensemble du système dans une « zone d’homéostasie métabolique » durable.
En regardant l’histoire, le défi Nord-Sud est passé des comportements insensés d’une minorité à ses débuts, à un sport de masse rassemblant des dizaines de milliers de participants chaque année. Cependant, les cyclistes capables de franchir la barre des 12 heures ont toujours été extrêmement rares. La différence clé ne réside pas dans la puissance, mais dans la compréhension du « vent ». Une étude de dynamique des fluides de 2023 sur le corridor côtier ouest a montré que lorsque la vitesse du vent latéral atteint 12 mètres par seconde (environ force 6 sur l’échelle de Beaufort), si le cycliste n’adopte pas une position aérodynamique, la traînée aérodynamique représente plus de 85 % de la résistance totale. À l’inverse, en utilisant la « fenêtre de vent arrière » de la mousson du nord-est (c’est-à-dire lorsque l’angle entre la direction du vent et la direction de déplacement est inférieur à 30 degrés), on peut économiser environ 15 % de la puissance de sortie par heure. Cela signifie que, dans la même zone de fréquence cardiaque, la différence de vitesse entre les sections avec vent arrière et celles avec vent debout peut atteindre 10 à 15 km/h.
Cet article, centré sur la science du sport et l’expérience pratique, vous expliquera comment « chevaucher le vent » lors de défis extrêmes, à travers quatre aspects : la modélisation des vecteurs de vitesse du vent, la répartition de l’énergie en trois phases, la gestion des risques sur la chaussée côtière ouest, et une stratégie de ravitaillement précise. Ce n’est pas un article qui vous apprend à « tenir le coup », mais un manuel de combat scientifique qui vous apprend à « calculer chaque watt ».
二、Mécanismes fondamentaux de la physiologie de l’exercice et de la biomécanique
2.1 Modèle mathématique des vecteurs de vitesse du vent et de la consommation de puissance
Lors d’un parcours sur la route express côtière ouest, la résistance totale (F_total) subie par le cycliste peut être décomposée en quatre composantes principales :
[
F_{total} = F_{roll} + F_{air} + F_{grade} + F_{accel}
]
Parmi celles-ci, la traînée aérodynamique (F_air) représente la plus grande part sur terrain plat, et sa formule de calcul est :
[
F_{air} = \frac{1}{2} \times \rho \times C_d \times A \times (V_{ground} + V_{wind} \times \cos\theta)^2
]
- (\rho) (densité de l’air) : environ 1,225 kg/m³ à 15 °C et à la pression atmosphérique standard ; elle augmente à 1,247 kg/m³ lorsque la température nocturne descend à 10 °C, augmentant la traînée d’environ 1,8 %.
- (C_d) (coefficient de traînée) : environ 0,9 sur un vélo de route standard avec les mains sur le cintre ; il peut descendre sous 0,7 avec un vélo de contre-la-montre ou une position aérodynamique basse.
- (A) (surface frontale) : environ 0,45 m² pour un cycliste de 175 cm avec les mains sur le cintre ; elle peut être réduite à 0,36 m² en position basse sur le cintre et tête baissée.
- (V_{ground}) (vitesse par rapport au sol) : en supposant une vitesse de croisière de 35 km/h, soit 9,72 m/s.
- (V_{wind}) (vitesse du vent) : lorsque la mousson du nord-est est forte, les rafales côtières peuvent atteindre 12 à 15 m/s.
- (\theta) (angle entre la direction du vent et la direction de déplacement) : 0 degré pour un vent debout pur, 180 degrés pour un vent arrière pur.
Lorsque la direction de déplacement est plein sud (itinéraire Nord-Sud) et que le vent est plein nord (c’est-à-dire vent debout pur), (\theta = 0), la vitesse effective du vent est de (9.72 + 12 = 21.72) m/s. En substituant dans la formule, la traînée aérodynamique est proportionnelle au carré de la vitesse effective du vent, ce qui signifie que la puissance requise pour pédaler contre le vent sera ((\frac{21.72}{9.72})^2 \approx 4.99) fois celle nécessaire par temps calme. Cela explique pourquoi, sous une forte mousson du nord-est, la vitesse du cycliste chute souvent de 35 km/h sur le plat à moins de 20 km/h.
