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【Récupération nutritionnelle】Guide de stratégie de charge en glucides (Carbo-loading) pour les athlètes d'endurance : planification des repas à 10 g de glucides par kg de poids corporel sur 72 heures avant la course et calendrier de récupération complet,

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Stratégie de charge en glucides pour les athlètes d’endurance : planification des repas à 10 g de glucides par kilo de poids corporel sur 72 heures avant la course et programme de récupération

Pour les courses cyclistes de longue distance, les Gran Fondo, les épreuves d’endurance tout-terrain, les courses de montagne à VTT avec de longues ascensions, ainsi que les courses à pied de plus d’un semi-marathon à une allure proche de la limite inférieure du seuil lactique, la charge en glucides ne consiste pas simplement à « manger un peu plus de riz ». Il s’agit de pousser le glycogène musculaire et le glycogène hépatique à des niveaux élevés de manière quantifiable, afin d’obtenir une stabilité d’allure dans la seconde partie de course, une capacité de maintien de la puissance en montée, une marge d’erreur dans le ravitaillement et des fonctions cognitives préservées dans les phases décisives. La question vraiment pertinente n’est pas « faut-il manger des glucides ? », mais « sur combien de jours, à raison de combien de grammes, avec quelle réduction d’entraînement, et sous quelle forme faut-il les ingérer pour remplir les réserves de glycogène disponibles sans ballonnements, diarrhée ni insomnie ? ».

Il faut d’abord clarifier une chose : les preuves directes les plus solides en nutrition sportive concernent l’ingestion de 10 à 12 g/kg/jour de glucides dans les 36 à 48 heures précédant la course, et non pas toutes les études qui testent directement « 72 heures fixes à 10 g/kg par jour ». Le protocole « 72 heures, environ 10 g/kg par jour » adopté dans cet article est une extension des principes existants de charge en glucides, transformée en version plus facile à mettre en œuvre, moins éprouvante pour le système digestif et plus adaptée aux athlètes taïwanais. Il s’agit d’une inférence pratique fondée sur des données, et non d’une inférence présentée comme un dogme.

I. Ce que la charge en glucides remplit réellement : glycogène musculaire, glycogène hépatique et performance du système nerveux central

La valeur des glucides dans les sports d’endurance ne réside pas principalement dans le total calorique, mais dans la capacité à « maintenir l’oxydation du glucose dans les zones de haute puissance ». Lorsqu’en cyclisme on aborde une longue montée, un vent contraire, une attaque, une accélération en intervalle, ou qu’en course à pied on entre dans la seconde moitié d’un marathon à allure élevée et stable, la vitesse de régénération de l’ATP doit augmenter. Or, bien que l’oxydation des graisses représente une grande réserve totale, elle ne peut pas prendre entièrement le relais pour les efforts de haute intensité. Si le glycogène musculaire chute trop tôt, le résultat courant n’est pas un effondrement immédiat, mais une cascade de conséquences :

  • À puissance ou allure égale, la perception de l’effort augmente soudainement.
  • La cadence de pédalage ou la fréquence de foulée commence à chuter, la coordination neuromusculaire se dégrade.
  • La capacité d’insertion en haute intensité diminue, les réactions deviennent plus lentes face aux montées ou aux changements de rythme.
  • La concentration cognitive décline, la qualité des décisions de ravitaillement et de gestion de l’allure se détériore.
  • En seconde partie de course, le métabolisme bascule vers une dominance lipidique, plafonnant la puissance maximale soutenable.

Le glycogène musculaire affecte principalement la capacité de production des groupes musculaires sollicités localement. Chez un cycliste, si les réserves de glycogène du quadriceps, du grand fessier et du gastrocnémien sont faibles, les premiers signes sont une baisse du couple de pédalage et une instabilité du rythme. Chez le coureur à pied, on observe plus facilement en fin de course un temps de contact au sol allongé, une foulée raccourcie et une faiblesse d’extension de la hanche. Le rôle du glycogène hépatique est davantage orienté vers le maintien de la glycémie, afin d’éviter la fatigue centrale, la perte d’attention et la baisse de vitesse de réaction lors d’un effort prolongé. Par conséquent, la charge en glucides ne sert pas uniquement à donner du carburant aux jambes, mais aussi à permettre au cerveau de maintenir un état capable « d’exécuter précisément la stratégie de course ».

