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Tactique de contre-la-montre sur le plat à 99,9 km du temple Zinan : vent latéral de la rivière Zhuoshui et relais à haute teneur en glucides, le guide complet

Analyse de course
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一、Introduction et contexte de la recherche de pointe

Le défi cycliste de 99,9 km du temple Zinan à Nantou attire chaque année des milliers de cyclistes sur un terrain relativement plat le long de la rivière Zhuoshui pour une compétition à haute vitesse. Contrairement aux courses de montagne courantes dans l’ouest de Taïwan (comme Wuling ou Tataka), le parcours de cette épreuve est centré sur la « croisière sur le plat », avec très peu de dénivelé cumulé. Mais le véritable défi pour les cyclistes n’est pas leur limite physique, mais plutôt « comment maintenir une production de puissance efficace dans un peloton à haute vitesse » et « comment faire face aux conditions de vent microclimatiques changeantes le long de la rivière Zhuoshui ».

Du point de vue de l’analyse du parcours, l’épreuve part du temple Zinan à Zhushan, progresse vers l’ouest le long de la route de digue sur la rive nord de la rivière Zhuoshui, traverse le pont Zhangyun pour entrer dans la plaine de Changhua, puis remonte vers le nord par la route Zhangnan (route provinciale 19) avant de faire demi-tour. La particularité de ce parcours : les 60 premiers kilomètres sont presque entièrement exposés dans la zone ouverte du lit de la rivière Zhuoshui, sans aucune ombre. Pendant la période de la course de mars, la mousson du nord-est n’a pas encore complètement disparu, et l’effet de gorge de la vallée de la rivière Zhuoshui amplifie la vitesse du vent de 1,5 à 2 fois. L’alternance de vents latéraux et de rafales met à rude épreuve la stabilité du peloton et les compétences de contrôle du vélo de chaque individu.

D’un point de vue scientifique du sport, les caractéristiques métaboliques énergétiques d’une course de croisière sur le plat sont radicalement différentes de celles d’une course de montagne. Les recherches indiquent qu’à une vitesse de 40 km/h sur le plat, la résistance de l’air représente 80 à 90 % de la résistance totale, ce qui signifie que « réduire la traînée aérodynamique » est bien plus efficace que « augmenter la puissance ». À puissance égale de 200 watts, un cycliste adoptant une position aérodynamique (valeur CdA de 0,25 m²) peut aller environ 2,5 km/h plus vite qu’un cycliste en position moins aérodynamique (valeur CdA de 0,35 m²) — sur une course de 100 km, cela représente un écart de près de 6 minutes.

De plus, ces dernières années, l’Union Cycliste Internationale (UCI) et la communauté scientifique du sport ont fait des progrès majeurs dans la recherche sur les bénéfices physiologiques du « pace line » (rotation en groupe). Une étude publiée en 2023 dans le European Journal of Sport Science montre qu’à une vitesse de croisière de 40 km/h, la consommation d’oxygène des suiveurs (à partir de la deuxième position) peut être réduite de 26 à 38 % par rapport au meneur, avec une fréquence cardiaque moyenne en baisse de 8 à 12 bpm, et un taux d’accumulation de lactate sanguin significativement plus faible qu’en solitaire. Ces données fournissent une base quantitative pour « l’économie d’énergie en peloton » et expliquent pourquoi, dans les courses de plat de haut niveau, les cyclistes font tout pour rester dans le peloton.

Une autre recherche de pointe digne d’intérêt est la « stratégie de ravitaillement à haute teneur en glucides en une seule gourde ». Les recommandations traditionnelles préconisent 60 à 90 grammes de glucides par heure, mais cela nécessite de prendre fréquemment des ravitaillements, ce qui est extrêmement dangereux et épuisant dans un peloton à haute vitesse. Ces dernières années, la nutrition sportive a proposé le concept de « solution glucidique double concentration » — dissoudre 90 à 120 grammes de glucides dans une gourde de 500 ml, en utilisant la régulation de la pression osmotique et le mécanisme de transport intestinal synergique de multiples sucres (ratio glucose : fructose = 2 : 1) pour atteindre un objectif de plus de 90 grammes de glucides par heure sans provoquer d’inconfort gastro-intestinal. Cette stratégie correspond parfaitement au besoin de croisière à haute vitesse « sans arrêt aux points de ravitaillement » de la course du temple Zinan.

