La philosophie d'entraînement des ultra-marathoniens : accumuler le kilométrage et éviter le surentraînement
La philosophie d’entraînement des ultramarathonien·ne·s : accumulation de kilométrage et prévention du surentraînement
L’ultramarathon désigne toute course à pied dépassant 42,195 kilomètres, de 50 kilomètres à 160 kilomètres (100 miles), voire plus. Pour les coureur·se·s qui aspirent à relever le défi de l’ultra, le paradoxe central de l’entraînement est le suivant : vous avez besoin de suffisamment de kilométrage pour vous adapter aux exigences de la course, mais un volume d’entraînement excessif peut conduire au syndrome de surentraînement (Overtraining Syndrome), vous laissant épuisé·e·s avant même le jour de la course.
Comprendre l’essence de l’entraînement ultra
La lenteur est le langage de l’ultra
L’erreur la plus courante chez les débutant·e·s en ultra est d’entraîner avec un état d’esprit de marathonien·ne. L’ultra n’exige presque pas de vitesse ; il requiert une capacité de mouvement continu. Les recherches montrent que les meilleur·e·s ultramarathonien·ne·s maintiennent une fréquence cardiaque moyenne de seulement 65 à 70 % de leur fréquence cardiaque maximale lors d’une course de 100 miles. Cela signifie qu’à l’entraînement, la majeure partie du volume doit être effectuée en zone aérobie de faible intensité (Zone 2).
Le principe d’adaptation
Le corps humain a besoin de temps pour s’adapter aux stimuli de l’entraînement. Voici la chronologie fondamentale de l’adaptation en entraînement ultra :
- Adaptation musculaire : 2 à 4 semaines
- Adaptation des tissus conjonctifs (ligaments, tendons) : 6 à 12 semaines
- Adaptation de la densité osseuse : 3 à 6 mois
Cela signifie que lorsque vous sentez que vos muscles se sont adaptés à l’intensité de l’entraînement, vos os et vos tissus conjonctifs n’ont peut-être pas encore suivi. Augmenter le volume d’entraînement prématurément est la principale cause de blessure.
Les principes d’accumulation du kilométrage
La règle des 10 % et ses limites
« Ne pas augmenter le kilométrage hebdomadaire de plus de 10 % » est une règle d’entraînement largement répandue, mais pour l’entraînement ultra, cette règle doit être interprétée avec plus de prudence :
- Lorsque le kilométrage hebdomadaire est inférieur à 60 km : une augmentation de 10 % peut être trop lente
- Lorsque le kilométrage hebdomadaire dépasse 100 km : une augmentation de 10 % peut être trop agressive
- Un indicateur plus important : la charge d’entraînement globale (Training Load), incluant le temps, l’intensité et le dénivelé positif
La périodisation 3:1
Les ultramarathonien·ne·s qui réussissent adoptent généralement un cycle de 3 semaines progressives + 1 semaine de récupération :
- Semaine 1 : volume de référence
- Semaine 2 : augmentation de 10 à 15 %
- Semaine 3 : nouvelle augmentation de 10 à 15 %
- Semaine 4 : retour au niveau de la semaine 1 (semaine de récupération)
La semaine de récupération n’est pas de la paresse ; c’est le moment clé où se produit l’effet de surcompensation.
Les sorties longues consécutives (Back-to-Back Long Run)
C’est la méthode d’entraînement spécifique la plus efficace pour l’ultra : une sortie longue de 30 à 40 km le samedi, suivie d’une sortie de 25 à 35 km le dimanche, en état de fatigue. Cela simule efficacement la fatigue de fin de course lors d’épreuves multi-jours ou de très longues distances, et apprend au corps à continuer de se déplacer en état de « pré-fatigue ».
