跳至主要內容

La montagne sacrée qui ne s'éveille qu'en été : récit d'ascension du mont Norikura, un dialogue à 2 720 mètres au-dessus des nuages

挑戰心得

只在夏天甦醒的聖山:乘鞍岳騎乘記,一場通往雲端 2,720 公尺的對話

有些山,你是去挑戰它的;有些山,是它在等你長大到足以理解它。乘鞍岳屬於後者。

通往雲端的那條路

第一次聽到「乘鞍」這個名字,是在一位前輩的口中。他說:「你去過乘鞍嗎?沒去過,就別說你騎過日本的山。」當時我不以為然——不就是一條爬坡嗎,海拔再高能高到哪去?

後來我才懂,乘鞍的意義從來不只是海拔數字。乘鞍岳橫跨長野與岐阜兩縣,是北阿爾卑斯山脈南端的一座火山群峰。而自行車能合法騎抵的終點——海拔 2,720 公尺的「疊平」(畳平),是全日本鋪裝道路的最高處。這條約 20.5 公里、爬升 1,250 公尺、平均坡度 6.9% 的乘鞍 Echo Line,就像一條通往雲端的天梯。

從長野縣松本市開車約一小時,就能抵達海拔 1,460 公尺的乘鞍高原。這裡是旅程真正的起點,也是你與這座山對話的開始。當你把車從車架上卸下、扣上卡鞋、抬頭望向那片被雲霧半掩的山頭時,你會有一種微妙的預感:接下來這 20 公里,會改變你對「爬坡」這件事的理解。

出發前的清晨

我喜歡在天還沒完全亮的時候起床,趁著整座高原還沉睡在薄霧裡,把裝備一件件檢查好。清晨的乘鞍高原有一種近乎神聖的安靜——空氣冷冽,露水沾濕了草葉,遠處偶爾傳來鳥鳴。那是一天當中山最溫柔的時刻。

我會慢慢喝完一杯熱咖啡,把水壺裝滿、把口袋塞好能量膠,然後跨上車。那一刻,心裡總會有一絲緊張——不是害怕,而是一種面對即將展開的長途對話前的鄭重。乘鞍不是那種你可以嘻嘻哈哈騎完的路,它需要你全神貫注、需要你把自己交出去。而在踩下第一踏之前,我總會抬頭看一眼那座還藏在雲裡的山頭,在心裡對它說一聲:「今天,請多指教。」

一座只在夏天甦醒的山

乘鞍最迷人也最殘酷的一點,是它的季節性。因為海拔太高,這條路一年當中只有夏季到初秋短短幾個月才對外通行,其餘時間都被冰雪封鎖。

這意味著,乘鞍不是一座你可以隨心所欲拜訪的山。它像一位深居簡出的隱者,只在盛夏才短暫地敞開大門。也正因如此,每一次能夠騎上乘鞍,都帶著一種「恰逢其時」的珍貴感。

當地人說,乘鞍的夏天短得像一場夢——高山植物在短短數週內奮力綻放、結籽,趕在下一個冬天來臨前完成一整年的生命輪迴。你會在路旁看見高山杜鵑、白山風露這些只有在高海拔才活得下去的植物,它們和騎士一樣,都在和時間賽跑。這種「生命的急迫感」,是騎在乘鞍上才體會得到的獨特情緒。你會忽然覺得,自己氣喘吁吁地踩著踏板,和路旁那些拼命開花的小草,其實是同一件事——都在有限的時光裡,盡力活出最飽滿的樣子。

也因為這份季節性,「能不能騎成」變成一件需要一點運氣的事。你可能千里迢迢排好假、訂好機票,結果那幾天山上偏偏下雨、起霧、甚至提前降雪。乘鞍不保證每個來訪的人都能順利登頂——而這種「不保證」,反而讓它更迷人。它提醒你,人在大自然面前始終是渺小的,你能做的只有把自己準備好,然後謙卑地等待山願意接納你的那一天。當那一天真的來臨、當天空恰好放晴、當你恰好狀態正好,你會格外珍惜這份得來不易的恩賜。

從森林到火山:一路向上的地景劇場

乘鞍最讓人難忘的,是那種隨著海拔攀升、地景不斷變換的戲劇性。這條路本身就是一座露天的地景博物館。

出發時,你被包圍在濃密的針葉林裡。陽光穿過樹梢灑下細碎的光斑,空氣裡是濕潤的泥土與樹脂香氣。這是溫帶森林的世界,鳥鳴、蟲聲、風吹過樹葉的沙沙聲,構成一種讓人安心的背景音。