二、Mécanismes fondamentaux de la physiologie de l’exercice et de la biomécanique

2.1 Système métabolique énergétique de la croisière sur le plat

L’essence d’une course de croisière sur le plat est un « exercice aérobie de longue durée à intensité sous-maximale ». Avec un objectif de vitesse moyenne de 40 km/h, un cycliste de 70 kg a besoin d’une puissance d’environ 220 à 280 watts sur le plat (selon le coefficient de traînée et l’efficacité des roues), ce qui correspond à une intensité physiologique d’environ 75 à 85 % de la puissance au seuil fonctionnel (FTP), ou 88 à 95 % de la fréquence cardiaque au seuil lactique.

À cette intensité, l’apport énergétique du corps provient principalement du système métabolique aérobie, avec un ratio d’oxydation entre le glycogène musculaire et les acides gras libres (AGL) d’environ 60 : 40 à 70 : 30. Au fur et à mesure que la course progresse, les réserves de glycogène musculaire s’épuisent progressivement, et le corps augmente la proportion du métabolisme des graisses. Cependant, le taux de conversion énergétique de l’oxydation des graisses (environ 0,4 à 0,6 gramme par minute) est bien inférieur à celui des glucides (environ 1,0 à 1,8 gramme par minute), ce qui signifie que « l’épuisement du glycogène » entraînera directement une baisse de la puissance de sortie, communément appelée « mur ».

D’un point de vue bioénergétique, un gramme de glycogène musculaire fournit environ 4,1 kilocalories d’énergie, accompagné du stockage de 3 à 4 grammes d’eau. Les réserves totales de glycogène musculaire d’un cycliste de 70 kg sont d’environ 400 à 500 grammes, soit une énergie totale d’environ 1 600 à 2 000 kilocalories. Avec une puissance moyenne de 300 watts, la dépense énergétique est d’environ 1 080 kilocalories par heure, dont environ 650 kilocalories provenant des glucides (environ 160 grammes de sucres). Théoriquement, sans apport en glucides, le glycogène musculaire s’épuiserait en 2,5 à 3 heures — ce qui correspond étroitement aux temps de course des meilleurs groupes de l’épreuve du temple Zinan (environ 2 h 20 min à 2 h 40 min), ce qui signifie que « plus le temps de course est long, plus l’urgence de l’apport en glucides est grande ».

2.2 Équation de la traînée aérodynamique et aérodynamique

Le modèle physique central de la croisière sur le plat est l’équation de la résistance de l’air :

F_d = 0,5 × ρ × CdA × V²

Où :

  • F_d = Résistance de l’air (newtons)
  • ρ = Densité de l’air (environ 1,225 kg/m³, plus la densité est élevée à basse altitude)
  • CdA = Coefficient de traînée × surface frontale (m²)
  • V = Vitesse relative du vent (m/s, incluant la combinaison vectorielle de la vitesse de pédalage et du vent naturel)

La puissance totale nécessaire pour pédaler est :

P_total = F_d × V = 0,5 × ρ × CdA × V³

Cette relation cubique révèle la réalité impitoyable de la croisière sur le plat : pour chaque augmentation de 10 % de la vitesse, la puissance nécessaire augmente de 33 %. En passant de 40 km/h (11,1 m/s) à 44 km/h (12,2 m/s), la demande en puissance passe d’environ 250 watts à plus de 330 watts — c’est précisément pour cela que, dans les courses de plat, le sacrifice du « coéquipier qui casse le vent » est si important.

Dans le contexte de la rotation en peloton, le CdA effectif du suiveur peut être réduit de 30 à 45 %. Prenons l’exemple de données mesurées : un cycliste avec un CdA de 0,30 m², en deuxième position dans le peloton, voit son CdA équivalent chuter à environ 0,19 m², ce qui signifie qu’à puissance égale, le suiveur peut maintenir une vitesse plus élevée, ou économiser une quantité significative d’énergie à vitesse égale.

