跳至主要內容

De Xizhi à Pingxi, 793 mètres : un sentier hors du temps caché dans la vallée

挑戰心得

De Xizhi à Pingxi, 793 mètres : un sentier hors du temps caché dans la vallée

De Xizhi à Pingxi, 793 mètres : un sentier hors du temps caché dans la vallée

« Certaines routes ne servent pas à battre des records personnels, mais à te rappeler pourquoi tu es monté sur ton vélo à l’origine. »

Une route de montagne reliant deux époques

La route Xiping, officiellement désignée route municipale n°31 du nord de Nouveau Taipei, part de Baochangkeng à Xizhi au nord et s’étend jusqu’à Pingxi au sud, sur environ 18 kilomètres. Le segment que nous allons savourer en détail aujourd’hui est le tronçon d’ascension classique enregistré sur Strava — 8,33 kilomètres, 793 mètres de dénivelé positif, serpentant de Baochangkeng jusqu’au cœur de Pingxi. Cette route figurait déjà dans le système des routes de campagne dès 1961, et ce n’est qu’en 1983 que le tronçon de Shikengzi à Pingxi a été intégré à son tracé officiel, formant le corridor complet que nous connaissons aujourd’hui. En d’autres termes, ce n’est pas une route nouvellement créée pour le tourisme, mais une véritable route de montagne ancestrale qui a porté la mémoire de la vie locale.

En longeant la vallée du ruisseau Baochangkeng en direction du sud-est, après avoir franchi le col de Panshi, on rencontre une série d’épingle à cheveux successives — c’est d’ailleurs pourquoi, même si la pente moyenne officielle n’est que de 4,9 %, le dénivelé cumulé réel atteint près de 800 mètres à vélo. Le terrain ne ment jamais ; ce sont parfois les statistiques qui simplifient les choses avec un optimisme excessif. Lorsque tu pédales sur cette route et que tu ressens la pente qui alterne entre raide et douce, les virages qui s’empilent les uns après les autres, cette douleur musculaire bien réelle est bien plus honnête que n’importe quel pourcentage de pente moyenne.

Pour les habitants de Xizhi, cette route fut autrefois une voie essentielle reliant les communautés montagnardes au monde extérieur. Le village de Dongshan, le long du parcours, dépend encore aujourd’hui de cette route pour ses communications, et il existe même un bus communautaire dédié, la ligne « Xiping », qui y circule — le seul service de bus régulier sur cette route de montagne. Lorsque tu passes devant les arrêts de bus que tu croises parfois, imagine un instant : à une époque où ni voitures ni motos n’étaient répandues, cette route sinueuse était le trajet quotidien de générations de personnes qui la parcouraient à pied ou à vélo. Aujourd’hui, nous l’utilisons comme parcours d’entraînement du week-end pour battre nos records personnels ; d’une certaine manière, c’est aussi une autre façon de perpétuer la vitalité de cette route.

Le long du parcours, on aperçoit également des ponts comme le pont Zhongxiao et le pont Ren’ai qui enjambent le ruisseau Baochangkeng et ses affluents. Les noms de ces ponts portent une forte empreinte d’une époque révolue, témoignant indirectement de l’ancienneté de la construction de cette route. Pour les cyclistes qui aiment explorer l’histoire locale en pédalant, la route Xiping n’est pas seulement un terrain d’entraînement physique ; c’est davantage une chronique locale écrite en asphalte et en ponts. Chaque virage, chaque pont recèle un fragment d’histoire de cette vallée. Si tu ralentis et observes attentivement les noms de lieux et les points de repère le long du chemin, tu découvriras que cette route a bien plus de profondeur que tu ne l’imaginais — ce n’est pas seulement un axe de circulation reliant deux districts administratifs, c’est aussi une ligne temporelle reliant différents modes de vie entre générations.