À l’inverse, si l’itinéraire s’oriente vers l’est-nord-est (comme sur certaines sections de la côte ouest), l’angle entre la direction du vent et la direction de déplacement atteint 150 degrés, la vitesse effective du vent est alors de (9.72 + 12 \times \cos(150^\circ) = 9.72 - 10.39 = -0.67) m/s (une valeur négative signifie en réalité un léger vent arrière). Dans ce cas, la traînée aérodynamique diminue considérablement et le cycliste peut facilement maintenir une vitesse supérieure à 40 km/h.
Application pratique : Avant le départ, consultez impérativement les « prévisions par municipalité » et les « cartes de prévision des champs de vent » de l’Agence centrale de météorologie pour confirmer la direction et la vitesse du vent le long du parcours. Si les prévisions indiquent un vent du nord-ouest (direction 315 degrés), l’angle avec l’itinéraire vers le sud (azimut 180 degrés) est de 135 degrés, ce qui correspond à un « vent arrière partiel » ; s’il s’agit d’un vent du nord-est (direction 45 degrés), l’angle est également de 135 degrés. Le point clé est le suivant : la mousson du détroit de Taïwan est comprimée par le relief, elle est principalement du nord-nord-est au nord de Taichung Port, et vire au nord voire au nord-nord-ouest au sud, ce qui a des implications profondes pour la planification de l’itinéraire.
2.2 Transition en trois phases du système énergétique
Lors d’un défi Nord-Sud de 16 heures, le métabolisme énergétique du corps humain traverse trois phases distinctes :
Phase 1 (0-3 heures) : Période dominée par le glycogène
À ce stade, les réserves de glycogène dans les muscles et le foie sont suffisantes (environ 500-600 grammes) et la puissance de sortie est stable. L’intensité doit être contrôlée à 70-80 % de la FTP (environ la zone de fréquence cardiaque Z3), en utilisant le principe de « maximisation du taux d’oxydation des glucides », avec un apport de 60 à 90 grammes de glucides par heure pour retarder l’épuisement du glycogène.
Phase 2 (3-10 heures) : Période mixte graisses-glycogène
Les réserves de glycogène chutent sous 40 % et la proportion d’oxydation des graisses dépasse 50 % de la dépense énergétique totale. À ce stade, si l’intensité dépasse la MLSS (environ 85-90 % de la FTP), l’épuisement du glycogène s’accélère et déclenche une fatigue du système nerveux central. Cette phase doit maintenir la limite entre Z2 et Z3, et stabiliser la glycémie par des ravitaillements réguliers.
Phase 3 (10-16 heures) : Période dominée par la fatigue du système nerveux central
Des études montrent qu’au-delà de 10 heures d’exercice continu, l’équilibre entre la sérotonine et la dopamine dans le cerveau est modifié, les fonctions cognitives diminuent et l’efficacité du recrutement musculaire baisse. À ce stade, la signification de la « croisière à vitesse constante » est la suivante : grâce à un rythme d’entrée stable, réduire la charge de décision du système nerveux central et permettre au corps d’entrer en mode « pilote automatique ». Même si la puissance de sortie diminue légèrement (jusqu’à 60-65 % de la FTP), tant que la fluidité du pédalage est maintenue (Pedaling Smoothness > 15 %), une progression efficace peut être conservée.
三、Mesures des paramètres clés et analyse comparative
3.1 Simulation des besoins en puissance pour différentes vitesses de vent
Les données suivantes sont basées sur : cycliste de 70 kg, vélo de 8 kg, C_d=0,85, A=0,40 m², coefficient de résistance au roulement 0,004, vitesse de pédalage 35 km/h (référence sans vent) :
| Scénario de vent | Vitesse du vent (m/s) | Angle du vent (degrés) | Vitesse effective du vent (m/s) | Puissance requise (watts) | Vitesse équivalente (km/h) | Fréquence cardiaque estimée (bpm) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Sans vent | 0 | - | 9.72 | 210 | 35.0 | 142 |
| Léger vent debout | 5 | 0 | 14.72 | 285 | 30.5 | 155 |
| Fort vent debout | 10 | 0 | 19.72 | 420 | 25.0 | 172 |
| Vent debout extrême | 15 | 0 | 24.72 | 610 | 20.0 | 188 |
| Vent latéral | 10 | 90 | 13.97 | 260 | 32.0 | 150 |
| Vent arrière partiel | 10 | 135 | 2.65 | 190 | 38.0 | 138 |
| Vent arrière pur | 12 | 180 | -2.28 | 165 | 42.0 | 132 |
Analyse : Le tableau montre clairement que lorsque la vitesse du vent passe de 5 m/s à 15 m/s, la puissance requise passe de 285 watts à 610 watts, soit une augmentation de 114 %. Cela explique pourquoi, lors des journées de forte mousson du nord-est, de nombreux cyclistes rencontrent un « mur » au sud de Taichung (la zone où le vent est le plus fort) — non pas à cause d’un manque de force musculaire, mais parce que la demande en puissance dépasse la limite de l’endurance aérobie.