2.3 Effet accordéon et perte d’énergie au freinage

Dans la conduite en peloton, la perte d’énergie la plus grave provient de « l’effet accordéon » — lorsque le cycliste de tête ralentit, les cyclistes derrière doivent ralentir plus fortement, ce qui fait que le peloton présente un mouvement ondulatoire de compression et d’étirement. Cet effet est particulièrement prononcé lors des virages du peloton, des manœuvres d’évitement d’obstacles devant ou des changements de direction du vent.

D’un point de vue de la mécanique newtonienne, lorsque le front du peloton réduit sa vitesse de 40 km/h à 32 km/h (décélération de 20 %) dans un virage, si la longueur du peloton est de 50 mètres, les cyclistes derrière, en raison du délai de réaction (environ 0,2 à 0,5 seconde) et des différences de distance de freinage, peuvent voir leur vitesse réelle chuter à 28 km/h, voire moins. La puissance supplémentaire nécessaire pour réaccélérer est proportionnelle au carré de la différence de vitesse : pour repasser de 28 km/h à 40 km/h, la puissance nécessaire est environ 1,5 fois supérieure à celle nécessaire pour repartir de 32 km/h.

Une étude de simulation menée par l’Université technique de Delft aux Pays-Bas montre que, lors d’une course de 100 km sur le plat, si un « effet accordéon » se produit tous les 5 km (avec une perte de vitesse de 5 km/h à chaque fois avant de réaccélérer), l’énergie supplémentaire totale consommée est d’environ 80 à 120 kilocalories, ce qui équivaut à un gaspillage de 8 à 12 minutes d’énergie de croisière. En d’autres termes, maintenir un rythme de peloton stable, réduire les freinages et accélérations inutiles, est la stratégie d’économie d’énergie la plus sous-estimée dans une course sur le plat.

2.4 Mécanique de contrôle du vélo sous vent latéral

Le vent latéral le long de la rivière Zhuoshui est le facteur environnemental le plus difficile de la course du temple Zinan. Lorsque le vent souffle directement du côté (angle de 90 degrés), le système composé du vélo et du cycliste subit une force latérale dont l’amplitude est :

F_latérale = 0,5 × ρ × A_latérale × C_latérale × V_vent²

Où A_latérale est la surface projetée latérale (corps du cycliste et roues), et C_latérale est le coefficient de traînée latérale (environ 0,7 à 1,0). Prenons l’exemple d’un vent latéral de 36 km/h (10 m/s) : la force latérale agissant sur le cycliste peut atteindre 15 à 25 newtons, ce qui oblige le cycliste à appliquer en continu un couple opposé avec les muscles du tronc et le haut du corps pour maintenir la direction, ajoutant environ 5 à 10 % à la dépense énergétique globale.

Plus dangereuse encore est la soudaineté des rafales. En raison du relief et du lit de rivière exposé, la vallée de la rivière Zhuoshui est sujette à des tourbillons et des rafales, avec des vitesses de vent pouvant varier de 5 à 8 m/s en 1 à 2 secondes. Cela constitue une menace majeure pour la conduite en peloton — si le cycliste devant dévie de 0,5 mètre à cause d’une rafale, le cycliste derrière peut ne pas avoir le temps d’éviter et provoquer une collision. Dans les courses professionnelles, sur les sections venteuses, on adopte souvent une formation en « échelon » (rotation en diagonale), où le peloton s’aligne en biais pour se protéger mutuellement du vent latéral, mais cela nécessite une grande complicité et des compétences de contrôle du vélo.

三、Mesures réelles des paramètres clés et analyse comparative

3.1 Comparaison de la puissance et du temps selon différentes stratégies de croisière

Voici les données simulées de trois stratégies de croisière courantes pour la course de 99,9 km du temple Zinan (hypothèses : cycliste de 70 kg, CdA 0,28 m², FTP 280 W, dénivelé total 120 m, température 22 °C, vent léger 2 m/s) :

Type de stratégie Puissance moyenne (W) Vitesse moyenne (km/h) Temps estimé Fréquence cardiaque moyenne (bpm) Consommation de glycogène (g) Risque de « mur »
En solitaire (sans rotation) 265 35,8 2:47:30 158 420 Élevé
Petite rotation (3-5 personnes) 235 39,2 2:32:50 148 370 Moyen
Croisière en grand peloton (20+ personnes) 210 41,5 2:24:20 138 310 Faible

Les données montrent que la puissance moyenne en grand peloton est inférieure de 55 watts à celle en solitaire, mais que la vitesse moyenne est supérieure de 5,7 km/h — c’est la quantification concrète de « l’effet de suivi ». Il est à noter que la consommation de glycogène en grand peloton est inférieure de 110 grammes à celle en solitaire, ce qui signifie que dans la dernière partie de la course (60 à 100 km), les cyclistes du peloton disposent encore de réserves de glycogène suffisantes pour répondre à une attaque.

