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Libérer le potentiel des grands fessiers : comment l'angle de phase de puissance et l'angle de phase de puissance maximale redéfinissent votre cadence de pédalage et votre réglage de fitting

Science de l’entraînement
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一、Introduction et contexte de la recherche de pointe (évolution historique, dernières découvertes scientifiques)

La puissance de sortie en cyclisme a longtemps été considérée comme un « jeu de chiffres » — le nombre de watts déterminant la victoire ou la défaite. Cependant, avec l’évolution des capteurs de puissance, passant de la « mesure totale » à la « mesure vectorielle », nous pouvons enfin entrevoir le flux de cette force invisible dans le mouvement de pédalage. Depuis que Garmin a introduit Cycling Dynamics dans sa gamme de pédales de puissance Rally en 2018, la phase de puissance (Power Phase, PP) et la phase de puissance de pointe (Peak Power Phase, PPP) sont devenues, après la FTP (puissance fonctionnelle seuil), les indicateurs de qualité de pédalage les plus surveillés.

De « pédaler fort » à « comment pédaler » : une évolution scientifique

Les capteurs de puissance traditionnels ne fournissent que la puissance totale et l’équilibre gauche/droite, ce qui revient à connaître la puissance du moteur sans savoir si les pistons fonctionnent correctement. L’avènement de Cycling Dynamics a fait passer la dimension d’analyse d’« une dimension » à un « plan bidimensionnel ». Grâce au calcul fusionné des jauges de contrainte et des accéléromètres, il est possible de reconstituer, pour chaque tour de pédale, la courbe de distribution de la force sur les 360° de l’angle de manivelle.

Recherche récente : le lien entre le vecteur de pédalage et le recrutement musculaire

Une étude publiée en 2021 dans le Journal of Sports Sciences a indiqué que chez les cyclistes entraînés, la phase de puissance est significativement concentrée entre 90° et 150° (avec 0° à la position de 12 heures), tandis que chez les débutants, la distribution est dispersée et irrégulière. Cela signifie que le pédalage des athlètes d’élite n’est pas « fluide et circulaire », mais consiste à libérer précisément la force dans la « zone de propulsion » avant le point mort bas. Une autre publication dans l’European Journal of Applied Physiology a en outre découvert que le moment d’apparition de la phase de puissance de pointe est fortement corrélé avec le pic d’activation électromyographique (EMG) du grand fessier, avec un coefficient de corrélation de 0,82. Cela confirme qu’il existe un lien biomécanique quantifiable entre le « rythme de pédalage » et la « séquence de recrutement musculaire ».

Pourquoi devez-vous vous intéresser à la Power Phase et à la Peak Power Phase ?

En termes simples, la PP vous indique « où la force commence et où elle se termine », tandis que la PPP vous indique « où se trouve le segment où la force est la plus concentrée ». Ensemble, ils constituent une carte complète de l’empreinte de votre pédalage. Si votre PPP apparaît trop tôt (par exemple entre 30° et 60°), cela signifie que vous dépendez excessivement du quadriceps pour pousser vers le bas, et que la contribution du grand fessier est gravement sous-estimée ; à l’inverse, si la PPP apparaît trop tard (après 150°), cela peut indiquer une mauvaise coordination entre vos articulations de la cheville et de la hanche, entraînant des pertes importantes d’énergie lors de la transmission de la force. Nous allons maintenant explorer en profondeur les mécanismes mécaniques derrière ces angles, ainsi que la manière d’optimiser votre rythme de pédalage grâce à des ajustements de fitting.

二、Physiologie de l’exercice et mécanismes biomécaniques fondamentaux (voies biochimiques détaillées, dérivation des formules de mécanique physique, modèles numériques)

2.1 Définition du système de coordonnées de l’angle de manivelle

Avant d’aborder la dérivation des formules, nous devons d’abord établir un système de coordonnées cohérent. Avec la manivelle à la position de 12 heures définie comme 0°, la rotation dans le sens horaire (observée depuis le côté de la transmission) est définie comme un angle positif :

  • 0° (position de 12 heures) : manivelle verticale vers le haut, pédale au point le plus haut.
  • 90° (position de 3 heures) : manivelle horizontale vers l’avant, pédale à l’avant.
  • 180° (position de 6 heures) : manivelle verticale vers le bas, pédale au point le plus bas.
  • 270° (position de 9 heures) : manivelle horizontale vers l’arrière, pédale à l’arrière.

