Koppenberg : 600 mètres d'étroit enfer pavé, la côte infâme qui force même les pros à mettre pied à terre
Une montée autrefois « bannie » des courses
Dans le classement des montées du monde cycliste, rares sont les secteurs capables de contraindre les coureurs professionnels à mettre pied à terre collectivement, et le Koppenberg en est l’un des exemples les plus célèbres. Située dans la province belge de Flandre-Orientale, cette courte montée pavée mesure environ 600 mètres de long (les points de départ et d’arrivée varient légèrement selon les sources, la plupart situant la distance entre 550 et 650 mètres), avec une pente moyenne d’environ 11 à 12 %, mais les sections les plus raides peuvent dépasser 20 %, certaines sources évoquant même des passages proches de 22 % — combinée à une largeur si étroite que deux cyclistes ne peuvent pratiquement pas y rouler côte à côte, et à un revêtement pavé irrégulier, le Koppenberg est depuis longtemps considéré comme l’un des secteurs les plus redoutables du parcours du Tour des Flandres (Ronde van Vlaanderen).
La mauvaise réputation du Koppenberg a même atteint un point tel que les organisateurs de la course ont un jour décidé de le retirer du parcours. Selon un récit largement répandu dans l’histoire du cyclisme, cette montée a été exclue du parcours pendant plusieurs années en raison de l’état de la route et de préoccupations sécuritaires, avant de faire son retour après des travaux de rénovation et un renforcement des mesures de sécurité (les années exactes du retrait et du retour, ainsi que les raisons précises, varient selon les sources ; pour les détails historiques précis, il est recommandé de se référer aux archives officielles ou aux ouvrages de référence sur l’histoire du cyclisme). Cette histoire — « trop dangereuse pour être empruntée, puis réintégrée en raison de son statut légendaire » — confère au Koppenberg une aura presque mythique, et lui assure dans le cœur des passionnés une place qui dépasse largement ses modestes 600 mètres, pour en faire un chemin de pèlerinage dont on parle, que l’on rêve d’emprunter, mais que l’on aborde aussi avec une certaine appréhension.
Pourquoi une route étroite est plus redoutable qu’une pente raide
Si l’on ne regarde que les chiffres de pente, le Koppenberg et le Paterberg sont en réalité assez proches en termes de raideur. Mais le facteur clé qui rend le Koppenberg si redoutable, c’est avant tout sa largeur extrêmement réduite. La route est bordée de murets en pierre et de limites de champs agricoles, et sa largeur est généralement considérée comme suffisante pour un seul véhicule. Pendant la course, lorsque des dizaines, voire des centaines de coureurs s’engouffrent simultanément dans cette ruelle étroite, le moindre contact, la moindre esquive ou le moindre déséquilibre peut déclencher un effet domino — dès que quelqu’un chute ou est contraint de s’arrêter devant, les coureurs derrière n’ont pratiquement aucun espace pour éviter ou contourner, et n’ont d’autre choix que de s’arrêter à leur tour, voire de mettre pied à terre. Cet effet domino — « un qui tombe, tout le peloton est bloqué » — est précisément ce qui a fait du Koppenberg un sujet récurrent dans l’histoire du cyclisme.
Pour les coureurs professionnels, cela confère également au Koppenberg une dimension tactique particulièrement singulière — en raison de la largeur limitée, la capacité à entrer en tête dans cette ruelle étroite et à occuper une position avantageuse à l’avant du groupe prime souvent sur la pure puissance physique pour déterminer la fluidité du passage. Les coureurs relégués à l’arrière du peloton, même s’ils produisent une puissance égale à celle des coureurs de tête, peuvent être contraints de ralentir considérablement, voire de s’arrêter complètement, à cause de la congestion. Cette caractéristique — « la position décide de tout » — fait du Koppenberg l’un des points clés de la stratégie d’avant-course.
