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Position antéro-postérieure de la selle et angle de rotation du bassin : déconstruire le mythe du fil à plomb KOPS, reconstruire l'équilibre dynamique entre le soutien du tronc et la transmission de la force des ischio-jambiers

Science de l’entraînement
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一、Introduction et contexte de la recherche de pointe

Le réglage de la position antéro-postérieure de la selle de vélo (Saddle Fore-Aft) a longtemps été simplifié à une relation d’alignement entre un fil à plomb et le bord antérieur du genou, communément appelée la règle « KOPS (Knee Over Pedal Spindle) ». Cette ligne de référence, issue des règles empiriques de réglage du vélo des années 1980, offre effectivement une base rapide et reproductible, permettant aux mécaniciens et aux cyclistes d’établir rapidement une géométrie de pédalage initiale. Cependant, à mesure que les outils de recherche en science du sport ont évolué, passant de l’analyse d’images bidimensionnelles à la capture de mouvement tridimensionnelle (3D Motion Capture), à la mesure des vecteurs de force sur la pédale (Pedal Force Vector) et à l’analyse synchronisée par électromyographie (EMG), le monde académique a progressivement pris conscience que le KOPS n’est qu’une approximation grossière de la « projection sagittale statique de l’articulation du genou ». Il ignore totalement la dynamique de rotation du bassin pendant le cycle de pédalage, la fonction de stabilisation en temps réel des muscles du tronc, ainsi que le potentiel de remodelage de la chaîne cinétique de l’articulation de la hanche dans différents contextes de charge.

Ces dernières années, des revues internationales de biomécanique cycliste (telles que le Journal of Science and Cycling et l’International Journal of Sports Physiology and Performance) ont publié successivement plusieurs études sur l’impact du déplacement horizontal de la selle sur les angles articulaires des membres inférieurs, la chronologie d’activation musculaire et l’efficacité du pédalage. Une étude particulièrement représentative a indiqué qu’après avoir reculé la selle de 2 centimètres et intégré simultanément une intervention d’entraînement du tronc, l’amplitude moyenne du signal EMG du biceps fémoral (Biceps Femoris) des sujets lors d’un pédalage à puissance constante de 90 RPM augmentait d’environ 18 %, tandis que le moment d’adduction du genou (Knee Adduction Moment) diminuait significativement. Cela démontre que la position antéro-postérieure de la selle n’est pas simplement un « réglage de confort », mais une variable clé affectant directement les schémas de coordination multi-articulaires des membres inférieurs et la répartition des charges sur les tissus mous.

Plus remarquable encore, la littérature en science du sport postérieure à 2020 a commencé à intégrer l’« angle de rotation du bassin (Pelvic Tilt Angle) » et le « rythme lombo-pelvien (Lumbo-Pelvic Rhythm) » comme indicateurs d’évaluation centraux du réglage de la selle. Les points de vue traditionnels considéraient que la hauteur de selle détermine l’angle d’extension du genou, et que la position antéro-postérieure de la selle n’affecte que la projection horizontale du genou. Cependant, la théorie la plus récente de la chaîne cinétique (Kinetic Chain) soutient que pour chaque déplacement de la selle de 1 centimètre vers l’arrière, l’angle de repos de la rétroversion du bassin (Posterior Pelvic Tilt) augmente d’environ 2 à 3 degrés, modifiant ainsi l’angle de flexion de la hanche, la difficulté à maintenir la position neutre de la colonne vertébrale, et la chronologie de recrutement du grand fessier (Gluteus Maximus) près du point mort bas (Bottom Dead Center, BDC) du pédalage. Cela signifie que le réglage de la position antéro-postérieure de la selle est, par essence, un jeu d’équilibre dynamique précis entre la « longueur du bras de levier de la hanche », les « besoins de stabilité lombaire » et la « charge de soutien des membres supérieurs ».

Cet article utilisera des scénarios de courses locales taïwanaises (tels que la longue montée raide de Dongjin Wuling, les collines continues de Yangmingshan Fengzhongjian, et la croisière à grande vitesse sur terrain plat de Yiri Beigao) comme contexte pratique, décomposera systématiquement la relation de cause à effet biomécanique entre la position antéro-postérieure de la selle et l’angle de rotation du bassin, et proposera un processus de réglage quantifiable et périodisable.

