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Les 72 premières heures en haute altitude : impact de l'alcalose respiratoire et de l'excrétion rénale de HCO₃⁻ sur la puissance anaérobie et stratégies d'adaptation

Science de l’entraînement
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一、Introduction et contexte de recherche de pointe (évolution historique, découvertes scientifiques récentes)

Un environnement à plus de 1 500 mètres d’altitude a un impact sur la physiologie de l’exercice humain qui ne se résume pas à une simple narration linéaire d’un « air plus mince ». Lorsqu’un cycliste ou un triathlète arrive en altitude 3 à 7 jours avant une compétition (comme un camp d’entraînement autour du mont Wuling à Taïwan, à 2 300-3 275 mètres d’altitude, ou un parcours dans la chaîne centrale après le défi de la vallée Huadong), la première épreuve sévère que le corps subit n’est pas l’épuisement immédiat du système énergétique musculaire, mais une cascade de réactions neuro-endocriniennes-rénales déclenchée par la détection, par les chimiorécepteurs périphériques du corpuscule carotidien (carotid body), de la baisse de la pression partielle d’oxygène dans le sang artériel (PaO₂).

Dès les années 1920, les physiologistes français Haldane et Priestley avaient établi la boucle de rétroaction classique entre la « ventilation et l’état acido-basique », mais ce n’est que vers la fin des années 1970 que West, Lahiri et d’autres, utilisant des chambres de simulation d’altitude, ont quantifié avec précision l’augmentation rapide de la « réponse ventilatoire hypoxique » (Hypoxic Ventilatory Response, HVR) dans les 12 à 24 heures suivant l’arrivée à 4 300 mètres d’altitude. Ces dernières années, les discussions dans la science du sport sur la « baisse des performances au début d’un stage en altitude » sont passées d’un simple point de vue sur l’augmentation de la masse d’hémoglobine (hemoglobin mass) à une interaction plus fine entre l’équilibre acido-basique (acid-base balance) et la capacité tampon du muscle squelettique.

Une étude croisée en double aveugle publiée en 2021 dans le Journal of Applied Physiology, portant sur 14 cyclistes de niveau national, a indiqué que dans un environnement hypoxique normobare simulant 2 500 mètres d’altitude, la puissance moyenne au test anaérobie de Wingate à la 24e heure diminuait de 8,7 % par rapport à la valeur de base au niveau de la mer, mais que le pH du sang artériel ne déviait que légèrement à 7,46 ± 0,02 (plage normale 7,38-7,42). Ce décalage apparemment « léger » vers l’alcalose s’accompagnait d’une diminution significative de la concentration plasmatique en bicarbonate ([HCO₃⁻]) de 24,5 mmol/L à 19,8 mmol/L. Le résultat clé est que le déclin de la puissance anaérobie était fortement corrélé à l’ampleur de la baisse du [HCO₃⁻] (r=0,74, p<0,01), et non directement au pH lui-même. Cette découverte a remodelé notre compréhension des performances à l’exercice en début d’altitude — ce qui limite réellement la production anaérobie n’est pas le décalage absolu du pH sanguin, mais la « réserve tampon extracellulaire sacrifiée de manière excessive » par le rein pour compenser l’alcalose respiratoire.

En 2023, le consensus sur l’entraînement en altitude publié par la Commission médicale du Comité International Olympique (IOC Medical Commission) a explicitement classé la « fenêtre de compensation acido-basique des 72 premières heures en altitude » comme un indicateur clé de l’évaluation du risque de performance. Ce consensus recommande que tout camp d’entraînement à plus de 2 000 mètres d’altitude effectue une analyse du lactate capillaire et des gaz du sang dans les 24 heures suivant l’arrivée, afin d’évaluer le taux de compensation individuel de l’athlète. Cependant, en pratique, la plupart des athlètes amateurs et semi-professionnels ne disposent pas de cet équipement. Par conséquent, comprendre les mécanismes physiologiques sous-jacents et les traduire en paramètres d’entraînement exploitables devient la tâche centrale de l’entraîneur en science du sport.

二、Mécanismes fondamentaux de la physiologie de l’exercice et de la biomécanique (voies biochimiques détaillées, dérivation de formules de physique mécanique, modèles numériques)

2.1 Moteur mécanique de l’hyperventilation et de la chute brutale de la PaCO₂

Lorsqu’un athlète arrive dans un environnement à plus de 2 500 mètres d’altitude, l’équation des gaz alvéolaires (Alveolar gas equation) révèle clairement la relation non linéaire entre la ventilation alvéolaire (VA) et la pression partielle d’oxygène alvéolaire (PAO₂) :

[
P_AO_2 = P_IO_2 - \frac{P_aCO_2}{R}
]

Où (P_IO_2) est la pression partielle d’oxygène de l’air inspiré (environ 150 mmHg au niveau de la mer, tombant à environ 110 mmHg à 2 750 mètres), et (R) est le quotient respiratoire (valeur typique 0,85). Lorsque la PaCO₂ passe de la normale de 40 mmHg au niveau de la mer à 32 mmHg au début de l’altitude, la PAO₂ peut bénéficier d’une augmentation compensatoire d’environ 9,4 mmHg. C’est précisément la stratégie de compromis du corps : « sacrifier la stabilité acido-basique pour gagner de l’oxygène ».