隨著高度上升,樹木漸漸變矮、變疏。過了三本瀧一帶,森林開始退場。然後,在某個轉彎之後,你會突然「鑽出」森林——這就是所謂的「林線」(tree line)。過了這條看不見卻真實存在的界線,樹木再也長不起來,取而代之的是低矮的高山灌木、裸露的火山礫石,以及一望無際的天空。

這種「突破林線」的瞬間,是乘鞍給騎士最震撼的禮物。你會有一種近乎宗教性的感動:你正在離開人間的森林,進入諸神的領域。 遠方,北阿爾卑斯的群峰在雲海之上若隱若現;腳下,是你一路盤旋爬升的道路,像一條銀色絲帶纏繞著山腰。那一刻,肉體的痛苦彷彿被抽離,剩下的只有一種純粹的、幾乎要落淚的壯闊。

我永遠記得第一次騎到那裡的感覺。前一秒還在濃綠的森林裡數著呼吸、盯著碼表,下一秒抬起頭,整個世界突然「打開」了。天空離我好近,近到彷彿伸手就能抓一把雲;空氣冷冽卻乾淨得不可思議,每一口都像在洗滌肺葉。我甚至忘了自己正在爬一段 6.9% 的坡,忘了腿有多痠——那個瞬間,我只是一個站在天地之間、渺小卻無比幸福的人。這種體驗,是任何室內訓練台、任何虛擬騎乘軟體都無法複製的。它只屬於真正把自己一踩一踩送上高山的人。

私家車進不來的寧靜

乘鞍還有一個特別之處:它是一條「淨土」。

由於環境保護,管制期間一般私家車無法通行到山頂,只有接駁巴士、計程車與許可車輛能上山。這意味著,當你騎在乘鞍 Echo Line 上,沒有源源不絕的汽車廢氣、沒有呼嘯而過的引擎聲,只有你的呼吸、你的心跳、鏈條轉動的細微聲響,以及風。

這種寧靜,是很多都會車友久違的奢侈。在台灣,我們習慣了與車爭道、習慣了廢氣與喇叭聲。而在乘鞍,這一切都消失了。在缺氧、費力的高海拔爬坡中,這份寧靜反而成了一種撫慰。你會進入一種奇妙的冥想狀態——世界縮小到只剩下「下一次踩踏」,時間彷彿被拉長,每一個當下都無比清晰。很多騎過乘鞍的人都說,那是他們騎車生涯中「最安靜、也最專注」的一段路。

在那樣的寧靜裡,你會聽見很多平常聽不見的聲音:自己的呼吸如何從平穩變得急促、又如何在你刻意調節後慢慢沉澱下來;心跳如何隨著坡度起伏;輪胎輾過路面碎石的細微沙沙聲;風穿過安全帽通風孔的低鳴。這些聲音組成了一首只屬於你和這座山的二重奏。而在這首曲子裡,你會漸漸忘記時間、忘記名次、忘記那些山下讓你焦慮的瑣事,只剩下最純粹的一件事——繼續往上。這種心流般的專注,是騎乘乘鞍給人最深層、也最難以言說的禮物。

聖地的重量

乘鞍在日本自行車文化中被稱為「爬坡者的聖地」(ヒルクライマーの聖地)。每年夏末,這裡會舉辦盛大的乘鞍登山賽,吸引全日本的爬坡好手前來朝聖。當數千名騎士在同一天、朝著同一個 2,720 公尺的終點奮力踩踏時,那種集體的、近乎神聖的氛圍,是任何影片都無法傳達的。

這座山之所以被稱為「聖地」,不只因為它是最高點,更因為它承載了一代又一代日本騎士的青春與夢想。有人在這裡完成人生第一場正式比賽,有人在這裡刷新了多年來突破不了的個人紀錄,也有人只是單純地、年復一年地回來,向這座山報到,像一種儀式。

但即使不在比賽日,獨自來騎乘鞍也自有一番滋味。沒有計時、沒有排名,只有你和這座山。你可以隨時停下來,看看雲海、拍張照、深呼吸一口稀薄卻純淨的空氣。這時候的乘鞍,不是賽道,而是一座讓你重新認識自己的道場。

Un chemin veillé par tous

Si la route de Norikura Echo Line a pu conserver son visage actuel, c’est le fruit d’un choix collectif rare. Les Japonais ont très tôt pris conscience de l’extrême fragilité de cet écosystème alpin — une fois la flore d’altitude endommagée, il lui faut des décennies, voire un siècle, pour se reconstituer. Aussi ont-ils choisi de restreindre l’accès aux voitures particulières, préférant sacrifier une part de confort pour préserver ce sanctuaire aux marcheurs, aux cyclistes et, surtout — à la montagne elle-même.

