La science de la surcompensation glycogénique : comment bien réaliser la charge en glucides avant une compétition
La science de la surcharge en glycogène : comment bien réaliser une charge en glucides avant une compétition
Chaque athlète d’endurance a déjà entendu « il faut manger beaucoup de glucides avant une course », mais rares sont ceux qui comprennent réellement la science derrière la surcharge en glycogène (Carbohydrate Loading). Cet article décortiquera, d’un point de vue physiologique, les mécanismes et les meilleures pratiques de la charge en glucides.
Qu’est-ce que la surcharge en glycogène ?
La surcharge en glycogène est une méthode qui consiste à ajuster stratégiquement l’alimentation et l’entraînement afin de porter les réserves de glycogène musculaire au-delà de leur niveau normal. En temps normal, les muscles humains peuvent stocker environ 300 à 400 grammes de glycogène ; grâce à la surcharge, ce chiffre peut atteindre 500 à 700 grammes, soit une augmentation de 50 à 100 %.
Le glycogène est la principale source de carburant du corps lors d’un exercice d’intensité modérée à élevée. Lorsque l’intensité du pédalage dépasse 65 % de la consommation maximale d’oxygène (VO2max), la dépendance du corps au glycogène augmente fortement. Une fois le glycogène épuisé, l’athlète subit ce que l’on appelle le « mur » (Bonking), et ses performances chutent brutalement.
La méthode traditionnelle sur six jours vs. la méthode améliorée sur trois jours
La méthode traditionnelle sur six jours (protocole de Bergström)
La méthode classique proposée par le scientifique suédois Bergström en 1967 :
- Jours 1 à 3 : effectuer des exercices d’épuisement à haute intensité, tout en adoptant une alimentation pauvre en glucides (glucides représentant 10 à 15 % de l’apport calorique total)
- Jours 4 à 6 : réduire le volume d’entraînement et passer à une alimentation riche en glucides (glucides représentant 70 à 80 % de l’apport calorique total)
Cette méthode permet effectivement d’augmenter considérablement les réserves de glycogène, mais la « phase d’épuisement » des trois premiers jours laisse souvent les athlètes extrêmement fatigués, de mauvaise humeur, et peut même affecter leur fonction immunitaire.
La méthode améliorée sur trois jours (protocole de Sherman)
La version améliorée proposée par Sherman et ses collègues en 1981, et actuellement la méthode la plus recommandée :
- Jours 7 à 4 avant la course : maintenir un entraînement et une alimentation normaux
- 3 jours avant la course : réduire progressivement l’entraînement tout en augmentant l’apport en glucides à 8-12 grammes par kilogramme de poids corporel
- Le jour de la course : consommer 1 à 4 grammes de glucides par kilogramme de poids corporel 3 à 4 heures avant le départ
Les études montrent que la méthode améliorée sur trois jours atteint des effets de surcharge comparables à ceux de la méthode traditionnelle sur six jours, sans provoquer la fatigue et l’inconfort de la phase initiale.
Le choix des glucides
Tous les glucides ne conviennent pas à la surcharge. Voici des recommandations par phase :
Pendant la période de surcharge (3 jours avant la course) : à privilégier
| Type d’aliment | Teneur en glucides par portion | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Riz blanc (1 bol) | Environ 55 g | Facile à digérer, sans fibres |
| Pâtes (1 portion) | Environ 65 g | Densité énergétique élevée |
| Pain (2 tranches) | Environ 30 g | Facile à transporter |
| Patate douce (1 moyenne) | Environ 40 g | Riche en vitamines |
| Banane (1) | Environ 27 g | Contient des ions potassium |
| Boisson pour sportifs (500 ml) | Environ 30 g | Apporte des électrolytes |
Aliments à éviter
- Aliments riches en fibres : céréales complètes, légumineuses (peuvent provoquer des troubles gastro-intestinaux)
- Aliments riches en graisses : fritures, beurre (retardent la vidange gastrique)
- Nouveaux aliments : ne pas essayer d’aliments jamais consommés avant une compétition
Exemple pratique de mise en œuvre
Prenons l’exemple d’un cycliste de 70 kg, avec un objectif d’apport quotidien en glucides de 8 à 10 g/kg (560 à 700 g de glucides) :
Suggestions alimentaires quotidiennes pour les trois jours précédant la course
Petit-déjeuner (environ 120 g de glucides)
- Un bol et demi de riz blanc avec un œuf mijoté
- Un verre de jus de fruits
- Une banane
Déjeuner (environ 150 g de glucides)
- Une grande portion de pâtes
- Deux tranches de pain blanc
- Un verre de jus de pomme
Collation de l’après-midi (environ 80 g de glucides)
- Deux mochi aux haricots rouges
- 500 ml de boisson pour sportifs
Dîner (environ 150 g de glucides)
- Deux bols de riz blanc avec des légumes sautés simples et du poisson
- Gelée ou pudding
Collation du soir (environ 60 g de glucides)
- Deux tranches de pain de mie avec de la confiture
- Un verre d’eau au miel
Erreurs courantes et points d’attention
Erreur n° 1 : manger énormément uniquement la veille de la course
La synthèse du glycogène prend du temps. Une consommation massive de glucides sur une seule journée ne permet pas d’atteindre l’effet de surcharge et peut en plus surcharger le système digestif. Il faut au minimum 2 à 3 jours d’alimentation riche en glucides de façon continue.