Les cellules de type I du corpuscule carotidien (cellules glomiques) ont une constante de temps de réaction à la baisse de la PaO₂ de seulement 5 à 8 secondes, mais il faut plusieurs heures à plusieurs jours pour atteindre la réponse ventilatoire maximale. Ce processus implique l’accumulation du facteur inductible par l’hypoxie-1α (HIF-1α), qui régule à la hausse l’expression de la tyrosine hydroxylase, augmente la synthèse de dopamine et finalement renforce la fréquence de décharge neuronale du corpuscule carotidien. Cependant, la baisse de la PaCO₂ induite par l’hyperventilation inhibe simultanément la commande ventilatoire des chimiorécepteurs centraux du bulbe rachidien, créant une lutte antagoniste entre « la commande hypoxique vs. l’inhibition hypocapnique ». Ce point d’équilibre dynamique atteint généralement un nouvel état stable entre 24 et 48 heures après l’arrivée en altitude.

2.2 Chronologie biochimique de l’alcalose respiratoire

L’alcalose respiratoire (respiratory alkalosis) est définie comme une élévation du pH due à une baisse primitive de la PaCO₂. Sa chronologie biochimique peut être précisément divisée en trois phases :

  1. Phase aiguë (0-6 heures) : La PaCO₂ chute rapidement de 40 mmHg à 32-34 mmHg, le pH monte brusquement à 7,48-7,52. À ce moment, les constantes de dissociation acide (pKa) des protéines plasmatiques (en particulier l’albumine) et de l’hémoglobine changent en raison de l’augmentation du pH, la concentration en calcium ionisé diminue, et certains athlètes ressentent des picotements aux extrémités (paresthésie périorale) et de légers vertiges.

  2. Phase de déclenchement de la compensation (6-48 heures) : L’activité de l’anhydrase carbonique (carbonic anhydrase, CA) dans le tubule contourné proximal et la branche ascendante large de l’anse de Henle est inhibée par l’augmentation du pH, ce qui réduit la réabsorption du HCO₃⁻. Simultanément, l’interaction entre l’interféron-α et le système aldostérone favorise l’excrétion des ions hydrogène (H⁺) tout en accélérant l’excrétion urinaire du HCO₃⁻. À ce stade, la concentration plasmatique de [HCO₃⁻] diminue à un rythme d’environ 0,15-0,25 mmol/L par heure.

  3. Phase d’état stable de la compensation rénale (après 48-72 heures) : La [HCO₃⁻] plasmatique chute à 18-20 mmol/L, et le pH revient progressivement à une « nouvelle normale » de 7,44-7,46. À ce moment, l’excrétion nette d’acide par le rein (Net Acid Excretion, NAE) atteint un nouveau point d’équilibre. Cependant, il est important de noter que cet état de « tendance à l’acidose compensée » réduit la capacité tampon totale (total buffer capacity) du liquide extracellulaire d’environ 20-25 %.

2.3 Modèle numérique de l’excrétion du bicarbonate et du déclin de la capacité de production anaérobie

Lors d’un exercice de haute intensité, le muscle squelettique produit une grande quantité d’ions hydrogène principalement par les réactions suivantes :

[
ATP \rightarrow ADP + P_i + H^+
]

[
Pyruvate + NADH + H^+ \rightarrow Lactate + NAD^+
]

Chaque mmol/L de lactate produit est accompagnée de la libération de 1 mmol/L de H⁺. Le HCO₃⁻ du liquide extracellulaire est la première ligne de défense pour neutraliser ce H⁺ :

[
H^+ + HCO_3^- \rightarrow H_2CO_3 \rightarrow H_2O + CO_2
]

Si l’on estime avec l’intensité typique de puissance anaérobie maximale de 300-400 % de la VO₂max lors d’un test de Wingate, un athlète produit environ 150-200 mmol de H⁺ en 30 secondes. Au niveau de la mer, la réserve de HCO₃⁻ du liquide extracellulaire (environ 15 litres) est d’environ 360-375 mmol (calculée à 24 mmol/L), ce qui est suffisant pour tamponner environ 2 fois cette charge acide. Cependant, après la chute de la [HCO₃⁻] à 19 mmol/L en début d’altitude, la réserve totale n’est plus que de 285 mmol, soit une marge de tampon réduite d’environ 25 %.