Lorsque vous pédalez sur cette route sans flot de voitures ni gaz d’échappement, vous profitez en réalité du respect et de la retenue d’une société entière envers la nature. C’est une chose que les cyclistes taïwanais devraient savourer avec attention. Nous sommes trop habitués au langage de la « conquête » — conquérir telle montagne, dompter telle montée — mais Norikura m’a plutôt appris la « coexistence » : l’homme peut entrer en montagne, mais avec humilité, venir en douceur, repartir en douceur, sans laisser de trace. Cette éthique du cyclisme vaut peut-être plus la peine d’être ramenée à Taïwan qu’un temps de course.

Un bol de soupe chaude au ravitaillement

Arrivé à Nigoridaira, on trouve de simples installations de repos en altitude. À 2 720 mètres, après que le vent froid a engourdi vos doigts, pouvoir boire un bol de soupe brûlante ou manger quelque chose de chaud procure un bonheur qu’on ne peut absolument pas ressentir en plaine.

J’ai souvent l’impression que l’altitude décuple les sens. Un même bol de soupe ordinaire, en bas, vous le dégusteriez sans y prêter attention, mais après le manque d’oxygène, le froid et une rude bataille tout juste achevée, il devient si bon qu’il vous tire des larmes. C’est là tout le charme d’un voyage à vélo en montée — il vous réapprend à chérir ces petites choses simples trop souvent négligées : une gorgée de soupe chaude, un rayon de soleil, un vent un peu moins glacial. Ces infimes récompenses, mises bout à bout, tissent des souvenirs que vous n’oublierez jamais.

De brèves rencontres avec des cyclistes inconnus

Norikura est un lieu saint, aussi n’y êtes-vous jamais seul. Tout au long de la route, vous croiserez des cyclistes venus de tout le Japon, et même du monde entier. Des anciens aux cheveux blancs mais au regard toujours vif, des pères relevant le défi avec leurs enfants, des clubs de copains qui ont fait de l’ascension leur rituel annuel.

Sur cette route, la langue n’est souvent pas un problème. Un hochement de tête essoufflé mais déterminé, un simple « allez ! », un pouce levé échangé au passage — ces micro-interactions tissent une complicité étrange, par-delà les frontières. Tous font la même folie : se pousser jusqu’à la limite pour gravir une montagne à vélo. Et c’est précisément cette « folie partagée » qui crée entre des cyclistes de passage une familiarité indicible.

Un jour, m’arrêtant pour me ravitailler à mi-parcours, j’ai échangé quelques mots par gestes avec un monsieur japonais que je ne connaissais pas. Nos langues ne se comprenaient pas, mais nous lisions tous deux cette lueur dans les yeux de l’autre — celle qui n’habite que ceux qui aiment vraiment ce qu’ils font. Il m’a finalement tapoté l’épaule, pointé le sommet, et fait un geste signifiant « vas-y ». Cette image, je m’en souviens encore aujourd’hui. Norikura m’a offert, outre ses paysages, ces chaleureuses rencontres de passage.

Après la descente, l’histoire commence à infuser

Ce qui est fascinant, c’est que le véritable arrière-goût de Norikura émerge souvent après votre départ.

Une fois rentré à Taïwan, revenu à vos trajets quotidiens et à votre entraînement, un après-midi banal, vous vous surprenez soudain à repenser au vent de Nigoridaira, à cette mer de nuages en mouvement, à la stupéfaction du ciel qui s’ouvre soudain au moment où vous franchissez la ligne des arbres. Ces souvenirs reviennent quand vous vous y attendez le moins, vous rappelant avec douceur : vous êtes allé si haut, si beau, vous avez dialogué si sérieusement avec une montagne.

