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【Science du sport】Application de la course ultra-lente (entraînement Zone 2) au VTT (Vélo Tout-Terrain) : exploration des preuves physiologiques du premier seuil lactique (LT1) et de l'angiogenèse capillaire, ainsi que des règles d'or pour la planificatio

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【Science du Sport】L’Ultra-Lente Course à Pied (Entraînement Zone 2) appliquée au VTT (Mountain Bike) : Exploration des Preuves Physiologiques du Premier Seuil Lactique (LT1), de l’Angiogenèse Capillaire et des Règles d’Or pour la Planification des Séances

Chapitre 1 : Introduction : Le Fondement Énergétique de l’Endurance dans les Courses VTT de Cross-Country

Le cross-country VTT (XCO) est un sport extrêmement exigeant sur le plan de la diversité physiologique. Les parcours sont accidentés, parsemés de rochers, de racines, de sable et de montées raides, forçant le coureur à effectuer fréquemment des sprints explosifs et des efforts intenses (zone 6, zone anaérobie explosive) pendant le pédalage. Lors de ces efforts intenses, le corps du coureur produit une grande quantité d’acide lactique et d’ions hydrogène.

Cependant, beaucoup ignorent un fait physiologique clé : plus de 85 % de l’apport énergétique total lors d’une course VTT de cross-country provient toujours du système métabolique aérobie (Système Énergétique Aérobie).

L’énergie anaérobie nécessaire au coureur pour attaquer sur une pente raide doit, dès le franchissement du sommet et l’entrée dans la section plate ou en descente, être immédiatement relayée par le système aérobie pour une élimination et une resynthèse efficaces du lactate (c’est-à-dire le mécanisme de navette du lactate). Si la base aérobie du coureur n’est pas suffisamment solide, ses fibres musculaires lentes de la cuisse ne pourront pas absorber et oxyder le lactate sanguin à temps, ce qui entraînera, à l’approche de la prochaine montée raide, un ralentissement des muscles de la cuisse dû à une acidose sévère.

Afin de construire une base aérobie solide, l’entraînement cycliste traditionnel préconise des sorties longues à faible intensité (LSD). Mais pour les amateurs disposant de peu de temps ou les coureurs avancés confrontés à un plateau, augmenter simplement le kilométrage à vélo peut facilement entraîner une fatigue musculaire chronique sévère. Les dernières avancées en science du sport de 2026 confirment que l’intégration systématique de l’« ultra-lente course à pied » (Entraînement Zone 2) dans un programme d’entraînement VTT, grâce aux adaptations physiologiques uniques de la course à pied, permet d’activer avec un excellent rapport temps/efficacité l’angiogenèse capillaire des fibres lentes et le remodelage mitochondrial, élevant efficacement le premier seuil lactique (LT1) du coureur. Cela devient la règle d’or pour franchir les plateaux d’endurance cycliste.


Chapitre 2 : Analyse Physiologique : La Position Stratégique du Premier Seuil Lactique (LT1) dans l’Endurance Aérobie en VTT

En physiologie de l’exercice, nous délimitons principalement la frontière entre l’aérobie et l’anaérobie à l’aide de deux points de seuil lactique :

  • Premier seuil lactique (LT1 / seuil aérobie) : Le point de départ où la concentration de lactate sanguin commence à dépasser la valeur de repos (généralement entre 1,5 et 2,0 mmol/L). En dessous du LT1, le corps est dans un état « purement aérobie », et le taux d’oxydation des graisses atteint son maximum (FATmax).
  • Deuxième seuil lactique (LT2 / seuil anaérobie) : La limite de l’équilibre maximal entre la production et l’élimination du lactate (concentration de lactate sanguin généralement entre 3,0 et 5,0 mmol/L, correspondant à la FTP sur un capteur de puissance).