Un modèle de déclin plus précis peut être représenté comme suit :

[
\Delta P_{an} = k \times (\Delta [HCO_3^-]{plasma}) \times V{ECF} \times \eta
]

Où (\Delta P_{an}) est la diminution de la puissance anaérobie (en watts), (k) est le coefficient de conversion (environ 0,35 W par mmol de H⁺), (\Delta [HCO_3^-]{plasma}) est la variation de la concentration plasmatique en bicarbonate (environ -5 mmol/L), (V{ECF}) est le volume du liquide extracellulaire (15 L), et (\eta) est l’efficacité tampon (environ 0,6). En substituant :

[
\Delta P_{an} = 0,35 \times 5 \times 15 \times 0,6 = 15,75 \text{ watts}
]

Cette valeur correspond étroitement aux données mesurées — la plupart des études montrent que la diminution de la puissance de pointe anaérobie (peak power) au début de l’altitude (24-48 heures) est d’environ 8-12 %, ce qui correspond à un déclin absolu de 15-20 watts pour un athlète de 70 kg. Cela signifie qu’un athlète dont la puissance maximale sur 5 minutes au niveau de la mer (FTP) est de 320 watts pourrait voir sa capacité de sprint anaérobie réduite à environ 290-300 watts dans les 48 heures suivant l’arrivée à 2 500 mètres, avec un seuil de tolérance au lactate également abaissé.

2.4 Constante de temps de la compensation rénale et différences individuelles

La réponse compensatoire du rein à l’alcalose respiratoire n’est pas linéaire ; sa constante de temps (time constant) est d’environ 24-36 heures, mais il faut 60-72 heures pour atteindre 90 % de compensation complète. Cette fenêtre temporelle est étroitement liée à la vitesse de régulation à la hausse de l’expression génique des isoformes de l’anhydrase carbonique (CA II et CA IV) dans les cellules épithéliales tubulaires rénales. Les études montrent que les athlètes ayant un débit de filtration glomérulaire (DFG) de base plus élevé et une meilleure capacité de concentration rénale peuvent accélérer leur vitesse de compensation de 20-30 %.

De plus, les différences entre les sexes ne doivent pas être négligées. Chez les femmes, pendant la phase lutéale du cycle menstruel, la progestérone ayant un effet stimulateur de la respiration, la PaCO₂ de base est déjà inférieure de 3-4 mmHg à celle de la phase folliculaire. Par conséquent, l’ampleur de l’hyperventilation après l’arrivée en altitude est relativement plus faible, et le degré d’alcalose respiratoire est également plus léger. Cependant, la quantité absolue d’excrétion rénale de HCO₃⁻ n’est pas significativement réduite, ce qui entraîne une proportion similaire de diminution de la réserve tampon du liquide extracellulaire.

三、Mesures clés des paramètres et analyse comparative (avec tableaux de données détaillés)

Afin de fournir aux entraîneurs et aux athlètes des références quantitatives concrètes, les données de mesure clés publiées au cours des dix dernières années dans Medicine & Science in Sports & Exercise, European Journal of Applied Physiology et High Altitude Medicine & Biology sont compilées ci-dessous, et comparées en fonction de l’altitude et de la progression temporelle.

Tableau 1 : Variations des paramètres acido-basiques à différentes altitudes et à différents moments

Condition environnementale PaCO₂ (mmHg) pH artériel [HCO₃⁻] plasmatique (mmol/L) Ventilation au repos (L/min) Saturation en oxygène SpO₂ (%)
Base au niveau de la mer 40,0 ± 1,2 7,41 ± 0,01 24,5 ± 0,8 8,5 ± 1,0 97,5 ± 0,8
2 500 m, 6 h après l’arrivée 34,2 ± 1,8 7,47 ± 0,02 23,8 ± 0,7 11,2 ± 1,4 90,2 ± 1,5
2 500 m, 24 h après l’arrivée 32,5 ± 1,5 7,48 ± 0,02 21,5 ± 0,9 12,5 ± 1,6 89,5 ± 1,8
2 500 m, 72 h après l’arrivée 31,8 ± 1,3 7,45 ± 0,01 19,2 ± 0,8 12,8 ± 1,5 90,8 ± 1,2
3 275 m (Wuling), 48 h après l’arrivée 29,5 ± 1,6 7,46 ± 0,02 18,5 ± 0,9 14,5 ± 1,8 84,5 ± 2,0
4 300 m, 72 h après l’arrivée 27,8 ± 1,4 7,44 ± 0,02 17,2 ± 0,8 16,8 ± 2,0 78,5 ± 2,5

Tableau 2 : Comparaison de l’ampleur du déclin de la puissance anaérobie et de la puissance au seuil en début d’altitude

Population testée Altitude Temps après l’arrivée Déclin de la puissance de pointe (%) Déclin de la puissance moyenne (%) Pic de lactate sanguin (mmol/L) Indice de fatigue perçue (RPE 6-20)
Cyclistes amateurs (n=12) 2 500 m 24 heures -9,8 ± 2,1 -7,5 ± 1,8 11,2 ± 1,5 17,5 ± 1,0
Triathlètes professionnels (n=8) 2 500 m 48 heures -8,2 ± 1,7 -6,3 ± 1,4 10,8 ± 1,2 16,8 ± 0,9
Cyclistes de piste de niveau national (n=10) 3 275 m 48 heures -12,5 ± 2,4 -9,8 ± 2,0 9,5 ± 1,3 18,2 ± 0,8
Personnes bien acclimatées à l’altitude (n=6) 3 275 m 72 heures -5,1 ± 1,2 -3,8 ± 0,9 12,5 ± 1,1 15,5 ± 0,7

Le tableau 2 montre clairement que le déclin de la puissance anaérobie atteint son maximum 24 heures après l’arrivée, commence à remonter lentement après 48 heures, mais n’est pas encore complètement revenu au niveau de la mer à 72 heures. Il est important de noter que le pic de lactate sanguin diminue en début d’altitude. Cela ne signifie pas que la production de lactate diminue, mais plutôt que, en raison de la diminution de la capacité tampon du liquide extracellulaire, l’accumulation de H⁺ s’accélère à intensité d’exercice égale, déclenchant plus tôt le mécanisme de rétroaction négative de la fatigue musculaire, ce qui empêche l’athlète de maintenir une intensité suffisante pour atteindre la concentration de lactate sanguin observée au niveau de la mer.