3.2 Comparaison des stratégies de ravitaillement à haute teneur en glucides

Plan de ravitaillement Apport en glucides par heure (g) Pression osmotique (mOsm/L) Risque d’inconfort gastro-intestinal Nombre de ravitaillements / temps d’arrêt Situation adaptée
Barres énergétiques traditionnelles + eau 60-70 300-400 Moyen 3-4 fois / 60 secondes chacune Sortie loisir à faible intensité
Boisson sportive du commerce (une bouteille) 45-55 250-300 Faible 2-3 fois / 30 secondes chacune Intensité modérée
Gourde à double concentration en glucides (glucose + fructose) 90-120 450-550 Moyen-faible (nécessite une adaptation à l’entraînement) 1 fois / sans arrêt Croisière en peloton à haute vitesse

Le cœur de la stratégie « une gourde à double concentration en glucides » : dissoudre 90 à 120 grammes de glucides (glucose : fructose = 2 : 1) dans 500 à 600 ml d’eau, remplir la gourde avant le départ, boire par petites gorgées toutes les 15 à 20 minutes pendant la course, en complétant avec une autre gourde d’eau pure pour l’hydratation. Ainsi, le cycliste n’a absolument pas besoin de s’arrêter aux points de ravitaillement, évitant le gaspillage énergétique considérable de « passer de 40 km/h à 0 puis réaccélérer ».

3.3 Données mesurées de la vitesse du vent sur le tronçon de la rivière Zhuoshui

Selon les données météorologiques des éditions précédentes de la course, les caractéristiques du champ de vent le long de la rivière Zhuoshui sont les suivantes :

Tronçon Direction principale du vent Vitesse moyenne du vent (m/s) Rafales maximales (m/s) Impact sur le peloton
Temple Zinan au pont Zhangyun (0-30 km) Vent du nord-ouest 4,5 8,2 Alternance de vent contraire et de vent latéral
Pont Zhangyun à Xizhou (30-50 km) Vent du nord-nord-est 6,8 11,5 Vent latéral fort
Section nord de la route Zhangnan (50-70 km) Vent du nord-est 5,2 9,0 Vent contraire dominant
Section sud après le demi-tour (70-99,9 km) Vent du nord-est 5,0 8,5 Vent arrière dominant

Le tronçon du pont Zhangyun à Xizhou est celui où la vitesse du vent est la plus élevée et le vent latéral le plus fort de toute la course. C’est là que le peloton est le plus susceptible de se « briser » (split), c’est-à-dire de se diviser en plusieurs petits groupes en raison des différences de résistance au vent et de vitesse. En termes de stratégie de course, les cyclistes doivent s’assurer d’être dans les 15 à 20 premières positions du peloton avant ce tronçon, afin d’éviter d’être laissés derrière.

四、Plan d’entraînement périodisé et guide de réglage du matériel

4.1 Plan d’entraînement périodisé sur 8 semaines avant la course

Les points clés de l’entraînement pour une course de croisière sur le plat sont « augmenter le FTP », « optimiser la position aérodynamique » et « se familiariser avec le rythme de rotation en peloton ». Voici le plan par étapes pour les 8 semaines précédant la course :

Semaines 1 à 2 : Période d’endurance de base

  • Mardi : Sortie d’endurance sur le plat de 2 heures, fréquence cardiaque Zone 2 (60-70 % FTP), en se concentrant sur le maintien d’une position aérodynamique
  • Jeudi : Entraînement à haute cadence (spin-up), 3 × 15 minutes, cadence de 100-110 rpm, puissance Zone 2
  • Samedi : Sortie d’endurance longue de 3 heures, simulation du parcours de la course (y compris le tronçon de digue de la rivière Zhuoshui)
  • Dimanche : Repos complet ou sortie de récupération facile de 1 heure