À force de rouler sur cette route, tu réalises peu à peu que le charme des routes de montagne réside souvent dans le fait qu’elles ne sont pas dénaturées par un développement excessif. La majeure partie du tracé de la route Xiping conserve encore une végétation naturelle assez préservée, sans trop d’enseignes commerciales ni de trafic perturbateur. Cette sensation de quiétude est précisément la raison pour laquelle de nombreux cyclistes reviennent ici encore et encore. Comparé à l’environnement d’entraînement trépidant du centre-ville, cet endroit offre une concentration presque luxueuse — tu peux t’immerger complètement dans ton rythme respiratoire et ta cadence de pédalage, sans avoir à gérer une circulation complexe.

La balade matinale dans la vallée du ruisseau Baochangkeng

Si tu me demandes quel est le moment le plus émouvant sur cette route, je répondrai sans hésiter : le petit matin, quand la lumière naissante perce et que la brume ne s’est pas encore dissipée. Au départ de Baochangkeng, la vallée est souvent encore enveloppée d’une fine couche d’humidité, et la lumière du soleil filtre à travers les cimes des arbres, projetant des ombres tachetées sur la chaussée. À cette heure-là, l’air que tu respires porte le parfum frais mêlant l’eau du ruisseau et la végétation — un contraste saisissant avec la ville.

Le ruisseau Baochangkeng accompagne la première moitié du parcours. L’eau murmure, et l’on aperçoit parfois des aigrettes ou d’autres oiseaux aquatiques posés au bord de l’eau. Pédaler dans un tel environnement, même lorsque les jambes commencent à ressentir la pression de la pente, procure un calme inattendu. C’est tout le charme des ascensions en montagne : le corps relève le défi tandis que l’esprit se fait soigner par le paysage. Cette expérience à la fois contradictoire et harmonieuse, le plat ne peut guère l’offrir.

À mesure que l’altitude grimpe, la végétation commence à changer, passant des forêts de feuillus au bord de la vallée à des forêts secondaires plus denses, tandis que la température de l’air chute de quelques degrés. Cette stratification du microclimat est un plaisir propre aux sorties sur ces routes de campagne — pas besoin de grimper en haute montagne : avec seulement 800 mètres de dénivelé, on ressent déjà des changements environnementaux marqués, comme si l’on vivait un petit voyage saisonnier en l’espace d’une heure.

La balade matinale offre un avantage supplémentaire : la circulation est rare. Le trafic sur la route Xiping n’est déjà pas très dense en semaine, et aux premières heures du jour, on ne croise pratiquement aucun véhicule — hormis le bus communautaire occasionnel ou les voitures des habitants qui partent tôt travailler, la route appartient presque entièrement au cycliste. Cette sensation de route privée rend chaque coup de pédale particulièrement pur : pas de klaxon, pas de gaz d’échappement, seulement le léger cliquetis de la chaîne et ta respiration qui s’intensifie, tissant ensemble un rythme singulier. Certains cyclistes plaisantent même en disant que la route Xiping au petit matin est une « thérapie psychologique gratuite » : à pédaler en regardant la lumière du matin percer la cime des arbres, tous les soucis du travail et de la vie semblent être abandonnés dans la ville en contrebas.

Le col de Panshi dans les épingles à cheveux : l’âme du parcours

Si la vallée du ruisseau Baochangkeng est l’ouverture de cette route, alors les épingles à cheveux successives du col de Panshi en sont assurément le mouvement culminant. Les virages s’enchaînent ici les uns après les autres, et la pente y révèle sa véritable puissance — certains tronçons approchent voire dépassent les 10 %, obligeant à se lever sur les pédales pour opposer tout le poids du corps à la gravité.

À chaque virage, la perspective change subtilement : parfois on entrevoit au loin les crêtes montagneuses en couches successives, parfois on est totalement enveloppé par l’ombre dense des arbres des deux côtés, créant une sensation de sérénité presque semblable à un tunnel. Cette variation rythmique du paysage rend l’expérience de pédalage pleine de tension, sans la monotonie d’une longue montée en ligne droite. De nombreux cyclistes chevronnés disent des épingles à cheveux du col de Panshi qu’« elles font mal à pédaler, mais elles sont belles à regarder » — une formule qui saisit parfaitement le double caractère de ce tronçon.