Identifier et prévenir le surentraînement
Les signes avant-coureurs du surentraînement
| Indicateur | Plage normale | Signaux d’alerte |
|---|---|---|
| Fréquence cardiaque au repos le matin | Baseline personnelle ±5 bpm | Constamment supérieure de plus de 7 bpm à la baseline |
| Qualité du sommeil | Généralement bonne | Insomnie, rêves excessifs, fatigue au réveil |
| État émotionnel | Envie de s’entraîner | Lassitude persistante, anxiété, irritabilité |
| Tendance des performances | Stable ou en progrès | Fréquence cardiaque en hausse à allure identique |
| État immunitaire | Rhume occasionnel | Rhumes fréquents ou cicatrisation lente |
L’importance de la récupération active
De nombreux·ses ultramarathonien·ne·s comprennent mal la récupération en la réduisant aux « jours sans course ». En réalité, la récupération active est plus efficace que le repos complet :
- Activité aérobie de faible intensité : marche, natation, yoga
- Optimisation du sommeil : 7 à 9 heures par nuit ; le sommeil profond est la fenêtre d’or de la sécrétion d’hormone de croissance
- Compléments nutritionnels : apport en protéines + glucides dans les 30 minutes suivant l’entraînement
- Soin des tissus mous : rouleau en mousse, pistolet de massage, massages sportifs réguliers
Considérations particulières pour l’entraînement au dénivelé
Les ultras comportent généralement beaucoup de dénivelé positif ; l’entraînement doit spécifiquement simuler le terrain de la course :
- Course en montée : travailler la puissance de poussée des fessiers et des ischio-jambiers
- Course en descente : renforcer le contrôle excentrique des quadriceps pour éviter que l’avant des cuisses ne « lâche » après la course
- Accumulation de dénivelé : viser un dénivelé hebdomadaire équivalent à 50-70 % du dénivelé total de la course
L’entraînement mental ne doit pas être négligé
Dans les derniers kilomètres d’un ultra, la force mentale compte souvent plus que la condition physique. Il est recommandé de cultiver pendant l’entraînement :
- La course en pleine conscience (Mindful Running) : se concentrer sur la sensation de chaque pas, plutôt que de s’inquiéter de la distance à venir
- L’entraînement à la tolérance à la douleur : continuer délibérément à s’entraîner en état de fatigue pour établir un seuil psychologique
- La simulation des conditions de course : répéter la capacité à s’approvisionner, se changer et maintenir l’allure même en état d’épuisement extrême
Conclusion
L’entraînement ultra est un art subtil ; l’accumulation du kilométrage nécessite de trouver un équilibre précis entre le stimulus et la récupération. Rappelez-vous : ce qui vous rend plus fort·e, ce n’est pas l’entraînement en lui-même, mais votre capacité à récupérer de chaque séance. S’entraîner avec intelligence, et non par la force brute, est une leçon que chaque ultramarathonien·ne doit apprendre.
Lectures complémentaires
- Planification à long terme pour la préparation d’un ultra : stratégie d’accumulation de kilométrage sur plus de 6 mois
- Les secrets d’entraînement des ultramarathonien·ne·s : stratégie de préparation pour une course de 100 miles
- La charge d’entraînement en ultra : recommandations sur le kilométrage hebdomadaire, le dénivelé et la distance des sorties longues
- Guide de l’ultra pour débutant·e·s : passer du marathon au 50K en termes de volume d’entraînement
西進武嶺 免費訓練分析服務 Intervals | 練不夠還是練過頭?你哪一種類型選手?AI模型告訴你! | 備戰神器 | 公路車 訓練 | CT Yeh
4 年前
FTL 與 SYB 車隊專訪 西進武嶺 實用攻略分享! 2小時 如何練?!你不知道的眉角!新手準備武嶺必看 EP1 | 實力派女車友 | 精華版 | 公路車 | CTYeh
4 年前
一個測試有沒有認真練車的方法😂 #公路車
10 個月前
實景訓練台) 彰化經典百K 高強度喵團 90分鐘 跟著一起練功 2019 Indoor workout Changhua Classic 100 Taiwan
7 年前
Never Stop 西進武嶺 前後雙機 完整全程錄影 訓練台 實境
8 年前
Live) 備戰2019彰化經典百K 賽前攻略 (已完賽請看新影片
7 年前
一日北高/長距離團騎 常見問題補充篇 / 組團或跟團的眉角 / 壯車友容易被瘦車友慢性拉爆 / 原來屁股痛可能是這個原因...? / 風場配速法 / 公路車 / CT Yeh
2 年前
公路車 爬坡 破PR 紀錄 小技巧 分享
6 年前