II. Qui a réellement besoin d’une charge : toutes les épreuves ne le justifient pas

La charge en glucides est la plus pertinente dans les conditions suivantes :

  • Durée d’effort estimée supérieure à 90 minutes, avec une proportion significative d’intensité moyenne à élevée.
  • Épreuves nécessitant un maintien prolongé d’une puissance sous le seuil : VTT de montagne, cyclisme sur route vallonnée, segment vélo en triathlon, course à pied au-delà du semi-marathon.
  • Ravitaillement limité le jour de la course, par exemple sur les parcours tout-terrain techniques avec de longues distances entre les points de ravitaillement, ou une tolérance digestive réduite à cause de la chaleur.
  • Volume d’entraînement récent élevé, glycogène musculaire souvent à moitié rempli au quotidien, avec l’objectif d’une surcompensation pendant la période d’affûtage.

À l’inverse, si la course ne dure que 45 à 60 minutes, ou si elle est longue mais de très faible intensité, le bénéfice marginal de la charge est généralement inférieur à celui d’une attention portée au repas d’avant-course, au ravitaillement pendant l’effort, au sommeil et à la gestion de l’hydratation et des électrolytes. Pour un athlète de courte distance qui force une charge à 10 g/kg/jour, le résultat le plus fréquent n’est pas d’aller plus vite, mais de subir œdèmes, lourdeurs digestives et stress psychologique lié à la prise de poids.

III. Ce que disent les preuves scientifiques : 36 à 48 heures de glucides élevés est le cœur, 72 heures est une optimisation pratique

La recommandation dominante des prises de position en nutrition sportive pour la charge avant une épreuve d’endurance longue est de consommer 10 à 12 g/kg/jour pendant 36 à 48 heures. L’objectif de cette fourchette est clair : dans le contexte de l’affûtage pré-course, amener le glycogène musculaire à un niveau de stockage élevé, améliorant ainsi la performance lors d’un effort prolongé. Les conceptions pratiques plus récentes ne mettent d’ailleurs plus l’accent sur l’ancienne approche extrême consistant à « d’abord épuiser les glucides, puis recharger », car la phase d’épuisement augmente les risques de baisse de qualité d’entraînement, de stress immunitaire et d’instabilité émotionnelle, et il n’existe actuellement aucune raison solide de penser que cette méthode est supérieure à une charge glucidique directe.

Alors pourquoi cet article adopte-t-il malgré tout un plan sur 72 heures ? Trois raisons :

  1. Meilleure faisabilité digestive
    Concentrer la totalité des glucides sur les 36 dernières heures signifie souvent, pour un athlète de 65 à 80 kg, ingérer 650 à 960 g de glucides par jour. Si l’alimentation habituelle est riche en fibres, en protéines et que le volume alimentaire est déjà faible, les deux derniers jours seront très lourds, avec un risque de ballonnements et de perte d’appétit qui empêche d’atteindre les quantités requises.

  2. La période d’affûtage réduit naturellement la dépense
    Lorsque le volume d’entraînement diminue dans les 72 heures précédant la course, en particulier les séances longues et à volume élevé, la vitesse de déplétion du glycogène ralentit. Commencer plus tôt la répartition des glucides élevés permet de remplir progressivement les réserves sans forcer.

  3. Des études montrent qu’un état de glycogène élevé peut être atteint en peu de temps et maintenu sur une certaine durée
    Certaines études indiquent qu’avec une réduction significative de l’activité et un apport glucidique élevé, le glycogène musculaire peut augmenter considérablement en 24 heures ; par ailleurs, l’état de glycogène élevé après surcompensation ne disparaît pas en quelques heures. Tant que le volume d’entraînement est contrôlé et que l’apport en glucides reste suffisant, il peut se maintenir plusieurs jours. Cela rend le plan sur 72 heures physiologiquement cohérent.

Par conséquent, la formulation la plus rigoureuse serait : si l’on recherche la correspondance documentaire la plus directe, adopter 10 à 12 g/kg/jour sur 36 à 48 heures ; si l’on recherche un taux de complétion plus élevé et un risque digestif plus faible, on peut répartir l’objectif sur 72 heures, avec environ 10 g/kg par jour.

IV. Formules chiffrées et estimation des quantités totales : d’abord calculer, ensuite parler du menu

L’échec le plus courant n’est pas une erreur de concept, mais l’absence totale de calcul. « Manger un peu plus » et « atteindre les critères de charge » sont généralement très éloignés.