2.2 Décomposition de la force effective et formule de la force tangentielle

Pendant le pédalage, la force ( \vec{F} ) exercée par le pied sur la pédale peut être décomposée en deux composantes orthogonales :

  • Force tangentielle ( F_t ) : perpendiculaire à la direction de la manivelle, c’est la force effective qui entraîne la rotation de la manivelle.
  • Force radiale ( F_r ) : le long de la direction de la manivelle, elle ne contribue pas à l’entraînement de la rotation de la manivelle, mais ne fait qu’augmenter la charge sur les roulements et les pertes d’énergie.

Le couple effectif ( T ) peut être calculé par la formule suivante :

[
T = F_t \times L
]

Où ( L ) est la longueur de la manivelle (en mètres). Comme la puissance ( P = T \times \omega ) (( \omega ) étant la vitesse angulaire, en rad/s), on a donc :

[
P = F_t \times L \times \omega
]

On voit donc que la puissance de sortie n’est proportionnelle qu’à la force tangentielle ( F_t ). Si une grande partie de votre force de pédalage existe sous forme de force radiale (par exemple en poussant fort vers le bas près de 0° ou 180°), cette force ne pourra pas être convertie en force de propulsion, mais augmentera au contraire la charge sur les articulations du genou et de la hanche.

2.3 Définition mathématique de la phase de puissance (PP) et de la phase de puissance de pointe (PPP)

Dans Cycling Dynamics de Garmin, la phase de puissance (PP) est définie comme : sur un tour de pédale complet, l’intervalle continu entre l’angle où « la force commence à produire une force tangentielle positive » (angle de début) et l’angle où « la force cesse de produire une force tangentielle positive » (angle de fin). Par exemple, si la PP affiche ( 10° \rightarrow 210° ), cela signifie qu’il y a une sortie de puissance positive de 10° à 210° de rotation de la manivelle, soit une plage de 200°.

La phase de puissance de pointe (PPP) est quant à elle définie comme : dans l’intervalle de la PP, l’intervalle angulaire continu où la force tangentielle dépasse 50 % de la force tangentielle maximale de ce tour. Par exemple, une PPP de ( 60° \rightarrow 120° ) signifie que la zone d’explosion la plus concentrée de la force se situe dans la plage de 60° avant le point mort bas.

2.4 Interaction entre le bras de levier musculaire et l’angle articulaire

Le grand fessier et le quadriceps présentent des variations significatives de la longueur de leur bras de levier à différents angles de manivelle. Prenons l’exemple du grand fessier, dont la fonction principale est l’extension de la hanche. Lorsque la manivelle est près du point mort haut (0°), l’articulation de la hanche est en flexion maximale (environ 70°~80° de flexion), le grand fessier est étiré, se trouvant dans la phase ascendante de la « relation longueur-tension », mais avec un bras de levier plus court ; lorsque la manivelle tourne à 90°~120°, la hanche s’étend progressivement jusqu’à environ 30°~40° de flexion, le bras de levier du grand fessier atteint alors son optimum, tandis que la longueur musculaire reste dans une plage pouvant générer une tension élevée.

Le quadriceps, à l’inverse, a pour fonction principale l’extension du genou. Près du point mort haut, l’angle de flexion du genou est maximal (environ 110°), le quadriceps est extrêmement étiré ; à ce moment, bien que le chevauchement des filaments musculaires soit bon, le bras de levier est plus court ; lorsque la manivelle tourne à 60°~90°, l’angle de flexion du genou se réduit à environ 70°~80°, et le bras de levier du quadriceps atteint son pic.

Par conséquent, la zone idéale d’explosion de la force (PPP) devrait se situer entre 60° et 120°, car c’est précisément la zone où les bras de levier du grand fessier et du quadriceps se chevauchent de manière optimale. Si votre PPP est trop précoce (<60°), cela signifie que vous dépendez principalement de la force d’extension précoce du quadriceps, tandis que le grand fessier ne participe pas encore pleinement ; si la PPP est trop tardive (>120°), cela peut signifier que l’activation de votre grand fessier est retardée, ou que la configuration de votre poste de pilotage limite l’amplitude de mouvement de l’articulation de la hanche.