En t’arrêtant brièvement au point culminant des épingles à cheveux pour contempler le chemin parcouru, tu découvres à quel point ta trajectoire fut sinueuse — cette surprise de « j’ai donc grimpé en faisant autant de lacets » est souvent l’un des moments les plus réparateurs après avoir terminé cette ascension. Pour les amateurs qui aiment photographier leurs sorties, le col de Panshi est assurément un lieu de prise de vue idéal : la route sinueuse associée aux montagnes en couches compose une image au dramatisme saisissant.

Le nom même du col de Panshi porte une imagerie dense — Panshi, le roc massif, symbolise la stabilité et la ténacité, comme une métaphore de la force de volonté que le cycliste doit démontrer sur ce tronçon. À chaque coup de pédale contre ces pentes à deux chiffres, les protestations des muscles et la question qui ne cesse de surgir — « combien de temps encore ? » — s’entremêlent. Mais c’est précisément ce processus de lutte qui rend la sensation de libération au sommet si intense. Lorsque de nombreux cyclistes repensent à ce tronçon, ce qui les marque le plus n’est souvent pas le paysage lui-même, mais ce dialogue avec les limites de leur propre corps — on ressent clairement la douleur musculaire, l’accélération du rythme cardiaque, et c’est dans ce processus que l’on redécouvre les frontières de son endurance.

Les cyclistes expérimentés te diront que les épingles à cheveux du col de Panshi recèlent en réalité un certain rythme — la pente intérieure de chaque virage est généralement plus raide que l’extérieure. Si l’on sait bien choisir sa trajectoire, en épousant un arc légèrement extérieur à l’intérieur du virage, on peut réduire efficacement la distance réelle d’ascension et économiser une dépense d’énergie inutile. Cette observation fine du terrain et cette intelligence dans le choix de la trajectoire s’acquièrent progressivement au fil de multiples passages sur le même parcours — c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles de nombreux cyclistes chevronnés, même après avoir dompté cette route d’innombrables fois, reviennent encore et encore pour la relever : à chaque sortie, on découvre des détails qu’on n’avait pas remarqués auparavant.

Les mémoires ferroviaires et le charme du vieux quartier de Pingxi

Après avoir surmonté les rudes épreuves du col de Panshi, le parcours s’adoucit progressivement pour finalement vous mener dans la région de Pingxi. Pingxi, ce nom évoque pour la plupart des Taïwanais les lanternes célestes et la ligne ferroviaire secondaire. La ligne de Pingxi serpente le long de la vallée de la rivière Keelung, reliant des sites célèbres tels que Shifen, Pingxi et Jingtong. C’est l’une des rares lignes ferroviaires touristiques préservées de tout Taïwan.

Le long de la route Xiping, on traverse le pont Zhuangjing, qui enjambe précisément la ligne de fer de Pingxi. Si le moment est bien choisi, vous pourrez peut-être apercevoir un petit train de banlieue passer lentement sous le pont. Ce tableau où se mêlent ville de montagne et voie ferrée est un instant que les photographes ne manqueront sous aucun prétexte. Une fois arrivé au vieux quartier de Pingxi, les rues étroites sont bordées de constructions traditionnelles en bois et en brique. Les lanternes célestes rouges suspendues au-dessus des rails constituent le symbole visuel le plus emblématique de cette petite ville.

Bien que le vieux quartier de Pingxi ne soit pas très étendu, il porte en lui une riche histoire minière. Cette région prospéra autrefois grâce à l’extraction du charbon, et le chemin de fer fut initialement construit pour transporter ce minerai. Avec le déclin de l’industrie minière, le tourisme et la culture des lanternes célestes sont devenus le nouveau pilier économique local. Après avoir gravi une montée bien soutenue, s’asseoir un moment dans le vieux quartier, regarder les visiteurs écrire leurs vœux et lâcher leurs lanternes qui s’élèvent dans le ciel, cette atmosphère mêlant quiétude et animation vous fera oublier la fatigue et les courbatures de l’ascension. À proximité se trouvent également des équipements publics comme la bibliothèque du district de Pingxi, un choix paisible si vous souhaitez vous reposer à l’abri de la chaleur.