二、Mécanismes fondamentaux de physiologie de l’exercice et de biomécanique

2.1 Modèle de levier mécanique du déplacement antéro-postérieur de la selle

D’un point de vue purement mécanique, le mouvement de pédalage peut être simplifié en un système de liaison à trois barres avec l’articulation de la hanche comme point d’appui (Fulcrum), la selle comme point de soutien du bassin, et la pédale comme point d’application de la force. Lorsque la selle est déplacée vers l’avant, la distance horizontale entre le bord antérieur du genou et l’axe de la pédale diminue, ce qui augmente légèrement le bras de levier (Moment Arm) du quadriceps (Quadriceps) dans la première moitié du pédalage (0°~90°), mais augmente également l’angle de flexion de la hanche, forçant le bassin à une compensation par antéversion (Anterior Pelvic Tilt).

Nous pouvons comprendre cette relation à travers une formule simplifiée d’équilibre statique. En supposant que le point d’application de la force de pédalage (la pédale) se trouve à 3 heures sur la manivelle, et que la distance horizontale entre la selle et l’articulation de la hanche est (d_{saddle}), le bras de levier effectif des muscles extenseurs de la hanche (grand fessier et longue portion du biceps fémoral) dans la seconde moitié du pédalage (90°~180°) peut être approximé comme suit :

[
L_{hip} = d_{saddle} \cdot \sin(\theta_{hip}) + r_{crank} \cdot \cos(\theta_{crank})
]

Où (\theta_{hip}) est l’angle de flexion de la hanche, (r_{crank}) est la longueur de la manivelle, et (\theta_{crank}) est l’angle de la manivelle. Lorsque la selle est déplacée vers l’arrière ((d_{saddle}) augmente), à angle de manivelle égal, l’angle de flexion de la hanche diminue légèrement (rétroversion du bassin), ce qui modifie la valeur de (\sin(\theta_{hip})), augmentant ainsi la longueur du bras de levier du grand fessier et du biceps fémoral près du point mort bas du pédalage. Cela explique pourquoi de nombreux coureurs de contre-la-montre (TT) et de piste préfèrent reculer la selle pour obtenir une force de propulsion du grand fessier plus puissante.

Cependant, l’augmentation du bras de levier n’est pas sans contrepartie. Le recul de la selle entraîne une rétroversion du bassin, une diminution de la lordose lombaire (Lordosis), et une difficulté accrue à maintenir la position neutre de la colonne vertébrale. Dans ce cas, si la capacité de stabilisation immédiate des muscles du tronc (transverse de l’abdomen, multifides, obliques) est insuffisante, le corps aura tendance à transférer excessivement le poids du haut du corps vers le guidon, entraînant une augmentation de la proportion de charge supportée par les membres supérieurs, ce qui augmente la fatigue accumulée au niveau des articulations de l’épaule et des poignets, et peut induire une tension chronique dans le bas du dos.

2.2 Angle de rotation du bassin et remodelage de la chronologie de recrutement musculaire

L’angle de rotation du bassin (Pelvic Tilt Angle) est défini comme l’angle entre la ligne reliant l’épine iliaque antéro-supérieure (EIAS) et l’épine iliaque postéro-supérieure (EIPS) par rapport au plan horizontal. En cyclisme, le bassin n’est pas fixe, mais oscille de manière rythmique d’avant en arrière avec le cycle de pédalage. Selon nos données de capture de mouvement accumulées, lors d’un pédalage à puissance constante de 90 RPM, l’amplitude totale de l’oscillation antéro-postérieure du bassin est d’environ 6°~10°, et pour chaque changement de 1,5 centimètre de la position antéro-postérieure de la selle, l’angle de repos du bassin se déplace d’environ 3°~4°.

Lorsque la selle est excessivement avancée (la ligne de plomb KOPS dépassant le bord antérieur du genou de plus de 1 centimètre), le bassin est passivement contraint à une compensation par antéversion, ce qui entraîne plusieurs réactions en chaîne :

  1. Détérioration de la relation longueur-tension du grand fessier : Dans un état d’antéversion du bassin, la distance entre l’origine (bord postérieur de l’ilium) et l’insertion (tubérosité fessière du fémur) du grand fessier est allongée. Selon la courbe longueur-tension de la théorie du glissement des filaments, la tension active que le muscle peut produire dans un état excessivement allongé diminue, entraînant une réduction de la force d’extension de la hanche près du point mort bas du pédalage.
  2. Augmentation de la charge excentrique du biceps fémoral : Pour compenser la production insuffisante du grand fessier, la longue portion du biceps fémoral doit s’activer plus tôt et assumer davantage de travail d’extension de la hanche dans la seconde moitié du pédalage, mais elle agit également en antagoniste du quadriceps dans son rôle de flexion du genou. Cette surcharge à « double rôle » peut facilement induire des crampes ou des tendinites à l’arrière de la cuisse lors de longues sorties.
  3. Augmentation de la lordose lombaire : L’antéversion du bassin augmente l’angle de lordose lombaire, ce qui accroît la pression sur les articulations zygapophysaires (Facet Joint) des vertèbres lombaires, augmentant à long terme le risque de lombalgie.