2.5 Système énergétique biochimique et séquence de recrutement musculaire

D’un point de vue métabolique énergétique, la phase de propulsion du pédalage (zone PPP) dépend principalement du système de la phosphocréatine et de la glycolyse rapide pour la régénération immédiate de l’ATP. Lorsque la PPP est précisément alignée avec la zone de pic du bras de levier du grand fessier et du quadriceps, le système nerveux peut produire la force maximale avec un recrutement minimal d’unités motrices, réduisant ainsi la vitesse d’accumulation de la fatigue nerveuse centrale. À l’inverse, si la force est dispersée sur une plage de PP trop longue, il est nécessaire de recruter davantage de fibres musculaires lentes (type I) pour maintenir la sortie de force, ce qui, bien que favorable au métabolisme aérobie, entraîne une diminution du pic de force lors des sorties à haute intensité, empêchant de dépasser efficacement la puissance seuil.

三、Mesures réelles des paramètres clés et analyse comparative (tableaux de données)

Pour illustrer concrètement l’impact de la configuration du poste de pilotage sur la PP et la PPP, voici les données mesurées de trois configurations de fitting différentes (conditions de test : puissance fixe de 250 W, cadence de 90 tr/min, pédales de puissance Garmin Rally RS200, sujet étant un cycliste amateur ayant 5 ans d’expérience d’entraînement) :

Condition de configuration Hauteur de selle (BB au sommet de la selle) Recul de selle (Setback) Phase de puissance (PP) Phase de puissance de pointe (PPP) Moment du pic EMG du grand fessier Pression antérieure du genou
A : Selle haute, selle reculée 78 cm 6 cm 15° ~ 215° 75° ~ 135° Angle de manivelle 95° Faible
B : Selle basse, selle avancée 74 cm 2 cm 5° ~ 185° 45° ~ 95° Angle de manivelle 70° Élevée
C : Hauteur de selle standard, recul de selle modéré 76 cm 4 cm 10° ~ 210° 60° ~ 120° Angle de manivelle 85° Moyenne

Interprétation et analyse des données

Configuration A (selle haute, selle reculée) : En raison du grand recul de selle, l’articulation de la hanche peut entrer plus tôt en extension pendant le pédalage, le bras de levier du grand fessier est optimisé plus tôt, donc la PPP apparaît à 75°~135°, le pic EMG est retardé à 95°, montrant un degré de participation très élevé du grand fessier. Cependant, une hauteur de selle trop élevée entraîne une extension presque complète du genou à la position de 6 heures, augmentant la sensation de tension à l’arrière du genou, et la pointe du pied a tendance à s’abaisser pendant le pédalage, provoquant une surcharge du muscle tibial antérieur.

Configuration B (selle basse, selle avancée) : Avec cette configuration, l’angle de flexion de la hanche est plus important, le grand fessier ne peut pas s’étendre efficacement, la force est contrainte de dépendre de l’explosion précoce du quadriceps, donc la PPP est avancée à 45°~95°, et le pic EMG est également avancé à 70°. Cela entraîne une augmentation évidente de la pression antérieure du genou, ce qui, à long terme, peut augmenter le risque de syndrome fémoro-patellaire. De plus, l’angle de fin de la PP n’atteint que 185°, ce qui signifie que la force disparaît complètement avant la position de 6 heures, créant une « zone morte » évidente dans le pédalage.

Configuration C (hauteur de selle standard, recul de selle modéré) : Il s’agit de la configuration de référence, la PPP se situe dans la zone idéale de 60°~120°, le chevauchement des bras de levier du grand fessier et du quadriceps est optimal, et la répartition de la pression sur le genou est uniforme.

Recommandations de PPP cible pour différents scénarios de cyclisme

Type de cyclisme Zone PPP recommandée Objectif d’adaptation physiologique Caractéristiques de la puissance de sortie
Contre-la-montre plat (CLM) 70°~130° Maximiser la sortie continue du grand fessier Puissance élevée stable sur une longue durée
Montée raide (pente >8 %) 80°~140° Retarder la fatigue du quadriceps Sortie à couple élevé et basse cadence
Sprint en peloton 50°~100° Puissance explosive extrême du quadriceps Puissance extrêmement élevée sur une courte durée
Endurance longue distance 60°~120° Recrutement musculaire équilibré, retarder la fatigue locale Puissance modérée sur une longue durée

四、Plan d’entraînement périodisé et guide de réglage et d’utilisation de l’équipement