Dès lors, Norikura n’est plus seulement une route que vous avez gravie, mais une part de vous-même — un lieu où puiser des forces quand vous êtes épuisé. Chaque fois que la vie devient mesquine, étouffante, vous vous souvenez : j’ai bien grimpé Norikura à 2 720 mètres, alors ce petit obstacle devant moi, qu’est-ce que c’est ? Voilà le plus durable des cadeaux qu’une grande montagne puisse offrir à un cycliste.

La douceur au pied de la montagne : les sources chaudes et le temps suspendu du plateau de Norikura

Après avoir gravi Norikura, ne repartez pas trop vite. Au pied de la montagne, le plateau de Norikura abrite la plus tendre conclusion du voyage — les sources chaudes.

Après avoir lutté en haute altitude toute la matinée, les jambes saturées d’acide lactique, plonger dans les onsen du plateau de Norikura procure cette sensation d’« âme repassée » qui est la plus concrète des récompenses après la médaille d’arrivée. L’eau sulfureuse laiteuse enveloppe avec douceur votre corps épuisé, tandis qu’au loin se dessine la silhouette du mont Norikura que vous venez de conquérir. À cet instant, tous les halètements, toutes les douleurs, tous les instants où vous avez serré les dents dans le manque d’oxygène se muent en souvenirs précieux.

Si le temps le permet, pourquoi ne pas passer une nuit sur le plateau de Norikura. Le petit matin y a une fraîcheur qu’on ne ressent pas en ville, l’air est aussi pur que s’il venait d’être lavé, et le ciel étoilé y est d’une clarté exceptionnelle — sous ce ciel de plateau sans pollution lumineuse, on distingue même nettement la Voie lactée traversant l’horizon. On comprend alors pourquoi tant de gens reviennent ici année après année : pas seulement pour la montée, mais pour cette montagne, cette source chaude, ce coin de nature où le corps et l’esprit peuvent enfin se relâcher entièrement.

Ce moment passé dans l’eau chaude est souvent ma partie préférée de tout le voyage. L’eau chaude pénètre centimètre par centimètre les muscles endoloris, et la fatigue accumulée dans le manque d’oxygène se dissout avec douceur. On rejoue involontairement chaque instant de la journée — quel raidillon vous a presque fait mettre pied à terre, quel virage vous a offert un paysage à couper le souffle, ce « waouh » qui vous a échappé au moment de franchir la ligne. Ces fragments remontent un à un dans la vapeur, puis se déposent en une profonde satisfaction. Ce n’est pas la fierté de la conquête, mais quelque chose de plus silencieux, de plus plein — vous savez qu’aujourd’hui vous avez vécu honnêtement, que vous avez passé un vrai moment avec une montagne. Une journée comme celle-là, ça vaut le coup.

Suggestions d’itinéraire : intégrer Norikura dans un voyage approfondi

La région de Matsumoto, où se trouve Norikura, est en soi une destination qui mérite un voyage approfondi. La ville de Matsumoto abrite le célèbre château de Matsumoto (donjon noir classé trésor national), ses vieilles rues et ses cafés imprégnés d’art et de culture ; au nord, Kamikōchi est un haut lieu de randonnée en montagne, représentatif du Japon ; les environs offrent aussi les sources limpides et les paysages champêtres d’Azumino.

Pour les cyclistes taïwanais, un voyage à Norikura peut tout à fait se concevoir comme un programme combiné « vélo + tourisme » : choisir un matin ensoleillé pour relever le défi de la montée, l’après-midi bain thermal et visite du château de Matsumoto, puis le lendemain randonnée à Kamikōchi ou balade à vélo à Azumino. Un tel programme satisfait à la fois la soif de défi personnel et les envies touristiques des compagnons de voyage ou de la famille — c’est la meilleure façon de transformer un « pèlerinage vers un lieu saint » en « belles vacances ».

Si vous envisagez d’emporter votre vélo au Japon, je vous conseille de vous renseigner sur les options de transport : vous pouvez prendre le train avec un sac de transport (les chemins de fer japonais sont relativement tolérants à cet égard), et de nombreux commerces locaux proposent aussi des locations de vélos, ce qui évite les tracas du transport. Matsumoto, en tant que nœud ferroviaire de la préfecture de Nagano, est accessible depuis Tokyo par train express, ce qui est très pratique pour planifier un voyage « défier Norikura sans voiture ». Un rythme de « trois jours, deux nuits » est le plus confortable : premier jour arrivée et acclimatation à l’altitude ; deuxième jour ascension de Norikura tôt le matin, bain thermal l’après-midi ; troisième jour visite de Kamikōchi ou du centre de Matsumoto avant le retour.