Décomposition par sections : de la descente douce à la ruelle qui se redresse brutalement
La structure topographique du Koppenberg peut être globalement décomposée en plusieurs phases :
Section d’approche : avant d’atteindre le Koppenberg, le parcours traverse généralement une section relativement plate, voire légèrement descendante, ce qui explique pourquoi beaucoup de ceux qui découvrent le Koppenberg pour la première fois sont pris au dépourvu par la pente qui se redresse soudainement. Comme la visibilité est relativement dégagée avant d’entrer dans la ruelle, les cyclistes (ou les simples pratiquants) peuvent généralement voir à l’avance la route qui se rétrécit progressivement et la pente qui s’accentue — c’est un moment clé où il faut se préparer mentalement et physiquement.
Section de montée dans la ruelle : dès que l’on entre dans la partie centrale du Koppenberg, la largeur se réduit immédiatement et la pente grimpe aussitôt à un niveau à deux chiffres, sans compter les cahots du pavé — les cyclistes n’ont pratiquement aucune marge pour ajuster leur rythme. C’est également la section la plus propice aux embouteillages et aux collisions sur l’ensemble du parcours, surtout en course ou aux heures d’affluence : dès que quelqu’un ralentit devant, l’arrière s’accumule rapidement.
Section de pente maximale : le pic de pente du Koppenberg se situe généralement dans la partie médiane ou finale, avec des sections qui frôlent ou dépassent les 20 %, et compte tenu de l’irrégularité du revêtement, c’est la zone la plus exigeante de tout le parcours en termes de force pure et d’efficacité de pédalage. De nombreux amateurs (et même certains professionnels) choisissent de mettre pied à terre ici, non pas simplement par manque de puissance, mais parce que l’adhérence du pavé et les contraintes d’espace rendent le pédalage continu extrêmement difficile, voire dangereux.
Section finale : la pente s’adoucit légèrement à l’approche du sommet, mais comme l’essentiel des forces et de la concentration a déjà été dépensé dans les sections précédentes, cette fin de montée s’accompagne souvent d’une fatigue marquée et d’un sentiment de soulagement.
Estimation de la puissance et de l’allure : frôler les limites physiologiques en un temps très court
Le Koppenberg mesure environ 600 mètres de long avec une pente moyenne d’environ 11,6 %, et ses exigences en matière de puissance sont similaires à celles du Paterberg : il s’agit d’un effort qui nécessite de frôler les limites physiologiques sur une durée très courte. En utilisant un modèle physique cohérent :
P = (Fg + Fr + Fa) × v ÷ efficacité de transmission
Fg = m × g × sin(arctan(pente)) composante gravitationnelle
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr résistance au roulement
Fa = 0,5 × ρ × CdA × v² résistance aérodynamique
Hypothèses identiques à celles des articles de la série : cycliste de 70 kg plus vélo et équipement de 9 kg, soit un poids total d’environ 79 kg ; g = 9,81 m/s² ; coefficient de résistance au roulement Crr d’environ 0,005 (valeur de référence sur asphalte, plus élevée sur pavé réel) ; coefficient de traînée CdA d’environ 0,32 m² ; densité de l’air ρ d’environ 1,225 kg/m³ ; efficacité de transmission d’environ 0,975. Sur la base d’une longueur totale d’environ 0,6 km et d’une pente moyenne d’environ 11,6 %, on obtient le tableau approximatif suivant (il ne s’agit que d’une estimation issue du modèle physique ; les valeurs réelles varient en fonction du vent, du frottement de la route et de la technique individuelle) :
| Rapport poids-puissance | Catégorie de cycliste | Temps estimé | Vitesse moyenne |
|---|---|---|---|
| 2,0 W/kg | Termine en mode découverte | Environ 6 min 51 s | Environ 5,3 km/h |
| 2,5 W/kg | Amateur moyen | Environ 5 min 29 s | Environ 6,5 km/h |
| 3,0 W/kg | Confirmé | Environ 4 min 35 s | Environ 7,8 km/h |
| 4,0 W/kg | Niveau compétition | Environ 3 min 28 s | Environ 10,4 km/h |
| 5,0+ W/kg | Niveau professionnel | Environ 2 min 48 s | Environ 12,8 km/h |
Ces chiffres révèlent la caractéristique essentielle du Koppenberg : le temps de passage se situe généralement entre 3 et 7 minutes, ce qui correspond à un effort de haute intensité situé entre la puissance anaérobie et la zone de VO₂max. Selon les principes généraux de la physiologie, un effort maximal d’environ 2 à 3 minutes correspond généralement à une intensité d’environ 130 à 150 % de sa FTP (puissance fonctionnelle seuil) ; si l’effort s’étend jusqu’à la zone de 5 à 7 minutes, l’intensité se rapproche progressivement de 110 à 120 % de la FTP (il s’agit de références générales courantes en science de l’entraînement, avec des variations individuelles considérables, et non de valeurs précises). Cela signifie que pour la plupart des cyclistes amateurs, le Koppenberg est un défi qui mobilise simultanément les systèmes aérobie et anaérobie, avec une intensité maintenue longtemps au bord de la limite — la moindre erreur de gestion de l’effort peut conduire à une défaillance directe au milieu de la pente.