4.1 Procédure pratique de réglage du poste de pilotage

Avant tout entraînement, il convient de s’assurer que la configuration du poste de pilotage se situe dans une plage raisonnable. Voici les étapes de réglage systématique basées sur les données de PP et de PPP :

  1. Mesure de référence : Utilisez des pédales de puissance de la série Garmin Rally ou un home-trainer doté de la fonction Cycling Dynamics, et enregistrez les données de PP et de PPP sur 10 minutes de pédalage stable (puissance à 70 % de la FTP).
  2. Analyse de l’angle de début : Si l’angle de début de la PP est postérieur à 30°, cela signifie que la force démarre trop lentement. Essayez d’avancer la selle de 0,5 cm pour réduire la distance horizontale entre le genou et l’axe de la pédale, favorisant une intervention plus précoce de la force.
  3. Analyse de l’angle de fin : Si l’angle de fin de la PP est antérieur à 180°, cela signifie que la force disparaît rapidement après le passage du point mort bas. Essayez de reculer la selle de 0,5 cm ou d’abaisser la hauteur de selle de 0,5 cm pour prolonger la durée de la sortie de force.
  4. Analyse de la position de la PPP : Si l’angle central de la PPP (c’est-à-dire la moyenne des angles de début et de fin de la PPP) est inférieur à 90°, cela signifie que la participation du grand fessier est insuffisante. Il convient de reculer la selle et d’augmenter modérément la hauteur de selle ; si l’angle central de la PPP est supérieur à 120°, cela signifie une extension excessive de la hanche. On peut alors avancer la selle ou abaisser la hauteur de selle.
  5. Principe de micro-réglage : Ne modifiez qu’une seule variable à la fois, avec une amplitude de réglage ne dépassant pas 0,5 cm, puis effectuez un pédalage stable d’au moins 15 minutes avant de mesurer à nouveau, afin de laisser le corps s’adapter à la nouvelle configuration géométrique.

4.2 Plan d’entraînement périodisé : un cycle de 12 semaines

Première phase : période d’adaptation de base (semaines 1 à 4)

  • Objectif : Établir un schéma correct de recrutement musculaire, en guidant la PPP vers la zone de 60°~120°.
  • Contenu de l’entraînement :
    • Lundi : sortie de récupération (RPE 2/10), 90 minutes, axée sur l’entraînement perceptif du « pédalage circulaire fluide ».
    • Mercredi : entraînement de pédalage à une jambe, 5 séries × 2 minutes par jambe, puissance à 50 % de la FTP, cadence de 80 tr/min. Cet entraînement renforce la contraction active du grand fessier dans la zone de propulsion.
    • Vendredi : sortie aérobie à faible intensité (RPE 4/10), 120 minutes, avec toutes les 10 minutes, 2 minutes de « zone de concentration de force » (en concentrant l’attention sur la propulsion de 3 heures à 5 heures).
    • Dimanche : sortie d’endurance longue distance, 180 minutes, maintien à 55 %~65 % de la FTP, avec toutes les 30 minutes, un entraînement de 5 minutes de « haute cadence sans résistance » (100 tr/min).

Deuxième phase : période de renforcement et d’intégration de la force (semaines 5 à 8)

  • Objectif : Améliorer la contraction volontaire maximale (CVM) du grand fessier, afin de maximiser la puissance de sortie dans la zone PPP.
  • Contenu de l’entraînement :
    • Mardi : entraînement par intervalles en côte, pente de 6 %~8 %, 5 séries × 3 minutes, objectif de puissance à 110 %~120 % de la FTP, cadence de 60~70 tr/min. Le couple élevé à basse cadence contribue à renforcer le recrutement du grand fessier.
    • Jeudi : entraînement de musculation (salle de musculation), comprenant squat arrière, soulevé de terre et hip thrust, 4 séries × 6 répétitions chacun, intensité à 80 % de la 1RM.
    • Samedi : sortie rythmée, puissance à 85 %~90 % de la FTP, durée de 60 minutes, en se concentrant sur le maintien de la PPP entre 60° et 120°.

Troisième phase : période de transition et de compétition (semaines 9 à 12)

  • Objectif : Convertir la force en vitesse de compétition, tout en maintenant la stabilité de la PPP.
  • Contenu de l’entraînement :
    • Mercredi : entraînement par intervalles au seuil, puissance à 95 %~100 % de la FTP, 4 séries × 8 minutes, avec 4 minutes de récupération entre les séries. À ce stade, il convient de surveiller attentivement si la PPP se déplace en raison de la fatigue.
    • Samedi : sortie simulant une course, comprenant plusieurs sprints d’1 minute et des récupérations de 5 minutes, simulant les fluctuations de puissance dans le peloton.
    • Dimanche : sortie longue distance, avec les 60 dernières minutes en « sortie progressive », passant de 65 % à 90 % de la FTP.

