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Route provinciale 9, vallée de Huatung : entre sérénité et vitesse, trouver le sens le plus pur du cyclisme

挑戰心得

Ligne 9 dans la vallée de Huadong : entre sérénité et vitesse, trouver le sens le plus pur du cyclisme

Introduction

Cinquième jour de mon tour de l’île à vélo, je suis parti de Hualien avec pour objectif Taitung, en empruntant la ligne 9 à travers la vallée de Huadong.

La distance affichée est d’environ 170 kilomètres, soit l’étape la plus longue de tout le tour. Mais ce jour-là, la première phrase que j’ai écrite dans mon journal n’était pas « je suis fatigué », mais : « Aujourd’hui, c’est le jour où j’ai été le plus heureux de toute ma vie à vélo. »

La vallée de Huadong m’a offert ce bonheur.

La magie géographique de la vallée

La vallée de Huadong est une plaine étroite et allongée entre la chaîne centrale et la chaîne côtière, s’étendant sur environ 150 kilomètres du nord au sud, avec une largeur maximale de seulement 10 kilomètres, mais offrant une sensation d’ouverture rare ailleurs à Taïwan.

En partant de Hualien, après environ 20 kilomètres hors de la ville, le paysage s’ouvre soudainement — à gauche, les crêtes basses et ondulantes de la chaîne côtière ; à droite, le mur imposant et majestueux de la chaîne centrale ; au milieu, des rizières à perte de vue, avec parfois la fumée blanche s’élevant lentement des cheminées des fermes.

Cette image est quelque chose d’unique dans les paysages de Taïwan.

Le sens de la vitesse : pourquoi la vallée donne envie de rouler vite

Les routes de la vallée sont un paradis pour les cyclistes sur route, et les raisons sont concrètes :

Condition Situation dans la vallée Impact sur le cyclisme
Pente Presque entièrement plate (dénivelé < 3 %) Permet de maintenir une vitesse élevée et stable
Revêtement Bon état de la chaussée sur la ligne 9 Faible résistance des pneus
Vent latéral Souvent un vent du nord-sud favorable (automne/hiver) Permet d’accélérer avec l’aide du vent
Circulation Relativement faible (en semaine) Cyclisme serein
Ravitaillement Des villes comme Yuli et Guanshan ont des supérettes Ravitaillement sans souci

Ce jour-là, ma vitesse moyenne a atteint 31,5 km/h, le jour le plus rapide de tout le tour, mais aussi le moins éprouvant. La platitude de la vallée permet au corps de rester dans une zone aérobie efficace ; pédaler n’était pas un effort, mais un flux.

Le riz de Yuli et les trois heures de l’après-midi à Guanshan

Yuli, une petite ville au milieu de la vallée, est célèbre pour son riz. À midi, j’ai mangé un bol de riz au porc braisé dans une petite échoppe près de la gare de Yuli, accompagné d’une soupe de sang de porc. Simple, mais c’était l’un des repas les plus satisfaisants de tout mon tour.

Après le repas, je me suis assis sous l’auvent pour laisser le temps à la digestion, observant les rares passants dans la rue, écoutant de vieilles chansons taïwanaises à la radio. Une grand-mère assise à côté de moi agitait un éventail et me demanda en taïwanais d’où je venais.

« Taipei. »

« Tu es venu à vélo ? » Elle ouvrit de grands yeux, puis éclata de rire, disant : « Quelle poisse, c’est si loin. »

J’ai souri et hoché la tête, trouvant que ce « quelle poisse » était l’encouragement le plus chaleureux du monde.

À trois heures de l’après-midi à Guanshan, le soleil coupait en biais depuis la crête de la chaîne côtière, teintant les rizières d’or. Je me suis arrêté au bord de la route, appuyé contre mon vélo, et j’ai regardé pendant environ dix minutes. À cet instant, j’ai soudainement compris très clairement la réponse à la question « pourquoi faire du vélo ».

Ce n’est pas pour la vitesse, ce n’est pas pour la compétition, c’est pour ce mode de déplacement qui permet de s’arrêter n’importe où et d’être frappé par la beauté à n’importe quel coin.

De Chishang à Taitung : la sérénité de la fin

Le boulevard Brown de Chishang est un lieu très prisé sur Internet, mais en y roulant vraiment, la sensation est bien plus calme que sur les photos. Deux rangées d’arbres élancés, une vue sans panneaux publicitaires, et parfois le son d’une chanson folklorique de Taitung s’échappant d’une ferme.

Sur les 20 derniers kilomètres avant d’entrer dans Taitung, j’étais entré dans un état presque méditatif. Les jambes poussaient les pédales, les yeux regardaient la route, et mon esprit ne pensait à rien, seulement au mouvement du moment présent.

Conseils pratiques

  • Choisissez un jour de semaine : le week-end, le trafic touristique dans la vallée augmente considérablement ; il est recommandé de rouler en semaine pour vivre l’expérience la plus pure de la vallée.
  • Mémorisez bien les points de ravitaillement : Yuli (à environ 70 km de Hualien), Guanshan (environ 115 km) et Chishang (environ 140 km) sont les principales étapes de ravitaillement ; il est conseillé de s’arrêter à chacune pour se réapprovisionner.
  • Attention au vent latéral : la topographie particulière de la vallée peut parfois créer un fort effet de canalisation ; lorsque la vitesse du vent traversier dépasse 20 km/h, la stabilité latérale à haute vitesse diminue, il faut donc ralentir.
  • Ne vous pressez pas : la vallée est idéale pour « combiner le lent et le rapide » — une croisière à haute vitesse pour profiter des sensations de la route, mais s’arrêter immédiatement devant un beau paysage, sans laisser l’objectif de parcours tuer l’espace d’appréciation.

Conclusion

Ce soir-là, en arrivant à Taitung, je me suis assis au bord de la rivière Taiping et j’ai revu sur mon Garmin toute la trace de la journée.

Une ligne de 170 kilomètres, de Hualien à Taitung, comme un sourire étiré.

Certaines routes ne se jugent pas par la vitesse. Il suffit de ressentir avec le cœur ce qu’elles vous donnent. Ce que la vallée m’a donné, c’est ce sentiment de bonheur « juste comme il faut » — assez rapide pour être exaltant, assez lent pour être chaleureux.

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