Il convient de noter que l’estimation ci-dessus ne prend pas en compte les ralentissements, voire les arrêts complets, causés par la congestion — c’est un aspect que le modèle physique pur ne peut pas représenter, et pourtant c’est l’un des défis les plus réels du Koppenberg. Dans une foule dense, même si le cycliste produit une puissance suffisante, il peut être contraint de ralentir ou de s’arrêter parce que le coureur devant lui décélère ou s’immobilise. Dans ce cas, la puissance instantanée nécessaire pour redémarrer sur une pente aussi raide est bien supérieure à celle d’un roulage stable — c’est précisément la raison physique et contextuelle pour laquelle le Koppenberg provoque si facilement cette situation frustrante : « j’ai encore des jambes, mais je suis obligé de mettre pied à terre ».
Démarrage en côte : le défi caché du redémarrage sur forte pente
L’un des défis physiques les plus négligés du Mur de Grammont est en réalité la puissance instantanée requise pour « redémarrer à l’arrêt ». Sur terrain plat ou en pente douce, un véhicule n’a besoin de vaincre qu’un faible frottement statique pour se mettre en mouvement, mais sur une pente avoisinant les 20 %, le simple fait de faire avancer le vélo depuis l’arrêt total exige de surmonter une composante gravitationnelle considérable — c’est aussi pourquoi de nombreux coureurs contraints de s’arrêter sur le Mur de Grammont, même en essayant de reprendre le pédalage, constatent que leur roue arrière patine et tourne dans le vide sur les pavés raides, peinant à retrouver l’adhérence nécessaire pour redémarrer. Cette caractéristique — « une fois arrêté, il est très difficile de repartir » — amplifie encore les problèmes de congestion et de collision sur le Mur de Grammont : dès qu’un coureur est contraint de s’arrêter devant, un effet de blocage en chaîne se propage à l’arrière, bien plus qu’un simple ralentissement. C’est aussi pourquoi l’importance tactique du Mur de Grammont dépasse de loin ce que sa longueur laisse suggérer : se positionner favorablement et éviter de se retrouver piégé dans la partie étroite et encombrée en amont est parfois plus crucial que la simple réserve physique. Pour les cyclistes amateurs, c’est également un rappel important — si vous êtes malheureusement contraint de vous arrêter au milieu de la pente, plutôt que de paniquer et de forcer un redémarrage, assurez-vous d’abord d’avoir les pieds solidement posés et le vélo bien équilibré, puis jugez selon l’état de la route s’il faut pousser le vélo ou attendre une ouverture pour redémarrer ; forcer imprudemment augmente nettement le risque de chute et de blessure.
Les images classiques de descente de vélo à pied dans l’histoire de la course
Si le Mur de Grammont laisse une impression si profonde dans l’esprit des passionnés de cyclisme, c’est en grande partie grâce aux images récurrentes de « descente collective à pied » diffusées lors des retransmissions des courses au fil des ans. Lorsque des dizaines de coureurs professionnels, bloqués par la congestion ou la chaussée glissante, sont contraints de s’arrêter au milieu de la pente, l’image d’une rangée entière de coureurs vêtus de maillots aux couleurs variées avançant à pied en portant leur vélo — une scène à la fois d’une grande intensité dramatique et d’un certain absurde — est depuis longtemps devenue l’une des images les plus discutées et partagées des retransmissions des classiques flamandes. Cela a aussi progressivement transformé le Mur de Grammont d’un simple « segment difficile à grimper » en un symbole culturel du cyclisme teinté d’humour noir — les fans, d’un côté, compatissent avec la détresse des coureurs sur place, mais de l’autre, nourrissent une admiration nuancée pour cette conception de parcours presque absurde, estimant que c’est précisément cette épreuve de terrain sans pitié qui incarne véritablement l’esprit « dur à cuire » des classiques flamandes. Étant donné que les différentes sources décrivent différemment l’année et la course précises où l’image la plus emblématique de descente à pied est apparue, cet article ne fait que décrire l’existence générale de ce phénomène dans la culture cycliste ; pour les événements historiques précis, il est recommandé de se référer aux médias cyclistes faisant autorité ou aux images officielles d’archives.