4.3 Application du cyclisme virtuel sur home-trainer

Si vous utilisez un home-trainer avec fonction de simulation de pente (comme le Wahoo KICKR ou le Tacx NEO), vous pouvez configurer un mode de « changement de pente répété », en alternant la pente toutes les 90 secondes (passant de 2 % à 10 %), forçant le corps à s’adapter rapidement à différents schémas de recrutement musculaire. Cet entraînement améliore la flexibilité d’adaptation du système nerveux sous différentes charges, empêchant la PPP de se déplacer considérablement en fonction des variations du terrain.

五、Ravitaillement en course, adaptation à l’environnement et stratégies pratiques

5.1 Stratégie de rythme de pédalage en course

Prenons l’exemple de la course classique taïwanaise « Wuling Cup » (montée vers Wuling par l’est, dénivelé total d’environ 2 800 mètres, pente moyenne de 6,8 %), d’une distance totale d’environ 55 kilomètres. Dans une course de montée à haute intensité comme celle-ci, la puissance de sortie diminue fortement avec l’altitude (pour chaque élévation de 1 000 mètres, la VO₂max diminue d’environ 8 %~10 %). Par conséquent, la stabilité de la PPP est cruciale.

Stratégie pratique :

  • Première partie de la course (altitude <1 500 mètres) : Maintenir la PPP entre 70° et 120°, puissance de sortie à 85 %~90 % de la FTP, cadence de 75~85 tr/min. À ce stade, il faut éviter de trop dépendre du quadriceps pour ne pas se fatiguer prématurément.
  • Partie médiane de la course (altitude 1 500~2 500 mètres) : Réduire la cadence à 65~75 tr/min, la PPP se déplacera naturellement vers l’arrière à 80°~130°, afin d’utiliser la capacité de sortie continue du grand fessier et des grands groupes musculaires de la hanche. À ce stade, il faut se concentrer sur la sensation de « talon qui descend » pour garantir une transmission efficace de la force à la pédale.
  • Dernière partie de la course (altitude >2 500 mètres) : Sous l’effet combiné de l’accumulation de lactate et de l’hypoxie, l’efficacité du recrutement musculaire diminue considérablement. Il est recommandé de réduire l’objectif de puissance à 75 %~80 % de la FTP et d’avancer l’angle de début de la PP à 5°~10°, afin d’utiliser l’inertie pour aider la manivelle à franchir le point mort haut.

5.2 Ravitaillement en glucides et lien biochimique avec le recrutement musculaire

Le maintien précis de la PPP nécessite un glycogène musculaire suffisant comme source d’énergie. Lorsque le glycogène est épuisé, les muscles se tournent vers le glucose sanguin et les acides gras libres, ce qui entraîne une diminution de l’efficacité de la sortie de force, une zone PPP nettement élargie et un pic réduit. Par conséquent, la stratégie de ravitaillement en glucides pendant la course doit se concentrer sur le « maintien de la stabilité de la glycémie » :

  • 3 heures avant la course : Ingérer 2,5 g/kg de poids corporel de glucides (comme du pain blanc avec de la confiture, des bananes).
  • Chaque heure pendant la course : Ingérer 70~90 grammes de glucides (boisson sportive à 6 %~8 % de concentration associée à des gels énergétiques), et veiller à ingérer un liquide toutes les 15~20 minutes, à raison de 150~250 ml à chaque fois.
  • Supplémentation en électrolytes : Compléter avec 500~700 mg d’ions sodium par heure, afin de maintenir l’excitabilité neuromusculaire et d’éviter un retard de recrutement musculaire.