3.2 Comparaison de trois stratégies de croisière
| Type de stratégie | Puissance moyenne (watts) | Coefficient de variation de puissance (CV%) | Temps de réalisation estimé (heures) | Indice de fatigue (1-10) | Public cible |
|---|---|---|---|---|---|
| Type sprint maximal | 280 | 25% | 13.5 | 9.5 | Élite avec une capacité de 5,0 W/kg ou plus |
| Type croisière à vitesse constante | 220 | 8% | 16.0 | 6.5 | Cycliste avancé avec 3,2-3,8 W/kg |
| Type allure prudente | 185 | 12% | 18.5 | 5.0 | Premier défi ou conditions météorologiques défavorables |
L’avantage principal de la croisière à vitesse constante réside dans son « coefficient de variation de puissance » de seulement 8 %, ce qui signifie que les muscles fonctionnent toujours sous une charge métabolique stable et que le taux d’accumulation de lactate est maintenu au niveau le plus bas. Par rapport au type sprint maximal, bien que le temps total soit supérieur de 2,5 heures, l’indice de fatigue est considérablement réduit et le temps de récupération après la course peut être réduit de plus de 50 %.
四、Programme d’entraînement périodisé et guide de réglage de l’équipement
4.1 Plan d’entraînement de 12 semaines avant la course
Le programme suivant, centré sur l’objectif de « croisière à vitesse constante », est divisé en trois phases :
Phase 1 (Semaines 1-4) : Période de base aérobie
- Kilométrage hebdomadaire total : 250-300 km
- Séances principales : 2 sorties de 2 heures en Z2 par semaine (fréquence cardiaque 120-135 bpm), 1 sortie mixte de 3 heures en Z2-Z3
- Musculation : 2 séances de musculation des membres inférieurs par semaine (squats, soulevés de terre, presse à cuisses), en mettant l’accent sur la zone d’endurance musculaire de 8-12 RM
Phase 2 (Semaines 5-8) : Période d’adaptation au rythme et à la résistance au vent
- Kilométrage hebdomadaire total : 300-350 km
- Séances principales : 1 « longue sortie de simulation côtière ouest » par semaine (4-5 heures, en choisissant délibérément un jour de forte mousson du nord-est), 1 séance d’intervalles FTP (5 minutes x 5 séries, avec 3 minutes de repos entre chaque série), 1 sortie de récupération de 2 heures en Z2
- Entraînement clé : maintien d’une position aérodynamique basse (menton près du tube horizontal, coudes rentrés), en maintenant cette position au moins 30 % du temps lors de chaque longue sortie
Phase 3 (Semaines 9-12) : Période de simulation de compétition
- Kilométrage hebdomadaire total : 200-250 km (réduction)
- Séances principales : à la semaine 9, une « sortie de simulation de 8 heures » (incluant 2 heures de pédalage nocturne) ; à la semaine 10, une « simulation de demi-parcours Nord-Sud » (180 km, incluant toutes les procédures de ravitaillement) ; semaines 11-12, réduction complète et récupération.
4.2 Science du réglage de l’équipement
Pression des pneus : La qualité de la chaussée sur la côte ouest est inégale ; il est recommandé de régler la pression à 85-90 psi à l’avant et 90-95 psi à l’arrière (pour des pneus de 25 mm par exemple). Une pression trop élevée amplifie les vibrations de la route et accélère la fatigue des membres supérieurs ; une pression trop basse augmente la résistance au roulement. Avec des pneus de 28 mm, la pression peut être réduite à 75-80 psi, offrant le meilleur équilibre entre confort et résistance au roulement.