Semaines 3 à 4 : Période de force et de rythme

  • Mardi : Intervalles FTP, 5 × 6 minutes, puissance à 105-110 % FTP, récupération de 3 minutes
  • Jeudi : Entraînement de force (squats, soulevé de terre, gainage) + sortie rythmée sur le plat de 1,5 heure, puissance Zone 3
  • Samedi : Entraînement de rotation en peloton de 2,5 heures, simulation de croisière à 40 km/h, pratique du suivi et de la relève
  • Dimanche : Sortie d’endurance longue de 3 heures, avec 3 × 10 minutes de rythme Zone 3 dans la seconde moitié

Semaines 5 à 6 : Période de simulation de course

  • Mardi : Intervalles au seuil, 3 × 12 minutes, puissance à 95-100 % FTP, récupération de 5 minutes
  • Jeudi : Intervalles à haute intensité (VO2max), 6 × 2 minutes, puissance à 120-130 % FTP, récupération de 2 minutes
  • Samedi : Simulation de la course complète (100 km), croisière à la vitesse moyenne cible, pratique du ravitaillement en une seule gourde à haute teneur en glucides
  • Dimanche : Sortie de récupération de 1,5 heure, fréquence cardiaque Zone 1-2

Semaines 7 à 8 : Période d’affûtage

  • Semaine 7 : Réduire le volume d’entraînement à 60 %, maintenir l’intensité
  • Semaine 8 (avant la course) : Réduire le volume d’entraînement à 30 %, 48 heures avant la course, ne faire que 30 minutes de sortie facile + 2 sprints de 30 secondes pour réveiller le système nerveux

4.2 Réglage du matériel et optimisation aérodynamique

Dans une course de croisière sur le plat, l’efficacité aérodynamique du matériel est bien plus importante que la légèreté. Voici des recommandations concrètes de réglage :

Cadre et position de pédalage :

  • Avancer la selle de 2-3 mm pour que l’avant du genou soit aligné verticalement avec l’axe de la pédale, optimisant ainsi l’efficacité du pédalage
  • Abaisser la potence de 10-20 mm (si la souplesse le permet) pour rendre le dos plus horizontal et réduire la surface frontale
  • Maintenir un angle de flexion des bras de 90 à 100 degrés, les avant-bras parallèles au sol, formant une « position de contre-la-montre » à faible traînée

Roues et pneus :

  • Choisir des roues aérodynamiques avec un profil de jante de 50-60 mm, permettant d’économiser 8 à 15 watts en croisière sur le plat
  • Recommandation de pneus en 25-28c, avec une pression de 80-90 psi (selon le poids du cycliste), réduisant la résistance au roulement tout en conservant le confort
  • S’assurer que les pneus sont en « système tubeless », ce qui peut réduire la résistance au roulement d’environ 3 à 5 watts

Vêtements de cyclisme et casque :

  • Choisir une combinaison intégrale (skin suit), qui permet d’économiser 6 à 10 watts par rapport à un maillot et un cuissard traditionnels
  • Un casque aérodynamique à 40 km/h peut économiser 4 à 8 watts, mais il faut veiller à la ventilation et au confort
  • Des sur-chaussures (shoe covers) peuvent réduire la traînée de 2 à 3 watts

五、Ravitaillement, adaptation à l’environnement et stratégies de course

5.1 Opération pratique de la gourde à double concentration en glucides

La recette concrète de la « gourde à double concentration en glucides » est la suivante :

  • Capacité de la gourde : 600 ml
  • Quantité totale de glucides : 100 grammes (66 grammes de glucose + 34 grammes de fructose, ratio d’environ 2 : 1)
  • Électrolytes : 800 mg de sodium, 200 mg de potassium
  • Ajustement de la pression osmotique : ajouter une petite quantité de maltodextrine (20 grammes) pour réduire la pression osmotique à un niveau acceptable

Stratégie de consommation : boire 60-75 ml (environ 4-5 grandes gorgées) toutes les 15 minutes, en complétant avec une autre gourde d’eau pure (750 ml) toutes les 20 minutes avec 2-3 gorgées. Ainsi, l’apport en glucides peut atteindre 100 grammes par heure, sans avoir à s’arrêter à aucun point de ravitaillement.