Ces scènes de descente collective à pied ont également conduit les organisateurs de la course et les services d’entretien du parcours à investir continuellement des ressources pour améliorer l’état de la chaussée et le drainage du Mur de Grammont, dans le but de préserver son défi légendaire tout en réduisant les risques d’accidents liés à une chaussée glissante ou en mauvais état. Cette philosophie d’entretien — « trouver l’équilibre entre la préservation de la tradition et l’amélioration de la sécurité » — est également un enjeu auquel sont confrontés ces dernières années de nombreux secteurs de classiques au riche passé historique.
Préparation mentale : faire face à des conditions de route imprévisibles
Contrairement aux autres pentes raides de cette série, généralement plus larges, le Mur de Grammont met également à l’épreuve la résilience mentale du cycliste face à des « conditions de route imprévisibles ». En raison de l’étroitesse de la chaussée et de la visibilité souvent masquée par les coureurs devant ou le relief, il est difficile de savoir avec certitude, avant de s’engager dans cette ruelle, si la voie est encombrée ou si quelqu’un s’est déjà arrêté pour pousser son vélo. Cette incertitude constitue en soi une charge mentale supplémentaire — il faut maintenir un effort physique intense tout en restant constamment vigilant, prêt à ajuster son rythme, voire à freiner d’urgence, face à tout imprévu. Les cyclistes expérimentés recommandent généralement, sur ce type de secteur, de ne pas s’entêter à maintenir un objectif de puissance ou de vitesse prédéfini, mais plutôt de concentrer son attention sur la « capacité d’adaptation » — mieux vaut adopter une approche légèrement plus prudente pour préserver une marge de manœuvre dans la lecture de la route, plutôt que de risquer des dépassements ou des manœuvres d’évitement dangereux dans les sections encombrées par excès de vitesse.
Le point de vue des cyclistes taïwanais : la double épreuve de la ruelle étroite et de la foule
La chaussée étroite du Mur de Grammont et l’affluence qui s’y concentre constituent peut-être, pour les cyclistes taïwanais, le segment le plus difficile à transposer directement parmi les cinq itinéraires de cette série — la plupart des montées célèbres de Taïwan (Wuling, Fengzui Zui, route provinciale 9, etc.) offrent généralement des chaussées plus larges, et même lors des week-ends fréquentés par de nombreux cyclistes, on n’atteint généralement pas la situation d’une ruelle si étroite que deux cyclistes ne peuvent pas se croiser. Pour trouver une analogie, on pourrait imaginer une courte côte raide dans une ruelle étroite en zone urbaine, avec en plus une circulation mixte dense de vélos et de piétons devant et derrière — ce défi combiné d’« espace restreint + effort intense » est précisément la spécificité unique du Mur de Grammont.
Pour les cyclistes taïwanais, s’ils souhaitent simuler cette situation d’entraînement du Mur de Grammont — « effort maximal sur courte durée + adaptation à l’espace » —, en plus des séances d’intervalles à haute intensité sur pente raide, il est également conseillé de s’entraîner à rester calme dans un environnement encombré ou à visibilité réduite, et à anticiper les conditions devant soi. Cette « capacité de lecture de la situation » est, sur des secteurs comme le Mur de Grammont, tout aussi importante que le simple déploiement physique. Les rampes d’accès aux ponts ou certaines routes agricoles étroites que les cyclistes taïwanais connaissent bien, si elles combinent à la fois une pente raide et un espace limité, peuvent en réalité offrir un contexte d’entraînement combiné similaire, et méritent d’être repérées et pratiquées régulièrement.