Chaussé de chaussures à cales en marchant sur les pavés du vieux quartier, le bruit de vos pas se mêle aux rires et conversations des visiteurs alentour, ainsi qu’aux coups de sifflet occasionnels des trains, composant un rythme unique propre à cette ville de montagne. Cette transition soudaine entre l’effort physique intense et le rythme touristique décontracté incarne le double caractère le plus séduisant de la route Xiping — elle satisfait votre soif d’intensité à l’entraînement tout en vous offrant, à l’arrivée, un espace de repos imprégné de culture. Cette combinaison qui allie sport et voyage en une seule sortie est précisément la raison pour laquelle de nombreux cyclistes recommandent inlassablement cet itinéraire à leurs amis.

L’histoire minière de Pingxi est en réalité étroitement liée au développement moderne de tout le nord de Taïwan. De l’époque coloniale japonaise à l’après-guerre, les montagnes de cette région recelaient d’abondantes ressources en charbon, attirant une importante main-d’œuvre qui s’y installa, et avec elle le chemin de fer, les villages et les marchés prospérèrent. Aujourd’hui, la plupart des mines sont fermées, mais on peut encore voir le long de la ligne divers vestiges et installations commémoratives liés à l’industrie minière. Si vous disposez de temps, n’hésitez pas à vous pencher sur cette histoire de transformation industrielle : cela donnera à votre sortie à vélo une profondeur historique supplémentaire, faisant de ce parcours non pas un simple défi physique, mais un véritable petit voyage pour comprendre le développement moderne de Taïwan.

Le récit à la première personne d’un cycliste

Ma première tentative de la route Xiping eut lieu un matin d’automne, par un temps clair et une température agréable. Avant de partir, j’avais consulté les données et savais que la pente moyenne n’était que de 4,9 %, ce qui m’avait rendu quelque peu confiant, me disant que « ce n’est qu’une montée douce, ça ne devrait pas être trop difficile ». Mais vers le troisième kilomètre, la pente s’est raidie brutalement sans le moindre avertissement. C’est à cet instant précis que j’ai réellement compris à quel point « la pente moyenne peut tromper » est une réalité.

Mes jambes commencèrent alors à ressentir une chaleur brûlante, ma respiration s’accéléra, et je ne pouvais plus que me concentrer sur les épingles à cheveux qui s’enchaînaient devant moi, me répétant « passe ce virage, puis on verra le suivant ». Cette stratégie mentale consistant à décomposer un objectif de longue distance en une multitude de petits objectifs s’est avérée, contre toute attente, la méthode la plus efficace pour tenir dans les pentes raides. Lorsque j’ai enfin dépassé la section la plus abrupte du col de Panshi et vu la pente s’adoucir progressivement, ce sentiment de soulagement mêlé aux courbatures musculaires et à la fierté intérieure est une émotion complexe que les mots peinent à décrire pleinement.

Une fois arrivé à Pingxi, assis devant un stand de nourriture du vieux quartier, regardant la route de montagne que je venais de gravir apparaître et disparaître au loin, j’ai soudain compris pourquoi tant de cyclistes acceptaient de relever le même défi encore et encore — non pas parce que la route est spectaculaire ou grandiose, mais parce qu’à chaque sortie, le corps et l’esprit éprouvent des sensations légèrement différentes. Ces nuances subtiles sont précisément ce qui rend le cyclisme si fascinant. Au retour, en redescendant le col de Panshi, la brise fraîche caressant le visage, les efforts de la montée semblaient s’être transformés en cette ivresse de la descente à toute allure. Ce rythme de la récompense après l’effort est sans doute la rétribution la plus honnête que puisse offrir le cyclisme en montagne.