Avertissement important : une solution hypertonique peut provoquer des troubles gastro-intestinaux ; il est impératif de tester cette recette lors d’au moins 3 sorties longues avant la course pour vérifier la tolérance digestive. En cas de ballonnement ou de nausée, réduire la concentration à 80 grammes par gourde et augmenter la consommation d’eau pure.

5.2 Stratégies d’adaptation au microclimat de la rivière Zhuoshui

Les caractéristiques du microclimat le long de la rivière Zhuoshui sont « de grands écarts de température entre le matin et le soir, des directions de vent changeantes et des rafales fortes ». Recommandations d’adaptation avant la course :

  • Arriver à Nantou 2 à 3 jours avant la course et effectuer 1 à 2 sorties d’adaptation de 60 à 90 minutes pour se familiariser avec les conditions de vent locales
  • 1 heure avant la course, effectuer un échauffement de 30 minutes comprenant 3 à 4 sprints de 30 secondes pour réveiller le système neuromusculaire
  • Adopter une « tenue en oignon » : couche de base respirante + gilet coupe-vent intermédiaire (retirable en course) + veste coupe-vent extérieure (si la température est inférieure à 18 °C)
  • Si des rafales supérieures à 10 m/s sont prévues, il est recommandé d’utiliser une roue pleine (la roue avant peut être à profil moyen ou bas pour préserver la maniabilité)

5.3 Stratégies pratiques de rotation en peloton

Phase de départ (0-10 km) : Cette section est la période d’échauffement, la vitesse du peloton est d’environ 35-38 km/h. Il est recommandé de rester dans le premier tiers du peloton, d’observer les conditions de la route et de s’adapter au rythme, en évitant de dépenser trop d’énergie.

Section de croisière à haute vitesse (10-50 km) : Le peloton accélère à 40-42 km/h. Il faut alors se maintenir au milieu du peloton (positions 10 à 20), profiter de l’aspiration des cyclistes devant, et contrôler la fréquence cardiaque en Zone 3 (85-90 % FTP). Si un « effet accordéon » se produit dans le peloton, anticiper le ralentissement 1 à 2 secondes à l’avance et décélérer en douceur avec un « micro-freinage + arrêt précoce du pédalage », en évitant les freinages brusques.

Section d’épreuve du vent latéral (30-50 km) : En entrant dans le tronçon du pont Zhangyun à Xizhou, le vent latéral se renforce. Le peloton peut alors passer en formation en échelon ; les cyclistes doivent se déplacer activement du côté opposé à la direction du vent, en utilisant le corps des cyclistes devant pour se protéger du vent latéral. Si l’on constate que le peloton est sur le point de se briser, accélérer immédiatement pour se caler dans le groupe de tête.

Section d’échappée et de demi-tour (50-70 km) : Le vent contraire est marqué sur la section nord de la route Zhangnan, et la vitesse du peloton peut chuter à 35-37 km/h. C’est le moment idéal pour une échappée — profitant du ralentissement du peloton et de la distraction des cyclistes, lancer une attaque avec une puissance de 115-120 % FTP pendant 5-6 minutes. Après une échappée réussie, former une petite rotation avec 2-3 cyclistes de niveau similaire pour maintenir une vitesse de 42-44 km/h.

Sprint final (90-99,9 km) : Si l’on ne vise pas un classement, il est recommandé de rester dans le peloton et de terminer à une intensité stable de Zone 3. Pour un sprint, se positionner dans les 5 premières places du peloton dans les 2 derniers kilomètres et sprinter à pleine puissance (> 150 % FTP) dans les 300 derniers mètres.

六、Erreurs courantes et idées reçues scientifiques à déconstruire

Idée reçue n° 1 : « Pas besoin de se ravitailler sur une course de plat, on mangera après la course »

C’est une idée extrêmement dangereuse et erronée. Une course de 100 km sur le plat à une vitesse moyenne de 40 km/h dure environ 2,5 heures, avec une dépense énergétique totale d’environ 2 500 à 3 000 kilocalories. Sans apport en glucides, le glycogène musculaire s’épuisera inévitablement en 2,5 à 3 heures. Une fois le « mur » atteint, la puissance de sortie peut chuter de 30 à 40 %, la vitesse moyenne passant de 40 km/h à 32 km/h, ce qui retarde considérablement le temps de course. Les preuves scientifiques montrent qu’un apport de 90 grammes de glucides par heure peut retarder la fatigue d’au moins 1 heure et maintenir une puissance de sortie stable.