Comparaison topographique avec les autres montées pavées
Si l’on compare le Mur de Grammont au Paterberg et au Vieux Quaremont, on constate que, bien que les trois appartiennent à la catégorie des montées courtes et raides sur pavés, leurs défis centraux respectifs diffèrent considérablement. Le défi du Paterberg réside dans le chiffre de la pente lui-même, près de 20 % d’à-pic ne laissant pratiquement aucun répit ; le défi du Vieux Quaremont réside dans sa longueur et sa répétition, les coureurs devant affronter la fatigue accumulée de multiples passages sur ce secteur au cours d’une même journée ; quant au Mur de Grammont, sa particularité tient à la superposition de deux défis — « pente raide » et « espace extrêmement restreint » —, formant une épreuve composite que la seule condition physique ne permet pas de surmonter entièrement, et qui exige en plus un bon sens du positionnement et une capacité d’adaptation en temps réel. Cette différence explique également pourquoi, même si le Mur de Grammont est l’un des plus courts des cinq itinéraires de cette série, sa notoriété et sa capacité à alimenter les discussions dans la culture cycliste ne le cèdent en rien au Vieux Quaremont ou au Mur de Grammont, pourtant plus longs — ce qui fait véritablement d’un secteur une légende, ce ne sont jamais seulement les chiffres physiques bruts, mais aussi le récit de cyclisme unique et la mémoire collective qu’il crée.
Cette combinaison « étroitesse + raideur » fait également du Mur de Grammont un lieu de tournage privilégié pour de nombreux documentaires cyclistes et reportages médiatiques — le caméraman n’a qu’à se poster à l’entrée de la ruelle pour capturer l’image dramatique des coureurs s’y engouffrant en file, puis voyant leur formation se disloquer rapidement, voire sombrer dans la confusion, sous l’effet de la pente et des contraintes d’espace ; une tension visuelle que bien des longues ascensions larges et rectilignes peinent à reproduire.
Conseils pratiques pour un pèlerinage sur place
En raison de l’étroitesse de sa chaussée, il est impératif, en dehors des périodes de course, d’être particulièrement attentif à la sécurité lors des croisements sur le Mur de Grammont, surtout aux heures de faible visibilité ou de forte affluence ; il est recommandé de ralentir à l’avance et de surveiller la circulation venant en sens inverse devant et derrière. Ce secteur ayant historiquement été temporairement retiré du parcours de la course pour des raisons de sécurité, cela nous rappelle que même un secteur légendaire doit être abordé avec prudence quant à ses risques potentiels, et qu’il ne faut pas s’y attaquer à l’improviste avec un esprit de compétition sans une préparation suffisante. Pour l’état réel de la route, les informations d’ouverture et les correspondances de transport environnantes, il est recommandé de se référer aux autorités touristiques locales ou aux annonces officielles de Flanders Classics, afin d’éviter de planifier son itinéraire et son moment de pratique en se fiant uniquement à des informations de seconde main non vérifiées trouvées en ligne.
Rappel de sécurité
La chaussée étroite et les pentes extrêmement raides du Koppenberg présentent plusieurs risques particuliers à surveiller :
- Espace de croisement insuffisant : la largeur de la route étant limitée, le risque de croisement à double sens est élevé. Il est recommandé d’anticiper la situation devant soi et de s’arrêter pour laisser passer si nécessaire.
- Difficulté à redémarrer sur pente raide : si l’on est contraint de s’arrêter au milieu d’une pente raide, la puissance instantanée requise pour redémarrer est extrêmement élevée, et la roue arrière risque facilement de patiner sur les pavés. Il est conseillé de maintenir un pédalage continu et d’éviter les arrêts en cours de route.
- Risque de réaction en chaîne en groupe : si vous roulez avec d’autres cyclistes ou à une période d’affluence, le ralentissement ou l’arrêt d’un cycliste devant vous peut déclencher une réaction en chaîne. Il est recommandé de maintenir une distance de sécurité appropriée et d’éviter de trop coller le vélo qui précède.