Des paysages qui changent au fil des saisons

La beauté de la route Xiping se révèle sous des aspects radicalement différents au fil des saisons. Au printemps, les montagnes se parent d’un vert tendre et nouveau, ponctué çà et là de fleurs sauvages en bord de route. L’air embaume la terre humide et la végétation après la pluie — c’est la saison idéale pour une balade tranquille, savourant chaque détail du paysage. L’été est la période où la verdure est la plus luxuriante ; l’épais feuillage offre une ombre précieuse sur certains tronçons, mais la probabilité d’orages d’après-midi augmente également. Il est conseillé de partir tôt le matin, ce qui permet à la fois d’éviter les fortes chaleurs et d’admirer le paysage onirique des brumes matinales enveloppant la vallée.

À l’automne, avant que la mousson du nord-est ne déploie toute sa puissance, c’est la période de l’année où le temps est le plus stable et le plus agréable. Le ciel d’un bleu profond associé à un air qui se rafraîchit progressivement rend les efforts de la montée relativement plus supportables. De nombreux cyclistes chevronnés considèrent l’automne comme la saison dorée pour relever le défi de cet itinéraire. L’hiver, quant à lui, offre un tout autre visage : les nuages et brumes apportés par la mousson du nord-est enveloppent fréquemment la vallée, et l’on peut parfois rencontrer une mer de nuages digne d’un rêve. Cependant, la chaussée humide et la visibilité réduite augmentent les risques, et il convient de redoubler de prudence, avec un équipement complet de protection contre le froid et d’éclairage.

Il convient particulièrement de mentionner le spectacle occasionnel de la mer de nuages en hiver. Lorsque le temps est gris et pluvieux en plaine, si vous avez de la chance, en atteignant les points culminants du col de Panshi, vous pourrez voir les nuages déferler et tourbillonner dans la vallée, comme si vous étiez transporté dans un monde féerique. Ce phénomène ne se produit pas à chaque sortie — il requiert une conjonction favorable de conditions météorologiques et géographiques — mais c’est précisément cette rareté qui rend chaque rencontre si précieuse. C’est aussi à cause de cette incertitude que de nombreux cyclistes locaux, par temps froid et humide en hiver, visitent cet itinéraire avec d’autant plus d’assiduité, simplement pour tenter leur chance et capturer cet instant éphémère de mer de nuages. Bien entendu, la poursuite de la beauté ne doit pas faire oublier la sécurité : chaussée glissante et visibilité réduite demeurent les facteurs de risque les plus importants à gérer avec prudence lors d’une sortie hivernale sur cet itinéraire.

Quelle que soit la saison, cet itinéraire possède son charme propre, et c’est pourquoi de nombreux cyclistes locaux choisissent de revenir sur la même route tout au long de l’année — car même si le tracé est identique, les paysages et les émotions ressentis à chaque sortie ne sont jamais tout à fait les mêmes.

Suggestions d’extension : transformer la montée en une petite échappée

Si le temps le permet, pourquoi ne pas prolonger le défi de la route Xiping en une petite excursion plus complète. Une fois arrivé à Pingxi, vous pouvez envisager de continuer à vélo ou de marcher jusqu’à la cascade de Shifen. Cette plus grande cascade en rideau de Taïwan, d’une puissance impressionnante, est l’un des joyaux naturels les plus remarquables de la région de Pingxi. Si vous vous intéressez à la culture ferroviaire, monter à bord ou simplement observer les trains de la ligne de Pingxi serpenter lentement entre les villages de la vallée est également une expérience des plus apaisantes.

Côté gastronomie, Pingxi et les villages montagnards environnants comptent de nombreux étals et boutiques proposant des spécialités locales et des produits agricoles. Le contenu réel varie selon les saisons et les conditions d’exploitation des commerces ; il est donc conseillé de se fier à la situation sur place et aux informations les plus récentes des établissements. N’hésitez pas à ralentir le pas et à demander aux habitants leurs recommandations de saison — c’est souvent le meilleur moyen de découvrir les saveurs les plus authentiques de la région.