Configuration des braquets : Face à un fort vent debout, un plateau standard 53/39 avec une cassette 11-28 peut s’avérer insuffisant. Il est recommandé de passer à un plateau compact 50/34 avec une cassette 11-32, afin de garantir le maintien d’un rythme de pédalage de 80-90 rpm sur les sections de montée contre le vent à 18-20 km/h (comme autour du tunnel de Fengbi à Hsinchu).
Réglage aérodynamique : Abaissez la potence de 1 à 2 cm et avancez la selle de 0,5 cm, afin de faire passer l’angle du tronc de 40 degrés à 35 degrés. Cet ajustement peut réduire la traînée aérodynamique d’environ 8 %, mais il nécessite une période d’adaptation d’au moins 3 semaines avant la course pour éviter les douleurs lombaires.
五、Ravitaillement de course, adaptation à l’environnement et stratégie pratique
5.1 Calendrier de ravitaillement précis tous les 50 km
Le tableau suivant est conçu sur la base d’une réalisation du défi Nord-Sud en 16 heures (vitesse moyenne de 22,5 km/h) :
| Kilométrage (km) | Temps estimé (heures) | Lieu suggéré | Contenu du ravitaillement | Grammes de glucides | Volume de liquide (ml) |
|---|---|---|---|---|---|
| 0 | 0:00 | Temple Guandu | Petit-déjeuner terminé 2 heures avant le départ | - | 500 |
| 50 | 2:15 | Nanliao, Hsinchu | 1 onigiri + 1 banane + 1 gel énergétique | 60 | 400 |
| 100 | 4:30 | Da’an, Taichung | 2 tranches de pain + 1 gel énergétique + 200 ml de cola | 70 | 500 |
| 150 | 6:45 | Shengang, Changhua | 1 portion de baozi salé + 2 gels énergétiques | 65 | 450 |
| 200 | 9:00 | Mailiao, Yunlin | Repas de convenience store (demi-portion) + banane | 80 | 500 |
| 250 | 11:15 | Dongshi, Chiayi | 2 gels énergétiques + 1 pâte de haricot rouge | 55 | 400 |
| 300 | 13:30 | Qigu, Tainan | Pain + 1 gel énergétique + boisson pour sportifs | 60 | 450 |
| 360 | 16:00 | Nanzi, Kaohsiung | Repas de célébration | - | 600 |
Principes clés : Apport fixe de 60 à 90 grammes de glucides par heure (équivalent à 1/3 de gel énergétique toutes les 15 minutes), et maintien d’un apport liquidien de 400 à 500 ml par heure. Si la température est inférieure à 15 °C, l’apport liquidien peut être réduit à 350 ml, mais il faut augmenter la consommation de soupe chaude ou de café chaud.
5.2 Stratégie de maintien au chaud pour les basses températures nocturnes
La température nocturne sur la côte ouest descend souvent à 12-15 °C, et avec l’effet de refroidissement éolien (Wind Chill), la température ressentie peut n’être que de 5 °C. Il est recommandé d’adopter la « méthode de l’oignon » :
- Couche de base : Maillot à manches longues respirant et évacuant la transpiration (matériau en polyester)
- Couche intermédiaire : Gilet coupe-vent (pour garder le tronc au chaud)
- Couche externe : Veste coupe-vent et déperlante (doit être munie de fermetures éclair d’aération sous les aisselles)
Le maintien au chaud des extrémités est particulièrement important ; des mains et des pieds froids entraînent une diminution de la circulation sanguine périphérique, ce qui affecte directement le contrôle du vélo et l’efficacité du pédalage. Il est recommandé d’utiliser des gants coupe-vent (avec intérieur en polaire) et de placer des chaufferettes dans les sur-chaussures (en veillant à ne pas les mettre en contact direct avec la peau). Pour la tête, il est recommandé de porter un bonnet ou un tour de cou pour réduire les pertes de chaleur.
5.3 Trajectoire pratique pour utiliser la direction du vent
- Section vent debout (Hsinchu-Taichung) : Adopter une stratégie de « drafting en U », en maintenant une distance latérale de 15 à 20 cm avec le cycliste devant, afin d’utiliser son aspiration. Cependant, il faut veiller à la distance de sécurité pour éviter les collisions en cas de changement soudain de direction du cycliste devant.