Formules essentielles

  • Objectif glucidique quotidien = poids corporel (kg) × 10 g
  • Version plafond selon la littérature = poids corporel (kg) × 10 à 12 g
  • Repas préparatoire 1 à 4 heures avant la course = poids corporel (kg) × 1 à 4 g
  • Si deux séances de qualité ou une course et une finale sont espacées de moins de 8 heures, recommandation pour les 4 premières heures de récupération = poids corporel (kg) × 1 à 1,2 g/h

Tableau de correspondance selon le poids courant

Poids Objectif quotidien à 10 g/kg Plafond quotidien à 12 g/kg Si 2 g/kg consommés 3 h avant la course
50 kg 500 g 600 g 100 g
60 kg 600 g 720 g 120 g
70 kg 700 g 840 g 140 g
80 kg 800 g 960 g 160 g

Ces chiffres semblent importants, car la charge en glucides n’est pas une proportion d’alimentation saine courante, mais une opération nutritionnelle tactique, courte, ciblée et au service de la compétition. Lorsqu’on voit qu’un athlète de 70 kg doit consommer 700 g de glucides par jour, on comprend pourquoi deux bols de riz et une banane ne suffisent pas.

Notion de portions réelles pour les aliments riches en glucides

Aliment Portion courante Glucides approximatifs
Riz blanc 1 bol 55 à 60 g
Pain de mie blanc 2 tranches 28 à 32 g
Bagel 1 pièce 45 à 55 g
Banane 1 pièce 25 à 30 g
Boisson pour sportifs 600 ml 35 à 40 g
Jus de fruits 500 ml 50 à 60 g
Nouilles de riz ou bandes de riz 1 grand bol 60 à 80 g
Petit pain vapeur (mantou) 1 pièce 45 à 55 g
Miel 1 cuillère à soupe 15 à 18 g
Confiture 2 cuillères à soupe 25 à 30 g

Le véritable point d’exécution est de faire travailler ensemble les repas principaux, les collations et les glucides liquides, plutôt que de s’acharner uniquement sur les amidons solides.

五、Plan de chargement de 72 heures : version applicable pour un athlète de 70 kg

Ce qui suit est une version « à taux de complétion élevé, faible en fibres, et adaptée aux ingrédients courants à Taïwan ». Supposons que la course commence le dimanche à 6h00, que la dernière séance d’entraînement sérieuse soit terminée le jeudi, et que la fenêtre de chargement s’ouvre du vendredi au dimanche matin.

J-3 : Entrer en affûtage, augmenter d’abord la densité glucidique

L’objectif n’est pas de se gaver, mais de faire en sorte que chaque repas ait un socle glucidique clair dès le premier repas. Ce jour-là, on peut conserver une très courte séance de déverrouillage des jambes ou un réveil rythmique, mais il faut éviter un volume total trop élevé.

Repas Contenu Glucides approximatifs
Petit-déjeuner 6 tranches de pain de mie, confiture, 2 bananes, 500 ml de lait écrémé 150 g
Collation du matin 2 bagels, 600 ml de boisson pour sportifs 140 g
Déjeuner 3 bols de riz blanc, cuisse de poulet teriyaki, un peu de légumes pauvres en fibres, 500 ml de jus de fruits 220 g
Collation de l’après-midi 2 petits pains vapeur (mantou), 1 yaourt, miel 100 g
Dîner Grand bol de soupe de vermicelles, 2 bols de riz blanc, tofu soyeux, 1 banane 160 g
Complément avant le coucher 2 bols de corn flakes avec du lait, 500 ml de boisson pour sportifs 90 g
Total Version haute à environ 860 g, ajustable à 700-760 g selon l’appétit

En pratique, un athlète de 70 kg n’a pas besoin de s’efforcer d’atteindre 850 g chaque jour. Si la pression gastro-intestinale est élevée, on peut viser 8,5 à 9,5 g/kg à J-3, l’essentiel étant d’augmenter régulièrement le volume total pour préparer J-2 et J-1.

J-2 : Jour principal de chargement, priorité à l’atteinte de l’objectif

J-2 est généralement le jour le plus crucial. Le volume d’entraînement est plus faible, l’anxiété liée à la forme monte, et beaucoup ont la main qui les démange de pédaler ou de courir davantage, ce qui consomme le glycogène tout juste stocké. Le principe de cette journée est le suivant :

  • Si une activité est nécessaire, ne faire que du court, à faible intensité, avec quelques séries de réveil neuromusculaire.
  • Réduire les fibres : éviter trop de salades, de légumineuses, de noix frites et de fruits avec peau en grande quantité.
  • Maintenir un apport protéique suffisant, sans gaspiller la capacité gastrique sur de grosses pièces de bœuf.