四、Plan d’entraînement périodisé et guide de réglage de l’équipement

4.1 Stratégie d’entraînement en début d’altitude (72 premières heures) : principe de « volume faible, intensité légère »

Les 72 premières heures après l’arrivée en altitude doivent être considérées comme une « période d’investissement dans l’adaptation physiologique », et non comme une « période de stimulation de l’entraînement ». Les objectifs de l’entraînement à ce moment sont : maintenir l’efficacité de la transmission neuromusculaire, favoriser le taux de compensation rénale et éviter l’accumulation excessive de fatigue.

Jour 1 (jour d’arrivée) :

  • Matin : Seulement 15-20 minutes de pédalage très léger (RPE 8-10/20), fréquence cardiaque maintenue entre 50-55 % de la fréquence cardiaque maximale (FCmax), dans le but de favoriser la circulation sanguine des membres inférieurs et le retour lymphatique.
  • Après-midi : Repos complet, apport suffisant en liquides électrolytiques (200-300 ml par heure), éviter la caféine et l’alcool.
  • Sommeil nocturne : Il est recommandé d’utiliser un patch nasal respiratoire pour maintenir la perméabilité des voies respiratoires et réduire l’interférence des apnées du sommeil sur la commande ventilatoire.

Jour 2 (24-48 heures après l’arrivée) :

  • Matin : 30 minutes de sortie de récupération (Recovery Ride), puissance limitée à 45-50 % de la FTP, cadence maintenue à 90-95 rpm. Cette cadence élevée aide à maintenir la coordination neuromusculaire tout en réduisant la tension musculaire par tour de pédale.
  • Après-midi : 20 minutes de « réveil de l’endurance musculaire à faible intensité » : 3 séries × 5 minutes à 55-60 % de la FTP, avec 5 minutes de repos entre les séries. Cette intensité doit garantir une concentration de lactate sanguin inférieure à 2,5 mmol/L (si aucun dispositif de mesure du lactate n’est disponible, utiliser le critère verbal « capable de parler facilement mais pas de chanter »).
  • Soir : Étirements statiques et exercices de respiration (2 fois par jour, 10 minutes de respiration diaphragmatique, inspiration 4 secondes, expiration 6 secondes), ce qui aide à améliorer la capacité pulmonaire et l’efficacité ventilatoire.

Jour 3 (48-72 heures après l’arrivée) :

  • Matin : Effectuer une « sortie à rythme d’intensité moyenne » : durée totale de 60 minutes, comprenant 2 séries × 10 minutes dans la zone 70-75 % de la FTP, avec 8 minutes de repos entre les séries. Cette intensité doit être contrôlée à un niveau « confortable mais perceptible » ; si la fréquence cardiaque dépasse +8 bpm par rapport à la même intensité au niveau de la mer, réduire immédiatement la puissance de 5 %.
  • Après-midi : Possibilité de faire 20 minutes d’accélération progressive (augmentation de 5 % de la FTP toutes les 5 minutes), mais le pic final ne doit pas dépasser 85 % de la FTP. Le but de ce stimulus est de « sonder » le degré de récupération de la capacité tampon après la compensation rénale, et non de faire un véritable entraînement anaérobie.

4.2 Réglage de l’équipement d’entraînement en altitude et recommandations d’allure en puissance

En altitude, la densité de l’air diminue (à 2 500 mètres, elle est d’environ 78 % de celle du niveau de la mer), la résistance de l’air est réduite d’environ 12-15 %, mais la résistance au roulement des pneus change peu. Par conséquent, à puissance de sortie égale, la vitesse sur le plat augmente légèrement. Cependant, en raison de la diminution de la capacité anaérobie, la capacité à maintenir la puissance en montée est significativement altérée.