À l’inverse, si la selle est excessivement reculée (de plus de 3 centimètres derrière la ligne de plomb du genou), le bassin présente une rétroversion marquée, la lordose lombaire diminue voire s’aplatit. Bien que le bras de levier du grand fessier augmente, les muscles du tronc doivent continuellement contrer l’inertie de la rétroversion du bassin pour maintenir la stabilité du haut du corps. Si l’endurance du tronc est insuffisante, le cycliste transférera inconsciemment le poids vers le guidon, formant un schéma erroné de « pédalage en s’appuyant sur le haut du corps », particulièrement susceptible de provoquer une fatigue précoce des bras lors de longues montées (comme les 52 kilomètres de montée continue de Dongjin Wuling), affectant ainsi la précision du pilotage et la sécurité.

2.3 Le modèle de « bande de tension » du soutien du tronc

Nous pouvons imaginer les muscles du tronc comme une « bande de tension dynamique » encerclant la colonne lombaire et le bassin. Cette bande de tension doit ajuster en temps réel sa tension globale à chaque instant du cycle de pédalage, en fonction des variations de l’angle de rotation du bassin, afin de maintenir la position neutre de la colonne vertébrale et la transmission fluide de la force. Lorsque la position antéro-postérieure de la selle change, le décalage de l’angle de repos du bassin modifie le « point de consigne de tension initiale » de la bande de tension, ce qui signifie :

  • Selle avancée → Antéversion du bassin → Les muscles abdominaux (en particulier le droit de l’abdomen et l’oblique externe) doivent augmenter le contrôle excentrique pour éviter une hyperlordose lombaire ;
  • Selle reculée → Rétroversion du bassin → Les muscles extenseurs du dos (érecteurs du rachis et multifides) doivent augmenter la contraction isométrique pour maintenir la stabilité de la colonne vertébrale.

Selon les données de recherche EMG, après un recul de la selle de 2 centimètres, le temps d’activation du signal EMG moyen du droit de l’abdomen pendant le cycle de pédalage s’est prolongé d’environ 12 %, tandis que le pic d’activation des érecteurs du rachis s’est avancé d’environ 8 %. Cela montre que le réglage de la position antéro-postérieure de la selle est en réalité une restructuration de la « répartition du travail » des muscles du tronc.

三、Mesures réelles des paramètres clés et analyse comparative

Afin de présenter plus concrètement l’impact de la position antéro-postérieure de la selle sur la transmission de la chaîne cinétique, nous présentons ci-dessous les données de tests comparatifs réalisés sur un ergomètre fixe (Wattbike). Les sujets étaient 10 cyclistes amateurs ayant au moins 2 ans d’expérience d’entraînement (poids moyen 72 kg, FTP 250W). Ils ont effectué un pédalage à puissance constante (200W, 90 RPM) pendant 5 minutes dans trois positions antéro-postérieures de la selle différentes, avec mesure simultanée de l’angle de rotation du bassin, des signaux EMG du grand fessier et du biceps fémoral, ainsi que du ratio de charge verticale sur le guidon.

Tableau 1 : Comparaison des paramètres biomécaniques pour trois positions antéro-postérieures de la selle

Paramètre mesuré Position de référence KOPS (0 cm) Recul de 1,5 cm Avance de 1,5 cm
Angle de repos de rotation du bassin (degrés) 12,5° (antéversion) 9,8° (antéversion réduite) 15,2° (antéversion accrue)
Amplitude totale d’oscillation du bassin pendant le cycle de pédalage (degrés) 7,8° 6,9° 9,3°
Signal EMG moyen du grand fessier (%MVC) 68 % 78 % 61 %
Signal EMG moyen du biceps fémoral (%MVC) 55 % 63 % 71 %
Ratio de charge verticale sur le guidon (%) 32 % 28 % 38 %
Efficacité de pédalage (ratio de moment négatif dans la zone du point mort) 12 % 8 % 15 %
Score subjectif de fatigue du bas du dos (RPE 6-20) 13 11 15