Pour un coureur VTT, le niveau de puissance au LT1 détermine directement son « efficacité d’économie de glycogène » lors d’une course longue.

$$\text{Taux d’Oxydation des Graisses} \propto LT1_{\text{puissance}}$$

Lorsque la puissance au LT1 du coureur est plus élevée (par exemple, passant de 150 W à 180 W), cela signifie que lorsqu’il roule à une puissance de 170 W, ses muscles de la cuisse se trouvent toujours dans la zone de fourniture d’énergie aérobie pure par les graisses, consommant très peu de réserves limitées de glycogène musculaire. Cela lui permet de réserver ses réserves de glycogène bien remplies pour les sprints critiques dans les montées raides de la seconde moitié du parcours. Si le LT1 est trop bas, même avec une FTP (LT2) élevée, le coureur brûlera prématurément son glycogène sur les sections vallonnées de la première moitié et sera confronté à une défaillance énergétique (fringale) dans le dernier kilomètre.

L’objectif principal de l’ultra-lente course à pied (entraînement Zone 2) est de forcer, par une stimulation prolongée à une intensité inférieure au LT1, l’augmentation de la densité capillaire et l’hyperplasie mitochondriale dans les muscles, déplaçant ainsi significativement la courbe du LT1 vers la droite (le lactate ne commence à être produit qu’à une fréquence cardiaque et une puissance plus élevées).


Chapitre 3 : Adaptation Aérobie Croisée : Pourquoi l’Entraînement en « Ultra-Lente Course à Pied » Améliore Significativement les Performances Aérobies à Vélo

De nombreux cyclistes rechignent à courir, craignant que la mémoire musculaire de la course à pied ne nuise à l’efficacité du pédalage. Cependant, les adaptations de la fonction cardio-respiratoire et des voies métaboliques cellulaires présentent un degré élevé d’effets d’adaptation aérobie croisée (Cross-aerobic Adaptation Effects).

Comparée au cyclisme, la course à pied présente des avantages mécaniques et physiologiques uniques pour stimuler le système aérobie de tout le corps :

  1. Surcharge complète du système cardio-respiratoire : La course à pied est une activité de portage du poids du corps, sollicitant les muscles du tronc, le balancement des bras et la contraction coordonnée de l’ensemble du membre inférieur. En comparaison, le cyclisme est une activité où le poids est partiellement supporté. À un niveau d’effort perçu (RPE) équivalent, le volume d’éjection systolique et la VO₂ globale sont plus élevés en course à pied qu’à vélo, ce qui constitue un stimulus plus fort pour l’hypertrophie du myocarde et le flux sanguin capillaire.
  2. Renforcement de l’endurance des muscles accessoires : Le pédalage repose principalement sur la contraction concentrique du quadriceps et du grand fessier. La course à pied, quant à elle, implique une grande quantité de contractions excentriques, ce qui permet d’entraîner efficacement le moyen fessier, les muscles stabilisateurs profonds du mollet et l’aponévrose plantaire. Ces muscles stabilisateurs jouent un rôle clé dans le maintien de la stabilité du bassin et du tronc lors des sprints en position debout à haute intensité ou du contrôle du guidon sur les sections tout-terrain. La course à pied améliore considérablement la stabilité corporelle à vélo et réduit le risque de lombalgie.
  3. Activation complémentaire des voies métaboliques : La course à pied stimule les cellules endothéliales vasculaires avec des forces de cisaillement légèrement différentes de celles du cyclisme, favorisant l’angiogenèse dans les groupes musculaires non principaux du cyclisme et établissant un réseau de perfusion sanguine corporelle plus étendu.

Chapitre 4 : Mécanismes de Biologie Moléculaire : L’Impact des Chocs Soutenus à Faible Intensité sur l’Angiogenèse Capillaire des Fibres Lentes (Type I) et l’Expression du VEGF

D’un point de vue de la biologie moléculaire, la raison pour laquelle l’entraînement en ultra-lente course à pied Zone 2 peut efficacement augmenter le seuil aérobie réside au cœur de son activation de la voie du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (VEGF), guidant l’augmentation de la densité du réseau capillaire (angiogenèse capillaire) autour des fibres lentes (Type I) de la cuisse.

