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Double tour de Taïwan 520 km en une journée : analyse complète de l'aérodynamique du vent de nord-est favorable et des vents latéraux, de la perte de chaleur corporelle nocturne et du ravitaillement en glucides de 90 g par heure

Récits de défis
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一、Introduction et contexte de la recherche de pointe

Le défi « Double Pagode en un jour » (du phare de Fugueijiao au phare de Eluanbi) est une épreuve d’endurance longue distance hautement symbolique dans le monde du cyclisme taïwanais. Le parcours totalise environ 520 kilomètres avec un dénivelé positif cumulé d’environ 2 200 à 2 600 mètres. Les équipes officielles et privées fixent généralement un objectif de fin de course entre 24 et 30 heures. Si ce défi est classé comme « cyclisme extrême », ce n’est pas simplement en raison de la distance, mais parce qu’il cumule trois facteurs rigoureux : la puissante mousson du nord-est, la pratique nocturne prolongée et une production d’énergie continue à haute intensité.

Du point de vue des tendances de la recherche en science du sport, l’intérêt international récent pour les sports d’ultra-endurance s’est déplacé de la simple « VO2 max » et du « seuil lactique » vers la « flexibilité métabolique », l’« entraînement gastro-intestinal » et l’« homéostasie physiologique sous stress environnemental ». Une méta-analyse publiée dans Sports Medicine en 2023 indique que, lors d’exercices d’endurance de plus de 12 heures, l’efficacité de l’apport immédiat en glucides et la capacité à maintenir la température corporelle centrale ont une influence sur la performance finale qui dépasse même le niveau de condition physique de base du cycliste (FTP). Cela signifie que la clé pour terminer le Double Pagode dépend en grande partie du degré de scientificité de la « stratégie de ravitaillement » et de la « gestion calorique ».

De plus, le système de « mousson du nord-est » propre à Taïwan domine le climat de tout le corridor ouest d’octobre à mars de l’année suivante. Selon les statistiques de l’Agence centrale de météorologie, pendant la période de forte mousson du nord-est en hiver, la vitesse moyenne du vent le long de la côte du détroit de Taïwan atteint souvent 8 à 12 mètres par seconde (environ force 5 à 6), avec des rafales pouvant dépasser 15 mètres par seconde. Ce vent stable du nord-nord-est, pour les cyclistes du Double Pagode qui descendent vers le sud, est à la fois un « propulseur de vent arrière » et un « tueur de vent latéral ». Comment quantifier l’aide et la menace de ce vent est la question scientifique centrale de cet article.

二、Mécanismes fondamentaux de physiologie de l’exercice et de biomécanique

2.1 Modèle mécanique de la propulsion par vent arrière : effet multiplicateur de la vitesse du vent sur la puissance de progression

La puissance totale nécessaire pour faire avancer un vélo (( P_{total} )) peut être décrite par l’équation simplifiée du mouvement suivante :

[
P_{total} = P_{air} + P_{rolling} + P_{gravity} + P_{bearing}
]

Parmi ces termes, la puissance de résistance de l’air (( P_{air} )) est la variable la plus influente, sa formule étant :

[
P_{air} = 0.5 \times \rho \times C_d \times A \times (V_{ground} + V_{wind})^2 \times V_{ground}
]

  • ( \rho ) : densité de l’air (environ 1,225 kg/m³, au niveau de la mer à 15°C)
  • ( C_d ) : coefficient de traînée aérodynamique (environ 0,25 pour un vélo de contre-la-montre avec une position aérodynamique, environ 0,5 pour un vélo de route en position standard)
  • ( A ) : surface frontale projetée (environ 0,4 à 0,6 m²)
  • ( V_{ground} ) : vitesse au sol (m/s)
  • ( V_{wind} ) : vitesse du vent apparent (m/s), négative en cas de vent arrière

Dérivation clé : Supposons qu’un cycliste avance à 30 km/h (8,33 m/s). Par temps calme, sa puissance de résistance de l’air est d’environ 120 watts. S’il bénéficie d’un vent arrière de la mousson du nord-est de 20 km/h (5,56 m/s), la vitesse relative du vent chute à 2,77 m/s, et la puissance de résistance de l’air chute alors à environ 13 watts. Cela représente une économie d’environ 107 watts pour le cycliste, ce qui équivaut, à puissance égale, à une augmentation de la vitesse à 35-38 km/h. En d’autres termes, un fort vent arrière permet au cycliste de rouler à une « vitesse de Zone 3 » avec une « intensité de Zone 2 », ce qui constitue le plus grand avantage physique pour terminer le Double Pagode en moins de 24 heures.