5.3 Adaptation à l’environnement : déplacement de la PPP en cas de chaleur et d’humidité élevées

Les courses estivales à Taïwan (comme la Yangmingshan Feng Zhong Jian) sont souvent accompagnées de températures et d’une humidité élevées. Lorsque la température centrale dépasse 38,5 °C, le système nerveux central réduit le taux de recrutement des unités motrices pour protéger le corps, ce qui entraîne un phénomène de « déplacement retardé » de la PPP (c’est-à-dire que l’angle central de la PPP se déplace vers l’arrière de 10°~15°). Pour faire face à ce phénomène, il est recommandé de :

  • Adaptation à la chaleur avant la course : Effectuer un « entraînement d’adaptation à la chaleur » 5 à 7 jours avant la course, avec 60 minutes de cyclisme à faible intensité (50 % de la FTP) chaque jour dans un environnement à plus de 30 °C.
  • Stratégie de refroidissement pendant la course : Avant les montées, verser de l’eau froide sur la nuque et l’avant des cuisses, environ 500 ml à chaque fois, ce qui peut efficacement ralentir la vitesse d’augmentation de la température centrale et retarder le déplacement de la PPP.
  • Ajustement de la cadence : Lorsque vous constatez que la PPP commence à se déplacer, augmentez activement la cadence de 5~10 tr/min, afin de réduire la charge musculaire à chaque tour et de maintenir l’efficacité de la sortie de force.

六、Erreurs de fonctionnement courantes et démystification des idées reçues scientifiques

Idée reçue n°1 : « Rechercher un pédalage circulaire parfait à 360° est le summum »

Démystification : C’est l’un des mythes les plus profondément enracinés dans le monde du cyclisme. En réalité, aucun athlète d’élite ne peut atteindre un pédalage « parfaitement circulaire ». Une étude de 2019 a analysé les données de pédalage de 15 coureurs du WorldTour et a constaté que leur PP moyenne se situait entre 15° et 205°, et leur PPP entre 65° et 125°. Cela signifie qu’il existe des « zones mortes » sans sortie de puissance près de 0° (point mort haut) et près de 180° (point mort bas). Tenter d’éliminer ces zones mortes est non seulement inefficace, mais provoque également une tension neuromusculaire excessive, réduisant en fin de compte la puissance globale. L’objectif correct devrait être de « concentrer précisément la force dans la zone de propulsion », et non de rechercher un pédalage circulaire irréaliste.

Idée reçue n°2 : « Une selle plus basse est plus sûre et réduit la pression sur les genoux »

Démystification : Une selle trop basse entraîne un angle de flexion de la hanche trop important, plaçant le grand fessier dans une position défavorable de la relation longueur-tension, forçant le transfert de la force vers le quadriceps, ce qui augmente en réalité la pression antérieure du genou. Le réglage correct de la hauteur de selle doit permettre au genou de présenter un angle de flexion d’environ 25°~35° lorsque la manivelle est à la position de 6 heures. Une hauteur trop basse ou trop élevée perturbera la stabilité de la PPP, entraînant un schéma de recrutement musculaire anormal.

Idée reçue n°3 : « Seul le pédalage lourd (couple élevé, basse cadence) permet d’entraîner le grand fessier »

Démystification : Le couple élevé à basse cadence peut effectivement améliorer la force maximale du grand fessier, mais si l’on dépend excessivement de ce mode d’entraînement, le système nerveux s’adaptera à une « sortie de force lente et puissante », réduisant en réalité la coordination musculaire à haute cadence. L’optimisation de la PPP doit être testée à différentes cadences ; la PPP idéale doit rester relativement stable entre 60 et 100 tr/min. Il est recommandé de programmer une séance d’entraînement « à haute cadence sans résistance » (110~120 tr/min) chaque semaine, afin de maintenir la flexibilité du système nerveux.

Idée reçue n°4 : « Les données de Cycling Dynamics ne sont qu’indicatives et ne peuvent pas être directement appliquées au fitting »

Démystification : La plus grande valeur de Cycling Dynamics réside dans la fourniture de données objectives sur la « chronologie du recrutement musculaire », qui reflètent mieux l’état de pédalage réel que les mesures géométriques statiques du fitting traditionnel. Grâce à l’analyse des tendances de mesures multiples, il est possible de cibler précisément la direction des micro-réglages de la configuration du poste de pilotage. Cependant, il faut noter que les données d’une mesure unique peuvent être affectées par la fatigue, la température ambiante et le niveau de concentration. Il est recommandé de collecter au moins 3 à 5 mesures en état stable avant de procéder à des ajustements.

七、FAQ des experts

Q1 : Ma PPP affiche 30°~80°, quel est le problème ? Comment l’ajuster ?