1. Mécanisme d’Activation de l’Angiogenèse Capillaire par Contrainte de Cisaillement

Lors de l’ultra-lente course à pied, les groupes musculaires de la cuisse et du mollet effectuent des contractions à faible intensité mais à haute fréquence. Le sang circule à grande vitesse dans les vaisseaux, produisant une friction continue sur les cellules endothéliales vasculaires, ce qui est appelé en biomécanique contrainte de cisaillement (Shear Stress).

  • Transduction du signal : La contrainte de cisaillement active les mécanorécepteurs de la membrane des cellules endothéliales, libère de l’oxyde nitrique (NO) et stimule fortement la transcription et l’expression du gène du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (VEGF, Vascular Endothelial Growth Factor).
  • Augmentation de la densité capillaire : Le VEGF, en tant que facteur de croissance puissant, guide la division et la migration des cellules endothéliales des capillaires existants et forme de nouvelles branches capillaires entre les fibres musculaires.

2. Les Bénéfices Physiologiques de l’Augmentation de la Densité Capillaire

L’augmentation de la densité du réseau capillaire apporte des bénéfices physiologiques décisifs pour le coureur VTT :

  • Réduction de la distance de diffusion de l’oxygène : La distance physique de diffusion de l’oxygène des globules rouges vers les mitochondries à l’intérieur des cellules des fibres lentes est considérablement réduite, augmentant le taux d’oxydation aérobie.
  • Accélération de l’élimination trans-membranaire du lactate et des ions $H^+$ : L’augmentation de la densité capillaire autour des fibres lentes permet au lactate et aux ions hydrogène excrétés par les fibres rapides d’être évacués à grande vitesse par le flux sanguin capillaire, puis transportés vers les cellules adjacentes à contraction lente ou le myocarde pour y être absorbés, améliorant considérablement l’efficacité de la navette du lactate.

Chapitre 5 : Conception de Séances d’Ultra-Lente Course à Pied (Zone 2) Spécifiques aux Coureurs VTT et Définition des Zones de Fréquence Cardiaque

Afin de prévenir les dommages articulaires causés par l’impact de la course à pied chez les cyclistes, l’entraînement en ultra-lente course à pied pour les coureurs VTT doit strictement limiter l’intensité et adopter une foulée à cadence élevée et de faible amplitude.

1. Réglage de la Cadence et de la Posture :

  • Contrôle de la cadence élevée : La cadence de course doit être strictement maintenue entre 175 et 180 SPM (pas par minute). Une cadence plus élevée réduit la hauteur de suspension du pied dans les airs, minimisant ainsi la force de réaction du sol à chaque impact, protégeant les chevilles et les genoux non habitués aux chocs de la course à pied.
  • Inclinaison et point d’atterrissage : Légère inclinaison du corps vers l’avant, le point d’atterrissage du pied doit être directement sous le centre de gravité du corps, avec un contact au niveau de l’avant-pied ou du médio-pied, évitant les vibrations articulaires causées par un atterrissage sur le talon.

2. Définition des zones d’entraînement (exemple pour un cycliste de 70 kg avec une fréquence cardiaque maximale de 190 bpm) :

  • Zone cible de fréquence cardiaque : 60 % - 70 % de la fréquence cardiaque maximale (soit 114 - 133 bpm). Cela doit se situer sous le premier seuil lactique (LT1), entièrement dans la zone de métabolisme aérobie des graisses pures.
  • Test de conversation (Talk Test) : En courant, vous devez être capable de tenir une conversation fluide avec quelqu’un en phrases complètes. Si vous ne pouvez prononcer que des mots isolés, cela signifie que l’intensité est passée en Zone 3 (Tempo) et vous devez immédiatement réduire votre vitesse de course.