Le menu suggéré peut être simplifié :

  • Petit-déjeuner : 3 bols de riz congee, porc effiloché, 4 tranches de pain de mie, miel, 2 bananes.
  • Matin : galettes de riz, jus de fruits, boisson pour sportifs.
  • Déjeuner : 3 à 4 bols de riz blanc, poitrine de poulet ou poisson, un peu de carottes ou de citrouille cuites.
  • Après-midi : bagels, confiture, yaourt écrémé, lait de riz.
  • Dîner : plat principal de pâtes ou de riz blanc, bouillon clair, viande maigre.
  • Avant le coucher : céréales, lait, boisson pour sportifs ou boisson maltée.

Pour un objectif de 70 kg, viser 700 à 780 g de glucides à J-2 est raisonnable. L’astuce la plus utile ici est de convertir une partie des glucides sous forme liquide, comme les jus, le lait de riz, les boissons pour sportifs, le congee ou les céréales pauvres en fibres, pour accélérer la vidange gastrique.

J-1 : Garder le glycogène pour demain, plutôt que de manger à outrance ce soir et de mal dormir

Deux erreurs courantes le dernier jour : la première est de manger trop peu par nervosité ; la seconde est de se jeter sur le dîner et d’avoir un reflux gastro-œsophagien au milieu de la nuit. La clé de J-1 n’est pas d’en faire plus que la veille, mais de stabiliser l’atteinte de l’objectif, terminer tôt, et réduire les résidus gastro-intestinaux.

Principes opérationnels :

  • Avancer le dîner à 3-4 heures avant le coucher.
  • Placer l’essentiel des glucides entre le petit-déjeuner et l’après-midi.
  • Éviter le soir les aliments trop épicés, trop gras, trop lactés, ainsi que l’excès de caféine et d’alcool.
  • Si le lendemain le réveil est très matinal et que le petit-déjeuner d’avant-course est difficile à prendre en quantité suffisante, il faut d’autant plus manger à J-1.

Un exemple réalisable :

Période Contenu suggéré Glucides approximatifs
Petit-déjeuner 6 tranches de pain de mie, miel, 2 bananes, 500 ml de lait de riz 160 g
Matin 2 bagels, 500 ml de jus de fruits 150 g
Déjeuner 3 bols de riz blanc, poulet, 1 bol de nouilles en bouillon clair 210 g
Après-midi 2 petits pains vapeur (mantou), 600 ml de boisson pour sportifs 130 g
Dîner 2 bols de riz blanc, 1 bol de nouilles udon, poisson, un peu de légumes cuits 140 g
Avant le coucher, selon le cas 1,5 bol de corn flakes ou 1 banane 30 à 45 g

Que J-1 doive atteindre 10 g/kg dépend du degré d’atteinte des deux jours précédents et de l’appétit personnel. Si J-3 et J-2 ont été assez complets, viser 8,5 à 10 g/kg à J-1 est généralement suffisant.

六、Petit-déjeuner avant course, ravitaillement en course et articulation avec le chargement

Beaucoup croient à tort qu’un chargement réussi permet d’ignorer le ravitaillement le jour J. C’est une erreur typique. Le chargement ne fait qu’agrandir le réservoir au départ, cela ne signifie pas que la course ne consomme plus de carburant.

Repas préparatoire 1 à 4 heures avant la course

Les études suggèrent de viser 1 à 4 g/kg. En pratique, cela dépend de l’heure du départ :

  • Départ à 5h00-6h00 du matin : on ne peut généralement manger que 1 à 2 g/kg 2 à 3 heures avant.
  • Départ à 8h00-9h00 : on peut manger 2 à 3 g/kg 3 à 4 heures avant.
  • Les athlètes au système digestif très stable peuvent atteindre 4 g/kg sur certaines courses, mais ce n’est pas le point de départ nécessaire pour la majorité.

Pour un coureur de 70 kg qui doit manger 2 g/kg 3 heures avant la course, l’objectif est d’environ 140 g de glucides, avec la combinaison suivante :

  • 6 tranches de pain de mie avec confiture.
  • 2 bananes.
  • 500 à 600 ml de lait de riz ou de boisson pour sportifs.