Je voudrais aussi ajouter un conseil : ne surchargez pas votre programme. Norikura mérite qu’on lui laisse du vide. Laissez du temps pour ne rien faire, du temps pour savourer dans la source chaude, du temps pour ne penser à rien sous le ciel étoilé du plateau. Parfois, ce qu’un voyage a de plus précieux n’est pas le nombre d’endroits visités, mais le fait d’avoir vraiment « été » quelque part.

Ce que cette montagne m’a appris

De retour à Taïwan, chaque fois qu’on me demande « pourquoi aller au Japon à l’autre bout du monde pour gravir une montée à vélo », je pense à cet instant où je me tenais à Nigoridaira.

Ce que Norikura m’a appris, ce n’est pas « comme je suis fort », mais « comme je suis petit ». À 2 720 mètres d’altitude, dans un air si raréfié que chaque inspiration doit être prise au sérieux, on devient très honnête. On ne peut pas se mentir, ni mentir à la montagne. La seule chose à faire, c’est d’abandonner la bravade, de respecter la distance, de respecter l’altitude, puis de pédaler, pédaler encore, pour se porter silencieusement au-dessus des nuages.

La phrase de l’ancien — « Si tu n’as pas gravi Norikura, ne dis pas que tu as gravi les montagnes du Japon » — je la comprends désormais pleinement. Car Norikura ne vous offre pas la réussite d’une montée, mais un dialogue profond avec la haute montagne, avec vous-même, avec le temps. Elle vous réapprend l’humilité dans le souffle court du manque d’oxygène, vous fait réentendre les battements de votre cœur sur la route silencieuse, et vous fait ressentir, au moment de franchir la ligne des arbres, ce que signifie vraiment le mot « majestueux ».

Pour celles et ceux qui hésitent encore

Je le sais, prendre la décision d’emmener son vélo au Japon pour affronter une montée à 2 720 mètres d’altitude demande du courage pour beaucoup d’entre vous. Vous vous demandez peut-être : suis-je assez fort ? Le mal des montagnes va-t-il m’atteindre ? Et si le temps est mauvais, si je ne termine pas, est-ce que tout ce voyage aura été vain ?

Ces inquiétudes sont tout à fait normales. Mais ce que je veux vous dire, c’est ceci : Norikura n’a jamais été une route réservée aux seuls experts. Elle est exigeante, certes, mais c’est avant tout une route qui « sait attendre ceux qui se préparent sérieusement ». Vous n’avez pas besoin d’être un athlète professionnel, vous avez seulement besoin de faire vos devoirs — monter un braquet assez léger, planifier votre allure, emporter les bons vêtements chauds, arriver sur place assez tôt pour vous acclimater — puis l’aborder avec humilité. Et même si, en fin de compte, la météo ou votre condition physique vous empêchent d’atteindre le sommet, ces matins passés sur le plateau de Norikura, cette source thermale où vous vous serez immergé, cet air d’altitude que vous aurez respiré, tout cela aura déjà largement valu le déplacement.

Et franchement, combien de fois dans une vie a-t-on l’occasion de hisser soi-même son corps jusqu’au point le plus élevé d’une route goudronnée d’un pays ? Ce n’est pas qu’une simple sortie à vélo, c’est une médaille dont vous vous souviendrez toute votre vie.

Si votre liste de défis cyclistes a encore une place vide, inscrivez-y Norikura. Puis, un matin au cœur de l’été, allez rencontrer cette montagne sacrée qui ne s’éveille qu’en été. Elle vous attend là-haut, dans les nuages, que vous soyez assez mûr pour la comprendre. Lorsque vous vous tiendrez enfin à Togari, à 2 720 mètres, face au vent d’altitude, contemplant la mer de nuages qui déferle à vos pieds — vous saurez que ce voyage en valait la peine. Et vous ne pourrez pas vous empêcher de commencer à calculer : quand vais-je revenir la voir, la prochaine fois ?

Lectures complémentaires

相關影片
訂閱CT的頻道

訂閱 CT Yeh,看武嶺實測與路線攻略

北進武嶺、西進武嶺、經典百K,每條路線都親自騎過,配速、爬升、補給點全部實拍實測。

467 部影片 · 累計 838 萬次觀看