2.2 Mécanique de la section transversale sous vent latéral : crise de stabilité latérale sur la côte de Houlong, Miaoli, et de Tainan

Lorsque l’angle entre la direction du vent et la direction de progression dépasse 30 degrés, le flux d’air génère une force latérale significative sur le vélo, dont la formule est :

[
F_{side} = 0.5 \times \rho \times C_s \times A_{side} \times V_{wind}^2
]

  • ( C_s ) : coefficient de force latérale (dépend de la hauteur du profil de la roue, de la géométrie du cadre et de l’angle du vent)
  • ( A_{side} ) : surface latérale projetée (environ 0,8 à 1,2 m² pour le cycliste et le vélo)

Le tronçon de Houlong à Miaoli (environ aux kilomètres 100-120) et le tronçon côtier de Qigu à Jiangjun à Tainan (environ aux kilomètres 330-360) sont de célèbres « pièges à vent latéral ». Lorsque la vitesse du vent atteint 10 mètres par seconde (force 5), la force latérale peut atteindre 15 à 25 kilogrammes-force, suffisamment pour provoquer des oscillations visibles du guidon sur les vélos équipés de roues à profil bas. Le « moment de lacet » en mécanique des fluides provoque un effet de déviation de la roue avant. Si le cycliste ne contre pas immédiatement avec les muscles du tronc et le haut du corps, une perte de contrôle et une chute sont très probables.

Conseil pratique : Dans les sections de vent latéral, il faut adopter une position plus basse (mains sur le creux du guidon, réduire la surface frontale) tout en reculant le centre de gravité pour augmenter la charge verticale sur la roue avant et améliorer la tenue de route. Bien que l’utilisation de roues à profil supérieur à 30 mm offre un avantage dans les sections de vent arrière, elle amplifie le moment de lacet sous un fort vent latéral. Il est recommandé aux cyclistes de choisir des roues d’un profil inférieur à 40 mm, en fonction de leur poids (moins de 70 kg).

2.3 Températures nocturnes basses et dépense énergétique supplémentaire du métabolisme de base (BMR)

Le Double Pagode part généralement entre 0 h et 4 h du matin, ce qui signifie que 12 à 16 heures se déroulent dans un environnement nocturne ou au petit matin avec des températures basses. La température moyenne hivernale nocturne le long de la côte ouest de Taïwan est d’environ 12 à 18°C. Avec l’effet du refroidissement éolien, la température ressentie peut chuter brutalement à 5-10°C.

Dans un environnement froid, pour maintenir une température corporelle centrale de 37°C, le corps humain active le mécanisme de thermogenèse par frissons. Des études indiquent qu’en cas de frissons intenses, le taux métabolique peut être multiplié par 5 à 6 par rapport à la valeur de base, mais cela consomme massivement le glycogène musculaire. Même sans atteindre le stade du frisson, dès que la température cutanée baisse, le système nerveux sympathique active le tissu adipeux brun (BAT), augmentant la dépense calorique de 40 à 80 kcal par heure. Pour un Double Pagode de 24 heures, la dépense énergétique supplémentaire due aux basses températures nocturnes est d’environ 500 à 1 000 kcal. Si cette part n’est pas compensée par le ravitaillement, elle accélérera l’accumulation du « déficit énergétique », conduisant à un effondrement physique sévère dans la dernière partie (en particulier dans les 50 derniers kilomètres avant Eluanbi).

三、Mesures réelles des paramètres clés et analyse comparative

Le tableau suivant, basé sur des données mesurées et des modèles de mécanique des fluides, fournit une comparaison de la puissance et de la vitesse dans différents scénarios de vent, ainsi qu’une comparaison de l’efficacité du ravitaillement.