L’essentiel de ce petit-déjeuner est d’être pauvre en fibres, pauvre en graisses, peu irritant et familier. Ne testez pas de nouvelles barres énergétiques, de bols d’avoine hyper-fibrés ou de smoothies ultra-épais le jour de la course.

Ravitaillement en course

Si la course dépasse 2 heures, même avec un chargement complet, un ravitaillement en cours de route est recommandé. Les principes courants sont les suivants :

  • Épreuves d’endurance de durée moyenne à longue : 30 à 60 g de glucides par heure.
  • Si la durée dépasse 2,5 heures et que le système digestif est entraîné, on peut augmenter à environ 90 g par heure.
  • En VTT cross-country ou sur des parcours techniques, la fréquence du ravitaillement est souvent plus importante qu’une seule grosse dose, car les occasions de manger sont fragmentées.

La différence entre le vélo et la course à pied :

  • À vélo, il est plus facile d’absorber des liquides et des gels, la limite totale est généralement plus élevée.
  • En course à pied, les secousses étant marquées, viser 90 g/h sans entraînement gastro-intestinal préalable risque fort de se retourner contre vous.

La conclusion est directe : le chargement avant course détermine la taille de votre réservoir au départ ; le ravitaillement en course détermine si vous pouvez utiliser ce réservoir assez longtemps.

七、Plan de récupération : comment faire s’il reste des séances avant la course, ou si une recharge rapide est nécessaire après la course

Le chargement glucidique et la nutrition de récupération ne sont pas deux systèmes séparés. Beaucoup de cyclistes font encore de courtes séries d’intervalles pour déverrouiller les jambes le vendredi, et les coureurs peuvent conserver un réveil rythmique deux jours avant la course. Dès que le temps de récupération entre deux séances clés ou activités pré-course est court, il faut augmenter l’efficacité de la recharge.

Nouvelle sortie de haute qualité dans les 8 heures

Dans ce cas, il faut privilégier la logique de « recharge rapide » : 1 à 1,2 g/kg de glucides par heure pendant les 4 premières heures. Par exemple, un athlète de 60 kg, après sa séance du matin, doit absorber environ 60 à 72 g de glucides par heure pendant les 4 heures suivantes. Cela peut se décomposer ainsi :

  • Dans les 30 minutes après l’effort : 500 ml de boisson de récupération avec une banane ou du pain de mie.
  • Heures 1 à 2 : riz blanc, vermicelles, bagels, jus de fruits.
  • Heures 3 à 4 : continuer à compléter avec des féculents pauvres en graisses et des boissons.

Si l’apport glucidique est insuffisant ou que l’apport calorique total est faible, l’ajout de protéines peut aider à l’efficacité de la recharge, mais à condition que les glucides eux-mêmes atteignent la quantité requise. On ne peut pas remplacer la recharge du glycogène par « boire des protéines ».

La récupération après course doit aussi tenir compte de la qualité du lendemain

Si aujourd’hui vous avez fait une longue sortie à vélo et que demain vous avez une longue course à pied ou une sortie de récupération, le dîner de récupération doit rester principalement riche en glucides. L’erreur courante est de se jeter sur un barbecue et des fritures après la course : beaucoup de protéines, mais pas assez de glucides, et le lendemain les jambes sont comme des coquilles vides. Pour les athlètes en multi-étapes, en stage d’entraînement ou avec un volume élevé sur deux week-ends consécutifs, le repas d’après-course est aussi important que le chargement.

八、Modes d’échec courants : ce n’est pas seulement une question de quantité insuffisante, mais aussi de mauvais choix, de mauvais timing et de mauvaises fibres

Échec n°1 : Appliquer mécaniquement les principes d’une alimentation saine aux 48 heures précédant la course

Les légumes riches en fibres, les céréales complètes, les noix et les légumineuses sont bien sûr sains au quotidien, mais si l’on maintient un apport très élevé en fibres lors des deux derniers jours précédant la course, on risque facilement de laisser trop de résidus dans le tube digestif, d’avoir des selles fréquentes, des ballonnements, ou de ressentir encore un ventre lourd au départ le lendemain. La priorité avant une course n’est pas d’être « le plus sain possible », mais de « fournir de l’énergie de manière stable sans incident ».