Idée reçue n° 2 : « Plus on suit de près, plus on économise d’énergie, il faut coller la roue avant »

Il est vrai que plus on suit de près, plus on économise d’énergie (la distance optimale de suivi est de 5 à 15 cm entre la roue avant et la roue arrière du cycliste devant), mais cela nécessite des compétences de contrôle du vélo et une concentration extrêmement élevées. Sur les sections de vent latéral de la rivière Zhuoshui, les rafales peuvent faire dévier le cycliste devant, et une distance de suivi trop rapprochée peut facilement provoquer une collision. Il est recommandé aux cyclistes amateurs de maintenir une distance de suivi de 30 à 50 cm ; l’économie d’énergie est légèrement réduite (environ 20-30 %), mais la sécurité est considérablement améliorée. Les cyclistes professionnels « collent » de très près en course, mais ils disposent de réflexes musculaires et de capacités de gestion des crises entraînés pendant des années.

Idée reçue n° 3 : « La résistance de l’air n’est pas importante, c’est la force des jambes qui compte »

Dans une course de croisière sur le plat, cette idée est complètement fausse. Comme mentionné précédemment, à 40 km/h, la résistance de l’air représente 80 à 90 % de la résistance totale. Un cycliste avec un FTP de seulement 240 watts mais un CdA de seulement 0,23 m² peut être plus rapide sur le plat qu’un cycliste avec un FTP de 300 watts mais un CdA de 0,35 m². Réduire la traînée aérodynamique est bien plus efficace et économique que d’augmenter la puissance. Chaque euro investi dans un cadre aérodynamique, des roues à profil haut et une position à faible traînée a un meilleur « rendement en vitesse » que de dépenser beaucoup d’argent pour des pièces de légèreté.

Idée reçue n° 4 : « Il faut absolument s’arrêter aux points de ravitaillement pour manger et boire à sa faim avant de repartir »

C’est une mentalité courante chez de nombreux cyclistes de défis à Taïwan, mais dans une course de croisière à haute vitesse, chaque arrêt à un point de ravitaillement (même de 30 secondes) signifie un énorme gaspillage d’énergie : « passer de 40 km/h à 0, puis de 0 à 40 km/h ». Les calculs montrent qu’un cycle complet « décélération-arrêt-accélération » consomme environ 15 à 25 kilocalories supplémentaires et perturbe le rythme physiologique. Si l’arrêt dépasse 2 minutes, la température musculaire diminue, la fréquence cardiaque baisse, et il faut 5 à 10 minutes supplémentaires pour revenir à un état de performance optimal. La stratégie de la gourde à haute teneur en glucides a été conçue précisément pour résoudre ce problème.

七、FAQ des experts

Q1 : Pour la course du temple Zinan de 99,9 km, dois-je utiliser un plateau standard ou un grand plateau ?

Pour une course de croisière sur le plat, il est recommandé d’utiliser un plateau standard (53/39T) avec une cassette 11-28T, ou même un « grand plateau de contre-la-montre » (54/42T ou 55/42T). Comme le parcours ne comporte presque aucune côte raide, la plus forte montée n’étant qu’une pente douce autour du temple Zinan (environ 3-4 %), le petit plateau de 39T du plateau standard est largement suffisant. L’avantage du grand plateau : à une vitesse de croisière de 40-45 km/h, la ligne de chaîne est plus proche de la ligne droite, l’efficacité de transmission est plus élevée (économie d’environ 2-3 watts), et les rapports sont plus serrés, ce qui facilite le maintien d’une cadence stable (90-100 rpm).

Q2 : Je suis une cycliste plus légère (55 kg), comment éviter d’être distancée dans un peloton à haute vitesse ?