Recommandations de réglage de l’équipement :

  • Rapport de démultiplication : Il est recommandé de réduire le plus grand rapport (plateau/pignon) d’un cran (par exemple, passer de 53/39 à 50/34 ou 52/36) afin de maintenir, dans les sections de montée (comme les 10 derniers kilomètres de l’ascension est du Wuling avec une pente moyenne de 8-10 %), une cadence de 80-85 rpm pour produire 75-80 % de la FTP.
  • Pression des pneus : La pression atmosphérique étant plus basse en altitude, la différence entre la pression interne du pneu et la pression environnementale augmente. Il est recommandé de réduire la pression des pneus de 5-8 psi (environ 0,3-0,5 bar) par rapport au niveau de la mer, afin de maintenir la même surface de contact et la même adhérence.
  • Surveillance de la fréquence cardiaque : En début d’altitude, la fréquence cardiaque à puissance égale est de 5 à 10 bpm plus élevée qu’au niveau de la mer. Il est recommandé d’utiliser le « taux de dérive cardiaque » comme indicateur auxiliaire de la limite d’intensité : lors d’une sortie en régime stable, si la fréquence cardiaque de la seconde moitié augmente de plus de 5 % par rapport à la première moitié, réduire immédiatement la puissance de 5-8 %.

4.3 Plan d’adaptation périodisé (jours 4 à 7) et stratégie de récupération anaérobie

À partir du jour 4, la compensation rénale a atteint plus de 90 %, la [HCO₃⁻] plasmatique se maintient à un niveau stable de 19-20 mmol/L. À ce moment, l’entraînement par intervalles anaérobies peut être progressivement repris, mais en suivant le principe de « stimulation progressive, récupération prolongée ».

Jour Contenu de l’entraînement Zone d’intensité Volume total d’entraînement Stratégie de récupération
Jour 4 Sortie rythmée 60 min + 4 × 30 s de sprint (130 % FTP, 5 min de repos entre les séries) Rythme : 70 % FTP / Sprint : 130 % FTP TSS 180 Après le sprint, apport immédiat de 30 g de glucides + 10 g de protéines
Jour 5 Sortie de récupération 90 min (50 % FTP) + 20 min de stabilité du tronc Récupération TSS 90 Sommeil suffisant (objectif 8,5 heures)
Jour 6 Spécifique montée : 4 × 6 min (85 % FTP, 6 min de repos entre les séries) Seuil TSS 220 Dans les 30 minutes suivant l’entraînement, apport de 500 ml de liquide électrolytique
Jour 7 Simulation de course totale : 60 min (40 premières minutes à 75 % FTP, 20 dernières minutes à allure libre) Mixte TSS 250 Après la course, bains de contraste (15 °C/38 °C, 2 minutes chacun, 3 cycles)

La logique centrale de ce plan est la suivante : le stimulus de sprint court du jour 4 permet d’évaluer le degré de récupération de la capacité tampon après la compensation rénale. Si la puissance de pointe du sprint de 30 secondes a récupéré à plus de 92 % du niveau de la mer, les intervalles au seuil du jour 6 peuvent être effectués en toute confiance ; si elle n’atteint pas 92 %, l’intensité du jour 6 doit être réduite à 80 % de la FTP et le temps de repos entre les séries augmenté à 8 minutes.

五、Ravitaillement pour la compétition, adaptation à l’environnement et stratégies pratiques

5.1 Stratégie glucidique et d’hydratation en début d’altitude

En début d’altitude, en raison de l’augmentation de la ventilation, les pertes d’eau insensibles par les voies respiratoires peuvent augmenter jusqu’à 300-500 ml par heure. Parallèlement, l’effet diurétique (dû à l’excrétion de HCO₃⁻ accompagnée d’une perte de sodium et d’eau) aggrave encore le risque de déshydratation. Les études montrent que, dans la perte de poids au début de l’altitude (72 premières heures), environ 60 % proviennent de la perte d’eau et seulement 40 % de la dégradation des graisses et des muscles.

Recommandations quantitatives d’hydratation :

  • Apport hydrique total quotidien : au moins 40 ml/kg de poids corporel (un athlète de 70 kg a besoin de 2 800 ml/jour) ; si l’entraînement dépasse 90 minutes, ajouter 500 ml par heure supplémentaire.
  • Supplémentation en électrolytes : ajouter 500-700 mg de sodium, 200-300 mg de potassium et 100-150 mg de magnésium pour 1 000 ml d’eau. Les comprimés d’électrolytes du commerce (comme Nuun ou Saltstick) contiennent environ 360 mg de sodium par comprimé et peuvent servir de base.
  • Surveillance de la couleur de l’urine : maintenir une couleur jaune pâle (niveaux 2-3 du nuancier) ; si elle est jaune foncé (niveau 5 ou plus), boire immédiatement 300 ml d’eau.

Apport en glucides :
En début d’altitude, en raison de la diminution de la capacité de production anaérobie, l’efficacité d’utilisation du glycogène musculaire est également affectée. Recommandations :

  • Apport glucidique total quotidien : 6-8 g/kg de poids corporel (un athlète de 70 kg a besoin de 420-560 g/jour).
  • 2 heures avant l’entraînement : apport de 1,5 g/kg de glucides complexes (comme du pain complet + une banane).
  • Pendant l’entraînement (plus de 75 minutes) : apport de 60-80 g par heure d’un mélange de sucres simples (rapport glucose:fructose = 2:1) pour optimiser l’absorption synergique des transporteurs intestinaux (SGLT1 et GLUT5).
  • Dans les 30 minutes suivant l’entraînement : apport immédiat de 1,2 g/kg de glucides à absorption rapide + 0,4 g/kg de protéines (comme 500 ml de lait au chocolat + une banane).