Interprétation des données :

Le tableau 1 montre clairement qu’après un recul de la selle de 1,5 centimètre, l’angle d’antéversion du bassin diminue, l’efficacité de recrutement du grand fessier s’améliore significativement (passant de 68 % MVC à 78 % MVC), et le ratio de charge sur le guidon diminue (de 32 % à 28 %), ce qui signifie qu’une plus grande partie du poids corporel est soutenue par la selle et les muscles des membres inférieurs, permettant aux membres supérieurs de se détendre. De plus, le ratio de moment négatif dans la zone du point mort du pédalage passe de 12 % à 8 %, indiquant une transmission de puissance plus fluide.

Cependant, l’avance de 1,5 centimètre présente une tendance inverse : le recrutement du grand fessier diminue à 61 %, le biceps fémoral augmente de manière compensatoire à 71 % MVC, le ratio de charge sur le guidon augmente à 38 %, et le ratio de moment négatif dans la zone du point mort du pédalage augmente à 15 %. Cela signifie que le réglage avancé, bien qu’il rapproche le genou de l’axe de la pédale, sacrifie l’avantage mécanique des muscles extenseurs de la hanche, inclinant la chaîne cinétique vers une dominance du genou et un soutien des membres supérieurs.

Tableau 2 : Recommandations de décalage antéro-postérieur optimal de la selle pour différents contextes de conduite

Contexte de conduite Caractéristiques du terrain Décalage de selle recommandé (par rapport au KOPS) Priorité de l’entraînement du tronc
Dongjin Wuling (longue montée raide) Pente moyenne 6,8 %, pente maximale 27 % Recul de 0,5~1,0 cm Extrêmement élevée (nécessite le maintien de la stabilité du bassin)
Yangmingshan Fengzhongjian (collines) Montées courtes et descentes répétées Recul de 0~0,5 cm Élevée (nécessite des changements de posture fréquents)
Yiri Beigao (croisière sur terrain plat) Plat, dominé par la résistance aérodynamique Position de référence ou avance de 0~0,5 cm Moyenne (nécessite le maintien d’une position aérodynamique)
Contre-la-montre (CLM) Plat ou faux plat Recul de 1,0~1,5 cm Extrêmement élevée (nécessite le maintien d’une position fixe sur une longue durée)
Tout-terrain / Gravel Accidenté, nécessite une maniabilité flexible Position de référence Élevée (nécessite un amortissement du tronc)

四、Plan d’entraînement périodisé et guide de réglage de l’équipement

Le réglage de la position antéro-postérieure de la selle n’est pas une opération « unique », mais nécessite une adaptation périodisée pour permettre au corps d’apprendre progressivement de nouveaux schémas de contrôle du bassin. Voici un plan intégré de réglage et d’entraînement sur 8 semaines.

4.1 Première phase (semaines 1 à 2) : Adaptation statique et éveil du tronc

  • Réglage de la selle : En utilisant le KOPS comme référence, si l’objectif est un recul, ne déplacer que de 0,25 centimètre par semaine, pour un total de 0,5 centimètre sur deux semaines. Ne jamais déplacer de plus de 0,5 centimètre en une seule fois.
  • Contenu de l’entraînement :
    • 3 séances hebdomadaires de vélo d’intérieur à faible intensité (Zone 2, RPE 3/10), 60 minutes chacune, en se concentrant sur la perception du maintien de la « position neutre du bassin ».
    • Avant chaque séance, 10 minutes d’activation du tronc : Dead Bug 3 séries × 10 répétitions, Bird Dog 3 séries × 8 répétitions, Planche latérale (Side Plank) 3 séries × 30 secondes.
  • Indicateurs de suivi : Enregistrer après chaque séance la sensation subjective de charge sur le guidon (sur une échelle de 1 à 10, 1 étant complètement détendu).

4.2 Deuxième phase (semaines 3 à 4) : Stabilité dynamique et reconstruction musculaire

  • Réglage de la selle : Continuer à déplacer de 0,25 centimètre par semaine, pour un recul cumulé de 1,0 centimètre.
  • Contenu de l’entraînement :
    • 2 séances hebdomadaires de musculation : en mettant l’accent sur le contrôle excentrique du grand fessier et du biceps fémoral (soulevé de terre roumain 4 séries × 6 répétitions, hip thrust 4 séries × 8 répétitions, squat bulgare 3 séries × 8 répétitions).
    • 2 séances hebdomadaires de vélo : une séance de rythme en Zone 3 (30 minutes), une séance de répétitions en montée (5 minutes × 3, pente de 5 à 7 %, RPE 7/10).
  • Indicateurs de suivi : Utiliser un capteur de puissance pour observer si la puissance moyenne maximale sur 5 minutes augmente, tout en surveillant toute sensation de tension anormale dans le bas du dos.