- Section vent latéral (Taichung-Tainan) : Sur cette section, le vent est principalement du nord-nord-ouest, avec un angle d’environ 45 degrés par rapport à la direction de déplacement (sud). Il est recommandé d’adopter un « pédalage oblique » — décaler légèrement la trajectoire vers le côté est (voie intérieure), en utilisant les talus et les brise-vent pour bloquer le vent latéral.
- Section vent arrière (Tainan-Kaohsiung) : Si le vent tourne au nord-ouest, cette section peut être considérée comme une « section de propulsion en or ». À ce moment, il faut alourdir le braquet, maintenir une cadence élevée (95-100 rpm), et adopter autant que possible une position aérodynamique basse pour pousser la vitesse au-delà de 40 km/h, afin de gagner du temps de marge pour l’ensemble du parcours.
六、Erreurs courantes et démystification des idées reçues scientifiques
6.1 Idée reçue n°1 : « Plus le vent est fort, plus il faut pédaler fort »
C’est l’idée reçue la plus courante et la plus dangereuse. Lorsque la vitesse du vent dépasse 10 m/s, si l’on augmente la puissance de 220 watts à 300 watts, la vitesse n’augmente que d’environ 3 km/h, mais la fréquence cardiaque passe de 145 bpm à 170 bpm, et le taux de consommation de glycogène augmente de 40 %. La bonne approche est de « baisser la vitesse cible, maintenir la puissance constante » — accepter le fait que la vitesse sur les sections de vent debout ne soit que de 18-20 km/h, et réserver l’énergie économisée pour les sections de vent arrière.
6.2 Idée reçue n°2 : « Plus on se gave, mieux c’est »
Une consommation excessive de glucides (plus de 100 grammes par heure) peut provoquer une « diarrhée osmotique », car le taux d’absorption intestinale maximal est d’environ 60 à 90 grammes par heure. L’excès de sucres reste dans l’intestin, attire l’eau et provoque des troubles gastro-intestinaux. La bonne approche est de contrôler strictement la quantité de ravitaillement par heure et de l’accompagner d’eau (100 à 150 ml d’eau pour 10 grammes de glucides).
6.3 Idée reçue n°3 : « Il suffit d’allumer ses feux pour être en sécurité la nuit »
La route express côtière ouest est empruntée la nuit par de nombreux véhicules lourds, et certaines sections sont insuffisamment éclairées. Des études montrent que le temps de réaction perceptif du cycliste augmente de 20 à 30 % la nuit. En plus des feux avant et arrière, il est impératif d’installer un « feu clignotant jaune de signalisation » à l’arrière du casque et d’apposer des bandes réfléchissantes sur le dos du maillot. Plus important encore, la nuit, il faut redoubler de vigilance, éviter d’écouter de la musique, et observer en permanence les véhicules derrière via le rétroviseur ou en tournant la tête.
6.4 Idée reçue n°4 : « En cas de vent latéral, il suffit de se mettre sur le côté pour être en sécurité »
Sur certaines sections surélevées de la côte ouest, le vent latéral est extrêmement fort ; en cas de rafale soudaine (Gust), le cycliste peut être déporté instantanément de 1 à 2 mètres. La bonne réaction est de « s’abaisser, serrer le bas du cintre, resserrer les coudes », et d’anticiper les points d’abri sur l’accotement. Ne jamais boire ou prendre un ravitaillement d’une seule main par vent fort ; c’est l’une des principales causes de chute.
6.5 Idée reçue n°5 : « Il suffit de s’entraîner beaucoup pour finir »
Le surentraînement (Overtraining) est l’une des principales causes d’échec lors des défis de longue distance. Si l’on effectue encore des séances d’intervalles à haute intensité la semaine précédant la course, le système nerveux sympathique reste en état d’hyperexcitation, la fréquence cardiaque au repos est élevée, et le jour de la course, on ne parvient pas à entrer en « mode économie d’énergie ». La bonne approche est de commencer à réduire la charge 10 jours avant la course, et de ne faire que 30 à 40 minutes de pédalage léger (intensité Z1) dans les 3 jours précédant la course pour maintenir l’activité musculaire.
七、FAQ des experts
Q1 : Si les prévisions de vent le jour du départ dépassent la force 7 sur l’échelle de Beaufort (vitesse du vent de 15 à 17 mètres par seconde), comment dois-je ajuster ma stratégie ?