- Chaussée pavée cahoteuse et glissante : comme pour les autres ascensions pavées, l’adhérence diminue considérablement sous la pluie. Il faut redoubler de prudence dans les virages et le contrôle du vélo.
Les rapports puissance/poids et les niveaux d’intensité d’entraînement fournis dans cet article ne sont que des estimations issues de modèles physiques généraux. La planification réelle de l’entraînement doit tenir compte de la capacité cardiopulmonaire individuelle, des bases musculaires et des antécédents de blessures, et progresser de manière graduelle. Pour les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires, d’antécédents de blessures articulaires, les femmes enceintes, les personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques, il est impératif de consulter d’abord un professionnel de santé pour une évaluation avant d’envisager un entraînement de montée à haute intensité. Il n’est pas recommandé de s’aventurer sans préparation suffisante sur des parcours aussi complexes et présentant autant de facteurs de risque que le Koppenberg. Il convient d’accumuler progressivement une expérience pertinente du cyclisme avant d’envisager un défi réel. Si, pendant la sortie, vous ressentez une oppression thoracique persistante, des palpitations anormales, un obscurcissement de la vision ou des douleurs articulaires intenses, arrêtez-vous immédiatement et consultez un médecin dès que possible. Le contenu de cet article ne saurait remplacer un avis médical professionnel et une évaluation individualisée.
Par ailleurs, en raison des contraintes importantes de revêtement et d’espace du Koppenberg, il est recommandé de se familiariser au préalable avec l’allure générale du parcours et les situations possibles en visionnant des vidéos ou en s’appuyant sur les expériences de première main partagées par d’autres, afin de réduire le stress inutile et les erreurs d’adaptation liés à un environnement inconnu lors de la montée réelle. C’est particulièrement important pour les cyclistes venant de l’étranger qui découvrent le parcours pour la première fois.
Points clés à retenir
- Le Koppenberg mesure environ 600 mètres de long, avec une pente moyenne d’environ 11 % à 12 % et des sections les plus raides dépassant 20 %. En raison de l’étroitesse de la chaussée, il est considéré comme l’un des secteurs les plus redoutables du réseau des classiques flamandes.
- Ce secteur a historiquement été retiré du parcours de course pour des raisons de sécurité, avant de réintégrer le tracé après des travaux de rénovation de la chaussée et un renforcement des mesures de sécurité. Pour les années précises, il est recommandé de se référer aux sources historiques cyclistes faisant autorité.
- Les estimations du modèle physique indiquent que les temps de passage se situent généralement entre 3 et 7 minutes, ce qui en fait un défi de haute intensité à la frontière entre la puissance anaérobie et la zone de VO2max.
- La puissance instantanée requise pour redémarrer sur une pente raide est extrêmement élevée. Une fois arrêté, l’effet de congestion en chaîne est très susceptible de se produire — c’est le défi caché le plus souvent négligé du Koppenberg.
- Les cyclistes taïwanais peuvent s’entraîner avec des intervalles de haute intensité en côte combinés à des exercices de jugement situationnel pour simuler ce défi composite où l’espace restreint et les limites physiques coexistent, tout en se préparant mentalement à garder leur sang-froid dans un environnement étroit.
- En dehors des périodes de course, veillez impérativement à la sécurité lors des croisements, maintenez une distance de suivi appropriée et anticipez la situation devant vous pour éviter les collisions en chaîne ou les chutes.
- Il est recommandé de se familiariser à l’avance avec l’allure du parcours et les situations possibles en visionnant des vidéos ou en s’appuyant sur des expériences de première main, afin de réduire le risque de stress et d’erreurs d’adaptation liés à un environnement inconnu.
Lectures complémentaires
- Le Paterberg : le mur infernal de 360 mètres, l’arme fatale du dernier assaut des Flandres
- Le Vieux Kwaremont : le cœur des Flandres, le sanctuaire pavé foulé trois fois par an
- Le Mur de Grammont (Muur van Geraardsbergen) : l’ascension de foi couronnée d’une église au sommet
- Koppenberg, Vieux Kwaremont, Paterberg : le guide complet du défi intégral des classiques flamandes version amateur
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