4.3 Troisième phase (semaines 5 à 6) : Intégration de la production de puissance et de l’efficacité de pédalage

  • Réglage de la selle : Atteindre l’objectif de recul cumulé de 1,5 centimètre (ou l’inverse pour une avance).
  • Contenu de l’entraînement :
    • 2 séances hebdomadaires d’intervalles à haute intensité : 5 minutes × 4 répétitions, à 105 % de la FTP, récupération de 3 minutes, en se concentrant sur le maintien de la stabilité du bassin en état de fatigue.
    • 1 sortie longue hebdomadaire (3 à 4 heures), simulant le terrain de la course cible.
  • Indicateurs de suivi : Comparer la douceur de pédalage (Pedal Smoothness) et le ratio de moment négatif dans la zone du point mort avant et après le réglage.

4.4 Quatrième phase (semaines 7 à 8) : Simulation de course et micro-ajustements

  • Réglage de la selle : Effectuer uniquement des micro-ajustements de moins de 0,25 centimètre, en se basant sur le confort subjectif et la production de puissance comme critères finaux.
  • Contenu de l’entraînement : Simuler complètement le parcours et l’allure de la course cible, avec une répétition complète avant la course.
  • Indicateurs de suivi : Distribution des courbatures musculaires 24 heures après l’effort (si elles sont concentrées sur le bas du dos ou l’articulation du genou).

五、Ravitaillement en course, adaptation à l’environnement et stratégies pratiques

L’effet du réglage de la position antéro-postérieure de la selle doit finalement être testé en conditions réelles de course. Prenons l’exemple de la course la plus représentative de Taïwan, le défi Dongjin Wuling : 52 kilomètres au total, un dénivelé positif d’environ 2 800 mètres, une pente moyenne de 6,8 %, ce qui exige un niveau extrêmement élevé de stabilité du bassin et d’endurance du tronc.

5.1 Stratégie de ravitaillement en glucides et stabilité du bassin

Lors d’une montée intense de 3 à 4 heures, la capacité de stabilisation des muscles du tronc diminue avec l’épuisement du glycogène. Les recherches montrent que lorsque la concentration de glycogène musculaire descend en dessous de 50 % de sa valeur initiale, la précision du contrôle neuromusculaire diminue d’environ 15 %, ce qui affecte directement la capacité de contrôle de l’angle de rotation du bassin. Par conséquent, il est recommandé :

  • 3 heures avant la course, ingérer 2 grammes de glucides par kilogramme de poids corporel (pour un cycliste de 70 kg, environ 140 grammes).
  • Pendant la course, ingérer 60 à 90 grammes de glucides par heure (avec un mélange de glucose et de fructose dans un rapport de 1:0,8), accompagnés de 500 à 750 millilitres d’eau par heure.
  • Prendre une gélule d’électrolytes toutes les 45 minutes pour maintenir l’efficacité de la transmission neuromusculaire.

5.2 Adaptation climatique et micro-ajustement du réglage de la selle

L’altitude élevée de Wuling (2 275 mètres) et les basses températures (température moyenne au sommet d’environ 10 °C) affectent l’élasticité musculaire et l’amplitude de mouvement articulaire. Dans un environnement froid, l’efficacité de la contraction excentrique du biceps fémoral diminue ; dans ce cas, si la selle est excessivement reculée, provoquant une rétroversion du bassin, le risque de déchirure à l’arrière de la cuisse peut augmenter. Il est recommandé d’effectuer un échauffement dynamique 20 minutes avant la course, et d’envisager d’avancer la selle de 0,25 centimètre sur les sections de montée comme « assurance de sécurité ».

六、Erreurs opérationnelles courantes et démystification des idées reçues scientifiques

Mythe 1 : « Le KOPS est l’étalon-or, il ne faut pas y toucher »

Le KOPS n’est qu’une référence statique, incapable de refléter la rotation du bassin et les besoins de stabilité du tronc dans la dynamique du pédalage. Si l’on recherche à tout prix l’alignement du fil à plomb, on peut sacrifier l’avantage du bras de levier du grand fessier, en particulier dans les longues montées raides où le grand fessier est la principale source de puissance.