R : La force 7 sur l’échelle de Beaufort correspond à un « grand frais », qui présente un danger significatif pour la pratique du cyclisme. Il est recommandé d’adopter les ajustements suivants : premièrement, changer l’objectif de « battre un temps » à « terminer en sécurité », en augmentant le temps estimé de 2 à 3 heures. Deuxièmement, modifier la stratégie de pédalage : sur les sections de vent debout, utiliser systématiquement le « petit plateau et grand pignon » pour maintenir un pédalage à basse cadence et couple élevé de 70 à 80 rpm, en évitant de dépasser 75 % de la FTP. Troisièmement, envisager de remplacer l’itinéraire de la « route express côtière ouest » par la « route provinciale 1 », en utilisant les bâtiments et les arbres le long du parcours pour réduire la vitesse du vent. Si le vent dépasse la force 8, il est fortement recommandé de reporter.
Q2 : Comment puis-je savoir si j’ai la capacité de faire de la « croisière à vitesse constante » ?
R : Effectuez un « test FTP » et un « test de pédalage stable de 2 heures ». Tout d’abord, déterminez votre valeur FTP via un test contre-la-montre de 20 minutes ; ensuite, effectuez un pédalage continu de 2 heures (sans repos) à 70 % de la FTP, en surveillant votre fréquence cardiaque. Si votre fréquence cardiaque n’augmente pas de plus de 5 bpm au cours des 30 dernières minutes et que la puissance de sortie est stable (coefficient de variation inférieur à 10 %), cela signifie que vous avez la base physiologique pour la croisière à vitesse constante. Si la fréquence cardiaque augmente nettement, cela indique que votre base aérobie est encore insuffisante et que vous devez renforcer l’entraînement en Z2.
Q3 : Quelle est la différence dans la répartition de l’énergie entre le défi Nord-Sud et le Double Tour ?
R : Pour le Nord-Sud (360 km), la clé est de « tenir les 200 premiers kilomètres », car le fort vent debout au sud de Taichung déclenche souvent le « mur » entre 150 et 250 km. Pour le Double Tour (520 km), il faut être « extrêmement prudent sur les 300 premiers kilomètres », car les 160 km supplémentaires (aller-retour à Eluanbi) seront parcourus alors que l’énergie est au bord de l’épuisement. Il est recommandé aux cyclistes du Double Tour de maintenir une intensité Z2 sur les 0-300 premiers kilomètres (puissance ne dépassant pas 65 % de la FTP), et de ne permettre une augmentation en Z3 qu’après le 300e kilomètre.
Q4 : Quelles sont les sections et périodes à « éviter absolument » sur la route express côtière ouest ?
R : Trois sections à haut risque : premièrement, la section du tunnel de Fengbi à Hsinchu jusqu’à Xiangshan (brouillard matinal dense et trafic de pointe de 6 h à 8 h) ; deuxièmement, la section de Da’an à Qingshui à Taichung (fort vent latéral et ponts surélevés) ; troisièmement, la section de Dongshi à Chiayi jusqu’à Qigu à Tainan (chaussée très dégradée et éclairage nocturne insuffisant). En ce qui concerne les périodes, il est recommandé d’éviter les heures de pointe de 17 h à 19 h, lorsque la route express côtière ouest est densément fréquentée par les véhicules lourds et que la visibilité est mauvaise à la tombée de la nuit.
Q5 : Comment organiser l’alimentation et le sommeil la veille de la course ?
R : Dans les 24 heures précédant la course, il faut effectuer une « surcompensation en glycogène » : deux jours avant la course, augmenter l’apport en glucides à 8-10 grammes par kilogramme de poids corporel (560-700 grammes pour un cycliste de 70 kg), tout en réduisant le volume d’entraînement. Le dîner de la veille doit être riche en glucides, pauvre en fibres et en graisses (par exemple, riz blanc, poisson vapeur, légumes blanchis), et le repas doit être terminé 2 heures avant le coucher. En ce qui concerne le sommeil, il faut s’assurer d’au moins 8 heures de sommeil les deux nuits précédant la course. Le matin de la course, au réveil, commencer par boire 300 ml d’eau tiède et manger une banane, puis prendre le petit-déjeuner officiel 1,5 heure avant le départ (environ 500 kcal, principalement des glucides).