Les cyclistes plus légers sont effectivement désavantagés dans les courses sur le plat, car leur puissance absolue est plus faible. Stratégies recommandées : premièrement, renforcer l’entraînement en force pour augmenter la puissance absolue, avec un objectif de FTP de 3,2 à 3,5 W/kg (soit 176 à 192 watts) ; deuxièmement, tirer parti de « l’effet de suivi » — se maintenir au milieu du peloton, profiter de l’aspiration des cyclistes devant pour réduire votre propre demande en puissance ; troisièmement, sur les sections de vent latéral, chercher activement à vous placer derrière un cycliste plus corpulent pour profiter de son « mur coupe-vent » ; enfin, si le peloton se brise, ne paniquez pas, formez une petite rotation avec 2-3 cyclistes de niveau similaire pour maintenir une vitesse de 36-38 km/h, ce qui peut encore donner un bon résultat.

Q3 : Je n’ai jamais roulé en peloton, comment me préparer avant la course ?

La conduite en peloton nécessite des compétences élevées et une bonne complicité ; il est recommandé d’effectuer au moins 3 à 4 séances d’entraînement de rotation en groupe avant la course. Les points d’apprentissage clés comprennent : le jugement de la distance de suivi (30-50 cm entre la roue avant et la roue arrière du cycliste devant), le moment et les gestes pour la relève (pousser légèrement avec le coude ou indiquer avec les doigts), la manipulation douce des freins (éviter les freinages brusques), et la répartition du regard (fixer la roue arrière du cycliste devant et la route devant). Si vous n’avez aucune expérience du peloton, il est recommandé de choisir de rouler à l’arrière ou sur le côté du peloton le jour de la course, sans essayer de vous frayer un chemin au cœur du peloton, afin d’éviter tout danger par manque de familiarité.

Q4 : Si le jour de la course il y a du vent fort (rafales supérieures à 12 m/s), comment ajuster ma stratégie ?

Par temps très venteux, la sécurité doit être la priorité absolue. Ajustements recommandés : premièrement, réduire la vitesse moyenne cible de 2-3 km/h (de 40 à 37-38 km/h), en privilégiant une puissance stable ; deuxièmement, éviter de tenter une échappée sur le tronçon du pont Zhangyun où le vent latéral est le plus fort, ce qui est extrêmement dangereux par vent fort ; troisièmement, maintenir une plus grande distance de suivi avec le cycliste devant (50-80 cm) pour laisser du temps de réaction ; quatrièmement, envisager d’utiliser une roue avant à profil bas (comme 40 mm) pour améliorer la stabilité de conduite ; cinquièmement, si le peloton se brise à cause du vent fort, ne forcez pas la poursuite, terminez la course à votre propre rythme.

Q5 : La gourde à double concentration en glucides ne risque-t-elle pas d’être trop sucrée ou trop épaisse, au point que je n’aie pas envie de la boire ?

C’est effectivement possible, et cela nécessite une adaptation par l’entraînement avant la course. Les ajustements suggérés comprennent : premièrement, commencer par une recette moins concentrée (60 grammes de glucides par gourde) et augmenter progressivement jusqu’à la concentration cible ; deuxièmement, ajouter un peu de jus de citron ou de sel (sodium) pour équilibrer le goût sucré ; troisièmement, contrôler la température de la gourde entre 15 et 20 °C (en utilisant une gourde isotherme), car une température basse réduit la sensation de sucré ; quatrièmement, adopter une méthode de consommation « par petites gorgées fréquentes », en ne buvant que 20-30 ml à chaque fois, pour éviter qu’une absorption massive ne provoque des nausées. Si vous ne parvenez vraiment pas à vous adapter à la solution concentrée, vous pouvez opter pour « deux gourdes à concentration moyenne » (50 grammes de glucides chacune, en alternance), mais il faudra alors ajuster le rythme de ravitaillement.


Conclusion : Le défi du temple Zinan de 99,9 km est une fête de la « dynamique de peloton » — il ne teste pas la raideur des côtes que vous gravissez, mais votre capacité à gérer la puissance, la résistance de l’air et le ravitaillement lors d’une croisière à haute vitesse. Maîtrisez les techniques de rotation en peloton, comprenez le microclimat de la rivière Zhuoshui, exploitez la stratégie de la gourde à haute teneur en glucides, et vous pourrez écrire votre propre légende de vitesse sur ce parcours plat classique de Taïwan.

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