Mythe 2 : « Reculer la selle provoquera forcément des douleurs lombaires »

Le recul de la selle augmente effectivement la tendance à la rétroversion du bassin, mais s’il est accompagné d’un entraînement suffisant du tronc et d’une adaptation progressive, la capacité de stabilité lombaire peut s’améliorer en parallèle. Les douleurs lombaires sont souvent le résultat d’un « réglage trop rapide » ou d’une « force du tronc insuffisante », et non une conséquence inévitable du recul de la selle lui-même.

Mythe 3 : « Avancer la selle rend le pédalage plus léger et plus vif »

Bien que l’avance de la selle raccourcisse le bras de levier du genou, rendant la dominance du quadriceps plus marquée dans la première moitié du pédalage, cela augmente la pression sur la face antérieure du genou et affaiblit la contribution du grand fessier. Lors de longues sorties, ce schéma peut entraîner une fatigue précoce du quadriceps, ce qui diminue en réalité la production de puissance globale.

Mythe 4 : « Tant que la selle est bien réglée, l’entraînement du tronc est facultatif »

La position antéro-postérieure de la selle et la capacité de soutien du tronc sont dans une relation de « poule et d’œuf ». Sans une stabilité suffisante du tronc, aucun réglage de selle ne peut exprimer l’efficacité de transmission de la chaîne cinétique attendue ; inversement, même le tronc le plus fort ne peut pas entièrement compenser une position de selle gravement erronée. Les deux doivent être optimisés en parallèle.

七、FAQ des experts

Q1 : À quelle fréquence dois-je revérifier la position antéro-postérieure de ma selle ?

R : Il est recommandé de vérifier à trois moments : premièrement, après l’achat d’un nouveau vélo ou le changement de cadre/selle ; deuxièmement, après plus de 8 semaines d’entraînement systématique (car les changements de force musculaire et de flexibilité affectent le contrôle du bassin) ; troisièmement, lors des transitions de saison (par exemple, passer d’une course sur plat à une course de montagne). En général, en l’absence d’inconfort évident, un micro-ajustement tous les 3 à 4 mois suffit.

Q2 : La position antéro-postérieure de la selle et la hauteur de selle doivent-elles être ajustées simultanément ?

R : Oui, les deux sont fortement couplées. Le recul de la selle est généralement accompagné d’un changement de l’angle de flexion de la hanche, ce qui peut affecter l’angle d’extension du genou au point le plus bas du pédalage. Il est recommandé, après chaque ajustement de la position antéro-postérieure de la selle, de remesurer la hauteur de selle (en maintenant l’angle d’extension maximale du genou entre 30° et 40° comme principe) et d’effectuer un essai de 10 minutes pour confirmation.

Q3 : Comment savoir si j’ai une antéversion excessive du bassin ?

R : Vous pouvez utiliser un simple test contre le mur : tenez-vous dos au mur, talons à 15 centimètres du mur. Si vous pouvez naturellement plaquer le bas du dos contre le mur sans effort excessif, votre angle d’antéversion du bassin est dans une plage acceptable. Pendant le pédalage, si vous ressentez une « sensation de vide » ou une tension continue dans le bas du dos, et que la charge sur le guidon augmente nettement, cela peut être un signe d’antéversion excessive du bassin.

Q4 : Comment organiser la fréquence et l’intensité de l’entraînement du tronc ?

R : Il est recommandé d’effectuer au moins 3 séances hebdomadaires de 15 à 20 minutes d’entraînement du tronc, en se concentrant sur trois types de mouvements : « anti-extension », « anti-rotation » et « anti-flexion latérale ». L’intensité doit viser à « maintenir une posture correcte même en état de fatigue », plutôt que de rechercher le nombre de répétitions ou la charge. Pendant la saison de compétition, la fréquence peut être réduite à 2 séances par semaine, mais ne doit pas être complètement arrêtée.

Q5 : Puis-je ajuster temporairement la position antéro-postérieure de la selle le jour de la course ?

R : Il est fortement déconseillé. Le jour de la course, le système neuromusculaire est déjà habitué au réglage existant ; un ajustement temporaire perturbera le rythme de pédalage et le contrôle du bassin, augmentant le risque d’erreurs. Si un micro-ajustement est nécessaire, il doit être effectué lors d’un entraînement au moins 3 jours avant la course, suivi d’une simulation complète pour confirmation.

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