Au retour, si vos forces le permettent, vous pouvez choisir de refaire le même chemin en sens inverse, redécouvrant le plaisir et le défi des épingles à cheveux du col de Panshi dans l’autre sens. Si vous souhaitez économiser vos forces, vous pouvez également prévoir une navette ou un retour par étapes jusqu’à Xizhi. Quelle que soit l’option choisie, ce voyage alliant défi sportif et paysages culturels mérite que vous choisissiez un jour dégagé pour le vivre pleinement, avec vos jambes et vos deux roues.

Si vous disposez de davantage de temps, vous pouvez également envisager d’étendre ce voyage en une petite excursion approfondie d’un à deux jours, en trouvant un hébergement chez l’habitant autour de Pingxi pour y passer la nuit, puis en poursuivant l’exploration des sites voisins comme le vieux quartier de Shifen ou la gare de Jingtong le lendemain matin. Cette façon de voyager au rythme lent, sans courir après le programme, vous permettra de ressentir plus profondément l’atmosphère de quiétude propre à cette région montagneuse, tout en évitant la foule des heures de pointe du week-end, pour une expérience de voyage plus sereine et plus libre.

Conclusion : ce que cette route m’a appris

La route provinciale Xiping signifie bien plus pour moi qu’un simple segment d’entraînement. Elle m’a appris que les données ne sont jamais que des références, et que le terrain réel ainsi que les sensations restent les professeurs les plus honnêtes ; elle m’a aussi appris que le défi d’une route de montagne n’est jamais seulement une épreuve physique, mais aussi un processus de dialogue avec soi-même. Chaque fois que je gravis les lacets de Panshiling, chaque fois que j’aperçois les lanternes rouges du vieux quartier de Pingxi, c’est comme un rappel — dans le cyclisme, ce qui est le plus précieux n’a jamais été le chiffre du temps d’arrivée, mais les sensations et les souvenirs réels accumulés tout au long du chemin.

Si vous aussi vous en avez assez des trajets quotidiens répétitifs en ville, trouvez un jour où le temps est dégagé, tournez votre guidon vers Baochangkeng à Xizhi, et laissez les 793 mètres d’ascension vous ramener à l’essence la plus pure du cyclisme. Cette route n’est pas longue, mais elle suffit à vous faire profondément comprendre ce que signifie « fatigué mais ça vaut le coup » au moment où vous arrivez à Pingxi.

Des années plus tard, en y repensant, vous aurez peut-être oublié en combien de minutes et de secondes vous avez bouclé cet itinéraire, ou oublié dans quelle zone se situait votre fréquence cardiaque lors d’une certaine tentative, mais ces souvenirs de brume matinale, de souffle court dans les lacets, des lanternes du vieux quartier de Pingxi et du sifflet du train laisseront une trace bien plus profonde dans votre mémoire. C’est probablement l’essence même du cyclisme — le corps se souvient de la difficulté, mais le cœur ne garde que les paysages et l’émotion. La route provinciale Xiping ne figure peut-être pas sur les listes des parcours de montée les plus célèbres au monde, mais pour les cyclistes prêts à découvrir cette terre sur deux roues, elle est déjà un itinéraire secret irremplaçable dans leur cœur.

La prochaine fois que vous verrez les statistiques de cet itinéraire sur Strava, essayez d’imaginer les images réelles qui se cachent derrière les chiffres — la brume matinale de la vallée de Baochangkeng, les lacets successifs de Panshiling, le train de la ligne Pingxi qui passe parfois sous le pont Zhuangjing, et les lanternes qui s’élèvent lentement dans le ciel du vieux quartier. Ces images, voilà la véritable signification des 793 mètres d’ascension.

Lectures complémentaires

相關影片
訂閱CT的頻道

訂閱 CT Yeh,看武嶺實測與路線攻略

北進武嶺、西進武嶺、經典百K,每條路線都親自騎過,配速、爬升、補給點全部實拍實測。

467 部影片 · 累計 838 萬次觀看