3. Microcycle périodisé de super-slow running pour un cycliste VTT (plan hebdomadaire) :

  • Lundi : Repos complet
  • Mardi : Intervalles à haute intensité à vélo (HIIT) — 1,5 heure (par exemple, intervalles VO2max de 4x4 minutes).
  • Mercredi : Super-slow running de récupération — 40 minutes de super-slow running en Zone 2 (fréquence cardiaque maintenue sous 125 bpm).
    • Objectif : Utiliser la course à faible impact pour augmenter le flux sanguin dans les membres inférieurs, éliminer l’inflammation locale résiduelle du HIIT de mardi et réparer la fatigue nerveuse.
  • Jeudi : Entraînement en côte Sweet Spot à vélo — 2 heures.
  • Vendredi : Récupération active ou repos
  • Samedi : Longue sortie VTT (LSD) — 3,5 heures en tout-terrain.
  • Dimanche : Super-slow running aérobie longue distance (LSD Run) — 60 à 70 minutes de super-slow running en Zone 2.
    • Objectif : Maintenir la surcharge cardio-respiratoire aérobie grâce à un exercice antigravitationnel sollicitant tout le corps, tout en évitant la fatigue articulaire locale provoquée par le pédalage répétitif à vélo.

Chapitre 6 : Remodelage osseux et adaptation du tissu conjonctif : la valeur médico-sportive du super-slow running contre la « perte osseuse sans impact » du cyclisme

Ces dernières années, plusieurs études en médecine osseuse menées auprès de cyclistes chevronnés ont abouti à une conclusion préoccupante : étant donné que le cyclisme est un sport aérobie sans charge ni impact, les athlètes qui s’entraînent exclusivement à vélo présentent une densité minérale osseuse (DMO, Bone Mineral Density) au niveau du rachis lombaire et du col du fémur significativement inférieure à celle de la population générale. Certains coureurs présentent même une perte osseuse et une ostéoporose précoce dès l’âge de 30 ans environ.

Lors des épreuves de VTT cross-country, lorsque le cycliste traverse à grande vitesse des zones rocailleuses ou des sentiers forestiers accidentés, son corps est soumis à des vibrations à très haute fréquence et à des impacts au sol. Si la solidité osseuse et la rigidité du tissu conjonctif articulaire du coureur sont insuffisantes, ces vibrations sont directement transmises au bassin, à la colonne vertébrale et aux genoux, provoquant des lombalgies chroniques et une usure du cartilage rotulien.

La « force de réaction verticale du sol » à l’atterrissage du super-slow running se transforme alors en un précieux facteur de renforcement osseux :

  1. Remodelage des cellules osseuses (loi de Wolff) : Le léger impact de 2 à 3 fois le poids du corps à l’atterrissage de la course provoque une micro-déformation des os. Cela active les ostéocytes à l’intérieur des travées osseuses, libère des signaux de croissance, favorise le dépôt de calcium, augmente significativement la densité minérale osseuse du bassin et de la colonne vertébrale, et améliore la rigidité aux vibrations.
  2. Remodelage du collagène des tendons et des ligaments : La contraction excentrique de la course stimule la réticulation (Cross-linking) du collagène du tendon d’Achille et du ligament rotulien, augmentant la rigidité élastique des tendons. Des tendons solides transmettent plus efficacement la force mécanique générée par le quadriceps lors du pédalage, réduisant les pertes de transmission de la puissance de pédalage.

Par conséquent, le super-slow running (entraînement en Zone 2) n’est pas seulement pour le VTTiste un outil de rupture aérobie sur les plans cardio-respiratoire et métabolique, mais aussi une véritable prescription médico-sportive pour renforcer les os, protéger les articulations et prévenir les blessures sportives. Grâce à une configuration scientifique de la course et du pédalage, le cycliste peut, sans augmenter la fatigue musculaire, reconstruire un corps d’acier plus élastique et plus résistant aux vibrations, capable de conquérir n’importe quel parcours tout-terrain périlleux.

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