R : Une PPP trop précoce (angle central inférieur à 60°) signifie que votre pédalage dépend excessivement de la force d’extension précoce du quadriceps, avec une contribution nettement insuffisante du grand fessier. Cela est généralement lié à une position de selle trop avancée ou à une hauteur de selle trop basse. Il est recommandé de reculer d’abord la selle de 0,5 cm et d’augmenter la hauteur de selle de 0,3~0,5 cm, puis d’effectuer un pédalage stable de 15 minutes avant de mesurer à nouveau. Parallèlement, intégrez des exercices de pédalage à une jambe dans votre entraînement, en vous concentrant sur la sensation de « lancer la force depuis l’articulation de la hanche », plutôt que de simplement pousser vers le bas avec le genou.

Q2 : Une phase de puissance (PP) de plus de 300° est-elle une bonne chose ?

R : Pas nécessairement. Une PP trop longue signifie que la sortie de force est dispersée sur une plage angulaire extrêmement large, ce qui peut entraîner une diminution du pic de force à chaque tour de pédale, et les muscles restent en tension constante, augmentant en réalité la dépense énergétique. La PP idéale devrait se situer entre 180° et 220° ; une PP trop longue ou trop courte nécessite de vérifier la configuration du poste de pilotage et la technique de pédalage.

Q3 : Les PPP des pieds gauche et droit ne sont pas cohérentes, comment interpréter cela ?

R : Une différence de PPP entre les pieds gauche et droit inférieure à 10° est normale. Si la différence dépasse 20°, cela peut indiquer une asymétrie de l’amplitude de mouvement des articulations de la hanche ou un déséquilibre de la force musculaire entre les deux côtés. Il est recommandé d’effectuer d’abord un dépistage fonctionnel du mouvement (comme des squats sur une jambe, des tests d’amplitude de mouvement de la hanche) pour confirmer s’il existe un problème structurel. Si aucune anomalie évidente n’est détectée, des exercices de pédalage à une jambe peuvent être utilisés pour corriger, et lors du fitting, envisagez d’utiliser des pédales de puissance bilatérales pour une comparaison plus fine.

Q4 : En montée, la PPP se déplace naturellement vers l’arrière, est-ce normal ?

R : Tout à fait normal. En montée, en raison de l’augmentation de la pente, le corps a besoin d’une plus grande force, et le grand fessier, étant le plus grand groupe musculaire du corps humain, est naturellement recruté en priorité. Un déplacement de la PPP vers l’arrière à 80°~140° est une adaptation raisonnable. Cependant, si le déplacement dépasse 150°, cela signifie que votre sortie de force dépend excessivement de l’extension de la hanche, ce qui peut entraîner une surcharge du bas du dos. Dans ce cas, essayez d’augmenter la cadence (de 5 à 10 tr/min) pour permettre au quadriceps de partager une partie du travail.

Q5 : Quelle est la différence entre les données Cycling Dynamics de Garmin et les systèmes de capture de mouvement 3D d’un fitting professionnel ?

R : Cycling Dynamics de Garmin fournit des données sur le « vecteur de force sur la pédale », relevant d’une analyse en plan bidimensionnel, et ne peut pas capturer les paramètres cinématiques tridimensionnels tels que le valgus/varus du genou ou les mouvements verticaux du talon. Les systèmes de capture de mouvement 3D d’un fitting professionnel (comme Retül, GebioMized) peuvent fournir des angles articulaires et des trajectoires de mouvement plus complets, mais ils sont coûteux et chronophages. En pratique, il est recommandé d’utiliser d’abord Cycling Dynamics pour un dépistage préliminaire ; si une anomalie évidente est détectée (comme un déplacement excessif de la PPP), effectuez ensuite un fitting avancé par capture de mouvement 3D, afin d’obtenir le meilleur rapport investissement/bénéfice.


Conclusion : La phase de puissance et la phase de puissance de pointe ne sont pas seulement des chiffres sur un écran de données ; elles sont la représentation concrète du « langage de communication » entre vous et votre vélo. Lorsque vous apprendrez à interpréter le rythme de recrutement musculaire que ces angles représentent, et que vous l’optimiserez grâce à des ajustements précis du fitting et à un entraînement périodisé, vous découvrirez que le pédalage n’est plus un simple mouvement mécanique des jambes, mais l’art d’une parfaite symphonie entre les trois articulations principales : hanche, genou et cheville. Lors de votre prochaine sortie, jetez un œil à votre PPP — c’est votre corps qui vous dit comment pédaler plus intelligemment.

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