Erreur n° 2 : négliger l’apport hydrique
Pour chaque gramme de glycogène stocké, le corps retient simultanément environ 3 grammes d’eau. Une prise de poids de 1 à 2 kg pendant la période de surcharge est donc normale. Il faut également veiller à un apport hydrique suffisant pour éviter la déshydratation.
Erreur n° 3 : apport en glucides insuffisant
Beaucoup d’athlètes pensent qu’ajouter un bol de riz supplémentaire suffit pour la surcharge. En réalité, pour atteindre un apport de 8 à 12 g de glucides par kilogramme de poids corporel, il faut augmenter délibérément la part des glucides, tout en réduisant la part des protéines et des lipides.
Erreur n° 4 : appliquer la surcharge à toutes les compétitions
La surcharge en glycogène s’applique principalement aux épreuves d’endurance d’une durée supérieure à 90 minutes. Pour les épreuves courtes (comme les courses sur piste ou les contre-la-montre courts), une alimentation normale suffit à fournir l’énergie nécessaire.
Stratégie glucidique le jour de la course
La surcharge n’est qu’un point de départ ; la supplémentation en glucides pendant la course est tout aussi importante :
- 3 à 4 heures avant le départ : prendre un repas contenant 1 à 4 g de glucides par kilogramme de poids corporel
- 30 minutes avant le départ : consommer une petite quantité de glucides faciles à digérer (comme un gel énergétique)
- Pendant la course : apporter 60 à 90 g de glucides par heure (nécessite un entraînement intestinal préalable)
Que disent les études scientifiques ?
Une méta-analyse publiée en 2019 dans Sports Medicine indique que la charge en glucides améliore les performances d’endurance de plus de 90 minutes d’environ 2 à 3 %. Pour les athlètes d’élite, cette marge peut suffire à faire la différence au classement final.
Une autre étude menée sur des cyclistes a montré que ceux ayant réalisé une surcharge en glycogène produisaient une puissance moyenne supérieure de 5 à 8 watts à celle du groupe témoin lors d’un contre-la-montre de 100 km, avec une baisse de régime nettement moindre sur les 20 derniers kilomètres.
Résumé
La surcharge en glycogène est une stratégie nutritionnelle efficace, validée par des décennies de recherche scientifique. En adoptant la méthode améliorée sur trois jours — augmenter l’apport en glucides à 8-12 g par kilogramme de poids corporel pendant les trois jours précédant la course, tout en réduisant progressivement l’entraînement — vous pouvez constituer des réserves d’énergie suffisantes pour la compétition. Rappelez-vous : la surcharge n’est pas une frénésie alimentaire, mais un plan nutritionnel stratégique et structuré. Entraînez-vous à plusieurs reprises à l’avance pour trouver la combinaison d’aliments et les quantités qui vous conviennent le mieux, et faites de la surcharge en glycogène un outil précieux dans votre arsenal de compétition.
Lectures complémentaires
- Carb-Loading trois jours avant la course : plan complet et exemple concret
- Optimisation de la charge en glucides : étude comparative des bénéfices entre 2 jours et 7 jours
- Surcharge en glycogène avant course : la version moderne simplifiée remplace la méthode d’épuisement éprouvante
- La science de la charge en glucides (Carb Loading) : optimisation pour le marathon et les longues sorties à vélo
CT暗黑廚房) 車友必備 宇宙無敵鮮蚵湯 幫助訓練恢復 天然食補 好市多 超肥鮮蚵 破PR
7 年前
西進武嶺 免費訓練分析服務 Intervals | 練不夠還是練過頭?你哪一種類型選手?AI模型告訴你! | 備戰神器 | 公路車 訓練 | CT Yeh
4 年前
Live) 備戰2019彰化經典百K 賽前攻略 (已完賽請看新影片
7 年前
FTL 與 SYB 車隊專訪 西進武嶺 實用攻略分享! 2小時 如何練?!你不知道的眉角!新手準備武嶺必看 EP1 | 實力派女車友 | 精華版 | 公路車 | CTYeh
4 年前
一日北高前的高裝檢 | 北高 360 | 挑戰11小時的裝備 | 一日雙塔 | 補給
6 年前
#公路車 #西進武嶺 配速配瓦實驗 坡度分析 四小時內攻略 建大盃 NeverStop #西進武嶺攻略
6 年前
CT 喇低賽) 武嶺牽車 才是王道 西進牽車四小時內秘訣 攝手位置 如何判斷 防抽筋小秘訣
7 年前
一日北高/長距離團騎 常見問題補充篇 / 組團或跟團的眉角 / 壯車友容易被瘦車友慢性拉爆 / 原來屁股痛可能是這個原因...? / 風場配速法 / 公路車 / CT Yeh
2 年前