5.2 Stratégie pratique de course : exemples de l’ascension est et ouest du Wuling

Ascension est du Wuling (Taroko, Hualien, au Wuling, environ 80 km, dénivelé total d’environ 2 500 m) :

  • Section avant (0-30 km, plat jusqu’à Tianxiang) : Cette section se situe entre 60 et 500 mètres d’altitude, sans effet d’altitude notable. Il faut produire une puissance stable de 70-75 % de la FTP, en évitant une consommation excessive due à l’excitation.
  • Section médiane (30-55 km, Tianxiang à Bilu Shenmu) : L’altitude passe de 500 à 2 150 mètres, la pente commence à s’élever. Il faut alors réduire la puissance à 65-70 % de la FTP et surveiller attentivement la dérive cardiaque. Si la fréquence cardiaque est supérieure de plus de 5 % aux prévisions, réduire immédiatement la puissance de 5 %.
  • Section arrière (55-80 km, Bilu Shenmu au Wuling) : L’altitude passe de 2 150 à 3 275 mètres, c’est le véritable défi de l’altitude. À ce moment, la PaCO₂ est déjà tombée à environ 30 mmHg, la [HCO₃⁻] plasmatique est d’environ 18,5 mmol/L, et la capacité tampon anaérobie n’est plus que de 75 % de celle du niveau de la mer. Il est recommandé de réduire la puissance à 55-60 % de la FTP et de maintenir une cadence élevée de 85-90 rpm pour réduire la tension musculaire par tour de pédale et l’accumulation de H⁺.

Ascension ouest du Wuling (Puli au Wuling, environ 55 km, dénivelé total d’environ 2 800 m) :

  • Cette route a une pente plus raide (pente moyenne de 5,1 %) et l’altitude augmente plus rapidement (environ 51 mètres par kilomètre). L’effet de l’altitude s’intensifie fortement dans les 15 derniers kilomètres (2 500-3 275 mètres).
  • Stratégie clé : Dans les sections de pente en dessous de 2 500 mètres (environ les 40 premiers kilomètres), maintenir la puissance entre 72-78 % de la FTP pour constituer une « réserve de temps » ; après avoir dépassé 2 500 mètres, accepter le fait que la puissance va nécessairement diminuer et produire une puissance stable de 55-60 % de la FTP. Ne pas essayer de « forcer » pour maintenir l’allure du niveau de la mer, sinon l’accumulation rapide de H⁺ provoquera une défaillance musculaire prématurée.

5.3 Gestion du climat et de l’environnement : le double défi du froid et de la sécheresse

L’humidité relative en altitude est généralement inférieure à 30 %, et avec les basses températures (température moyenne annuelle au sommet du Wuling d’environ 10 °C), la charge de réchauffement et d’humidification de la muqueuse des voies respiratoires augmente considérablement. Recommandations :

  • Utiliser la respiration nasale et une respiration alternée bouche-nez tout au long du parcours, et appliquer une petite quantité de vaseline à l’intérieur des narines avant la sortie pour réduire l’irritation de l’air sec.
  • Aux points de ravitaillement, privilégier les apports liquides (comme les boissons énergétiques, les boissons pour sportifs) et éviter trop d’aliments solides qui augmentent la charge digestive.
  • Dans les sections de descente (comme le retour de l’ascension est), en raison de l’effet de refroidissement éolien (wind chill) important, prévoir un gilet coupe-vent et des gants pour éviter une baisse de la température centrale qui pourrait affecter le flux sanguin rénal et la fonction de compensation.

六、Erreurs courantes et démystification des idées reçues

Idée reçue 1 : « Il faut faire des intervalles de haute intensité au début de l’altitude pour accélérer l’adaptation »

Démystification scientifique : Cette idée est totalement erronée. La tâche physiologique centrale du début de l’altitude est de permettre au rein de compléter la compensation par l’excrétion de HCO₃⁻, un processus qui consomme beaucoup d’énergie et d’eau. Si l’on effectue un entraînement de haute intensité (FTP > 85 %) pendant cette fenêtre, on produit une grande quantité de H⁺, ce qui crée un « double coup » avec la réserve tampon déjà réduite, provoquant une chute brutale du pH musculaire. Non seulement cela n’améliore pas l’adaptation, mais cela prolonge le temps de récupération et augmente le risque de surentraînement (overtraining). Les études empiriques montrent que les athlètes qui font de l’entraînement de haute intensité dans les 72 premières heures en altitude ont un degré de récupération de la puissance au Wingate au jour 7 inférieur de 6 à 8 % à celui des athlètes qui ne font qu’un entraînement d’adaptation de faible intensité.