Échec n°2 : Ne pas réduire l’entraînement, tout en croyant que manger plus équivaut à charger

Si vous roulez encore jusqu’à l’épuisement le vendredi et que vous faites encore une heure de course à pied le samedi, une grande partie des glucides servira simplement à combler les dépenses de l’entraînement, sans créer de supercompensation. Une véritable charge doit être synchronisée avec une réduction de l’entraînement.

Échec n°3 : Se goinfrer au dîner, mais grignoter de façon fragmentée pendant la journée

La charge en glycogène dépend de l’apport total sur 24 heures, pas d’un seul repas gagnant. Concentrer 70 % des glucides sur le dernier repas est le moyen le plus sûr d’avoir des maux d’estomac, de mal dormir et d’avoir un appétit réduit le lendemain.

Échec n°4 : Ne consommer que des aliments solides, sans glucides liquides

Les athlètes de poids élevé qui rejettent totalement les glucides sous forme de boissons ont généralement beaucoup de mal à atteindre leurs objectifs. Les boissons pour sportifs, les jus de fruits, le lait de riz, les bouillies de riz et les céréales pauvres en fibres sont des outils pour améliorer le taux de réussite, pas des raccourcis.

Échec n°5 : Ne pas s’être entraîné à la nutrition gastro-intestinale de manière personnalisée

Les concepts de 90 grammes de glucides par heure, de transport des disaccharides, ou de gels combinés aux boissons pour sportifs ne sont pas faux, mais si l’on n’a jamais pratiqué cela au quotidien et que l’on augmente les quantités seulement le jour de la course, le résultat est souvent des ballonnements, des nausées ou de la diarrhée. La capacité à s’approvisionner est en soi une capacité de performance qui peut être entraînée.

IX. Ajustements individuels pour les cyclistes et les coureurs à pied

Cyclistes

  • Les courses avec de longues montées et les parcours vallonnés dépendent davantage d’une puissance élevée que les parcours plats en roue libre ; la valeur de la charge y est donc plus grande.
  • Profitez de l’avantage de pouvoir boire sur le vélo pour augmenter la proportion de glucides liquides la veille de la course et pendant celle-ci.
  • Si l’environnement de course est chaud, il faut concilier concentration en glucides et osmolarité, sans sacrifier la stratégie d’hydratation.

Coureurs à pied

  • En raison des vibrations et d’une pression gastro-intestinale plus importante, il faut contrôler davantage les fibres et les graisses dans les 24 heures précédant la course.
  • Si vous êtes sujet au stress et à la diarrhée, les aliments après l’après-midi de J-1 peuvent être encore plus simples, par exemple du riz blanc, des nouilles, du pain de mie blanc, des bananes et des boissons pour sportifs.
  • Pour les groupes à haute allure sur marathon ou semi-marathon, le degré d’achèvement de la charge influence souvent directement la capacité à maintenir l’allure après le 30ᵉ kilomètre.

X. Conclusion : Une performance de haut niveau vient d’une charge précise, pas d’un vague « manger un peu plus »

Pour les épreuves d’endurance de plus de 90 minutes, l’essence de la charge en glucides est de transformer la gestion du glycogène en un processus calculable, planifiable et vérifiable. Les preuves les plus directes soutiennent un apport de 10 à 12 g/kg/jour de glucides dans les 36 à 48 heures précédant la course ; si l’on tient compte des habitudes alimentaires quotidiennes des athlètes taïwanais, de leur rythme de travail, de leur tolérance gastro-intestinale et de la faisabilité réelle, étendre la stratégie à 72 heures avant la course avec environ 10 g/kg par jour, en l’associant à une réduction de l’entraînement, à un régime pauvre en fibres et en graisses, à des repas fréquents et à des outils de glucides liquides, est généralement plus facile à réussir.

Si l’on devait condenser cet article en une formule exécutable, ce serait :

  • Calculez d’abord votre poids, ne mangez pas au ressenti.
  • Réduisez d’abord l’entraînement, sinon ce que vous mangez n’est que consommé.
  • Occupez-vous d’abord de votre intestin, sinon même en atteignant les quantités, vous ne pourrez pas prendre le départ.
  • Planifiez d’abord, sinon il ne restera que la goinfrerie.
  • Il faut encore manger avant le départ, s’approvisionner pendant la course, et reconstituer après.

Une nutrition d’endurance véritablement mature ne consiste pas à diviniser les glucides, mais à savoir quand un apport élevé en glucides est nécessaire, à quel niveau, comment permettre au corps de le supporter, et enfin à transformer ces chiffres en une performance réellement exploitable sur la ligne de départ.

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