Idée reçue 2 : « Prendre du bicarbonate de sodium (bicarbonate de soude) peut inverser la diminution de la capacité tampon en début d’altitude »

Démystification scientifique : Cette idée soulève de sérieuses préoccupations de sécurité. La prise orale de bicarbonate de sodium (sodium bicarbonate) peut effectivement augmenter la [HCO₃⁻] plasmatique, mais en altitude, le rein est précisément dans un état d’« excrétion de HCO₃⁻ pour compenser l’alcalose respiratoire ». Un apport exogène ne ferait qu’augmenter la charge d’excrétion rénale et pourrait provoquer des troubles gastro-intestinaux (diarrhée, crampes) et une surcharge en sodium, perturbant ainsi l’équilibre hydrique. De plus, la loi taïwanaise sur les médicaments (Loi sur la pharmacie) réglemente strictement les allégations d’efficacité médicale du bicarbonate de sodium ; les athlètes ne doivent pas l’utiliser de leur propre chef comme « complément ». La bonne approche consiste à consommer suffisamment de minéraux par l’alimentation (comme les légumes à feuilles vert foncé, les légumineuses) pour aider le rein à maintenir une fonction normale de régulation électrolytique.

Idée reçue 3 : « La saturation en oxygène (SpO₂) est le seul indicateur pour déterminer l’intensité de l’entraînement »

Démystification scientifique : La SpO₂ reflète l’efficacité de l’oxygénation pulmonaire, et non l’état acido-basique musculaire. En début d’altitude, une SpO₂ entre 85-90 % est dans la plage d’adaptation normale, mais cette valeur n’est pas directement corrélée au déclin de la puissance anaérobie. Un athlète avec une SpO₂ de 88 % peut avoir une [HCO₃⁻] plasmatique déjà tombée à 19 mmol/L, avec une capacité tampon anaérobie gravement compromise ; un autre athlète avec une SpO₂ de 85 % mais une [HCO₃⁻] maintenue à 21 mmol/L (avec une meilleure efficacité de compensation rénale) pourrait en fait mieux performer. Par conséquent, la SpO₂ ne peut servir que de référence pour la « tolérance environnementale » et ne doit pas être utilisée comme critère principal pour l’intensité de l’entraînement.

Idée reçue 4 : « Les bénéfices de l’entraînement en altitude proviennent du “stimulus hypoxique”, donc plus on en fait, mieux c’est »

Démystification scientifique : Les bénéfices de l’entraînement en altitude (comme l’augmentation de la production de globules rouges, l’augmentation de la densité mitochondriale) proviennent effectivement de l’exposition à l’hypoxie, mais la « dose d’exposition » et le « stimulus d’entraînement » doivent être considérés séparément. Si l’on s’entraîne de manière excessive au début de l’altitude (72 premières heures), provoquant des lésions musculaires et une augmentation de la réaction inflammatoire, cela induit une augmentation de l’hormone hepcidine, qui inhibe à son tour l’absorption du fer et la production de globules rouges, « annulant » ainsi les bénéfices positifs de l’exposition à l’hypoxie. La meilleure stratégie est de « maximiser l’exposition à l’hypoxie, optimiser le stimulus d’entraînement » — effectuer des activités de faible intensité et une exposition au repos pendant la journée, maintenir l’environnement hypoxique pendant le sommeil nocturne (si l’on utilise une tente de simulation), afin de laisser au corps suffisamment de ressources pour réaliser l’adaptation physiologique.

七、FAQ des experts

Q1 : Je prévois d’arriver au Wuling 5 jours avant la course. Comment dois-je organiser le rapport entre l’entraînement et le repos ?

Réponse de l’expert : Arriver 5 jours avant la course relève du mode « adaptation courte à l’altitude ». Le principe doit être « 2 premiers jours d’adaptation complète, 3 derniers jours de stimulation progressive ». Les jours 1-2, ne faire qu’une sortie de récupération (30-40 minutes) à RPE 8-10 pour garantir le bon déroulement de la compensation rénale ; le jour 3, faire 60 minutes de sortie rythmée (65-70 % FTP) ; le jour 4, faire une stimulation au seuil comprenant 2 × 8 minutes à 80 % FTP ; le jour 5 (veille de course), ne faire que 20 minutes d’échauffement (Warm-up), comprenant 3 × 10 secondes de sprint de réveil (120 % FTP) pour maintenir la mémoire de la puissance explosive neuromusculaire. N’oubliez pas : la veille de la course, il est absolument interdit de faire un entraînement dépassant 85 % de la FTP, afin de ne pas épuiser les réserves tampons alors que la compensation rénale n’est pas encore complètement stabilisée.

Q2 : Je ressens souvent des picotements aux doigts et aux lèvres au début de l’altitude. Est-ce normal ? Comment y faire face ?

Réponse de l’expert : Ce sont les symptômes typiques de la phase aiguë de l’alcalose respiratoire (6-24 heures après l’arrivée), appelés scientifiquement « augmentation de l’excitabilité nerveuse périphérique induite par l’hypocapnie ». En raison de l’augmentation du pH, la concentration de calcium ionisé (Ca²⁺) dans le plasma diminue (le calcium se lie davantage à l’albumine), ce qui abaisse le seuil d’excitabilité de la membrane des cellules nerveuses et provoque des picotements. Ce phénomène disparaît généralement naturellement dans les 48-72 heures, une fois la compensation rénale terminée. Les mesures à prendre comprennent : pratiquer une respiration abdominale lente (6-8 respirations par minute) pour soulager les symptômes en « réinspirant une petite quantité de dioxyde de carbone » ; si les symptômes affectent gravement le sommeil ou les activités quotidiennes, on peut utiliser temporairement un sac en papier pour couvrir la bouche et le nez (5-10 minutes à chaque fois), mais cette méthode ne doit pas être utilisée de manière excessive, afin de ne pas interférer avec la commande ventilatoire hypoxique.

Q3 : La musculation (entraînement en force) au début de l’altitude est-elle utile pour maintenir la capacité anaérobie ?

Réponse de l’expert : Au début de l’altitude (72 premières heures), il n’est pas recommandé de faire de la musculation à forte charge (> 80 % 1RM). Il y a deux raisons : premièrement, l’entraînement en force de haute intensité produit une grande quantité de H⁺ et d’ammoniac (ammonia) ; alors que le rein est déjà occupé à excréter le HCO₃⁻, la charge acide supplémentaire alourdit le travail des tubules rénaux. Deuxièmement, en début d’altitude, en raison de l’augmentation de la ventilation, la consommation d’oxygène des muscles respiratoires (en particulier le diaphragme) peut représenter 15-20 % de la VO₂ totale ; un entraînement de haute intensité des grands groupes musculaires à ce moment entrerait en compétition avec les muscles respiratoires pour l’approvisionnement limité en oxygène, accélérant la fatigue généralisée. Il est recommandé de remplacer par un entraînement en circuit « à faible charge, répétitions élevées » (comme 3 séries × 15 répétitions de squats, fentes, exercices de stabilité du tronc, avec une charge de 50-60 % 1RM), avec 90 secondes de repos entre les séries, afin de maintenir l’activation neuromusculaire sans ajouter une charge métabolique excessive.

Q4 : Je prévois de faire simultanément « dormir en haute altitude » et « m’entraîner en basse altitude » pendant mon stage en altitude. Est-ce réalisable ?

Réponse de l’expert : « Vivre en haut, s’entraîner en bas » (Live High-Train Low, LHTL) est l’un des modèles d’entraînement en altitude les plus efficaces reconnus par la science du sport, mais à condition que l’altitude de « l’entraînement en bas » soit inférieure à 1 200 mètres. Si ton lieu d’entraînement se situe entre 1 500 et 2 000 mètres, tu seras encore soumis à un certain degré d’hypoxie ; dans ce cas, il faut réduire l’intensité de l’entraînement à 90-95 % de la FTP et prolonger les temps de repos entre les séries. Si tu choisis le « vivre en haut, s’entraîner en bas », il est recommandé de maintenir l’altitude du logement entre 2 200 et 2 500 mètres, de t’entraîner en bas 3-4 heures par jour, et de veiller à un apport suffisant en glucides et en électrolytes avant de retourner au logement après l’entraînement, afin de soutenir la double exigence de la compensation rénale et de la production de globules rouges.

Q5 : Une fois l’adaptation à l’altitude terminée (à partir du jour 7), dois-je immédiatement effectuer un test de puissance anaérobie maximale pour confirmer le degré de récupération ?

Réponse de l’expert : Le jour 7 est un moment raisonnable pour effectuer une « évaluation de l’adaptation à l’altitude », mais il n’est pas recommandé d’effectuer directement un test de Wingate complet de puissance anaérobie maximale, car le stress physiologique de ce test est extrême et pourrait perturber la planification de l’entraînement ultérieur. Il est recommandé de procéder à une « évaluation par sprints progressifs » : effectuer d’abord 3 × 15 secondes de sprint (125 % FTP, 5 minutes de repos entre les séries), et observer la différence entre la puissance de pointe de la dernière série et celle de la première. Si le déclin est inférieur à 3 %, cela signifie que la capacité tampon anaérobie a récupéré à plus de 90 % du niveau de la mer ; si le déclin est supérieur à 5 %, il faut se reposer encore 24 heures et refaire l’évaluation après un apport suffisant en glucides et en électrolytes. De plus, avant l’évaluation, il faut s’assurer d’être bien hydraté (couleur de l’urine au niveau 2 du nuancier) et prendre 200 mg de caféine 30 minutes avant le test (si l’on en consomme habituellement), afin de garantir un niveau d’éveil du système nerveux constant.


Conclusion : L’alcalose respiratoire et l’excrétion rénale du bicarbonate au début d’un stage en altitude constituent un processus de régulation physiologique précis et long. Comprendre sa constante de temps et ses modèles numériques permet aux entraîneurs et aux athlètes de faire preuve d’une « patience scientifique » plutôt que d’une « précipitation aveugle ». Rappelez-vous : les vrais forts ne sont pas ceux qui tiennent coûte que coûte en altitude, mais les athlètes intelligents qui savent, au bon moment, « laisser le corps se calmer » et attendre que le rein ait terminé sa compensation avant de produire pleinement leur puissance. Lorsque tu fouleras à nouveau le sommet du Wuling, souviens-toi — l’épreuve de cette montagne n’est pas seulement physique, c’est aussi un dialogue profond entre toi et le système d’équilibre acido-basique de ton corps.

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