Tableau 1 : Influence de la vitesse du vent de la mousson du nord-est sur la vitesse pour un « maintien d’une puissance de 200 W » (vélo de route, C_d=0,5, A=0,5m²)

Vitesse du vent (vent arrière, km/h) Vitesse du vent relative (km/h) Vitesse théorique (km/h) Sensation de conduite équivalente Puissance économisée (watts)
0 (pas de vent) 32,0 32,0 Conduite standard en Zone 3 0
10 (force 3) 22,0 36,5 Nettement plus facile, sensation de vitesse accrue Environ 45
20 (force 5) 12,0 42,8 Déferlement avec vent arrière, attention au freinage Environ 110
30 (force 7) 2,0 48,5 Croisière à très grande vitesse, danger pour le groupe Environ 160

Note : Ce tableau est un modèle théorique ; il faut tenir compte du relief et de la résistance au roulement dans la réalité.

Tableau 2 : Comparaison de l’efficacité d’absorption énergétique et de la tolérance gastro-intestinale de différentes stratégies de ravitaillement

Stratégie de ravitaillement Apport en glucides par heure (g) Vitesse de vidange gastrique (g/min) Taux d’utilisation énergétique (%) Situation adaptée
Gelée énergétique traditionnelle + boisson sportive 60 1,0 85 Faible intensité (Zone 2)
Mélange liquide de glucides à haute densité (concentration 6-8%) 90 1,5 92 Intensité moyenne à élevée (Zone 3)
Aliments solides (pain, boulettes de riz) 40 0,6 70 Lors des arrêts aux stations de repos
Eau pure + électrolytes (sans apport glucidique) 0 N/A 0 Uniquement pour les parcours courts de moins d’1 heure

Conclusion pratique : Lors d’une sortie de plus de 12 heures, un apport de 90 grammes de glucides par heure (environ 360 kcal) est la « référence en or » pour maintenir une glycémie stable et retarder la fatigue centrale. En dessous de 60 g/heure, la glycémie chutera après l’épuisement du glycogène, déclenchant le phénomène du « mur ».

四、Plan d’entraînement périodisé et guide de réglage du matériel

4.1 Plan d’entraînement périodisé sur 8 semaines avant la course (exemple : 12-15 heures par semaine)

Phase 1 (semaines 1-2) : Développement de l’endurance de base aérobie et de l’endurance musculaire

  • Mardi : Sortie d’endurance sur plat de 2,5 h, fréquence cardiaque en Zone 2 (60-75% FTP), maintien d’une cadence de 85-95 rpm.
  • Jeudi : Musculation (squats, soulevé de terre, gainage), en mettant l’accent sur la stabilité sur une jambe.
  • Samedi : Sortie longue de 4 h, simulant le terrain du Double Pagode (montées et plat), entraînement au ravitaillement à 60 g de glucides par heure.

Phase 2 (semaines 3-5) : Augmentation de l’intensité et adaptation à la résistance au vent

  • Mardi : Sortie tempo de 2 h, puissance en Zone 3 (76-90% FTP), avec des intervalles de 1 minute à 120% FTP toutes les 10 minutes.
  • Jeudi : Entraînement à l’adaptation au vent latéral (choisir un tronçon côtier), pratique de la position aérodynamique et de la stabilité du guidon sous vent latéral.
  • Samedi : Sortie longue de 5 h, incluant 3 h de simulation de croisière à grande vitesse avec vent arrière (vitesse supérieure à 35 km/h), ravitaillement augmenté à 80 g de glucides par heure.
  • Dimanche : Sortie de récupération de 1,5 h, à faible intensité.

Phase 3 (semaines 6-7) : Simulation de course et adaptation nocturne

  • Mardi : Entraînement de nuit de 2 h, adaptation au froid et à l’utilisation des éclairages, test du rythme de ravitaillement et de miction nocturne.
  • Jeudi : Intervalles à haute intensité (VO2 Max) : 6 séries de 3 minutes à 110-120% FTP, pour améliorer la réserve cardiorespiratoire.
  • Samedi : Simulation du « segment clé » du Double Pagode : départ avant l’aube pour 200 km, couvrant vent arrière, vent latéral et montées, test complet de la stratégie de ravitaillement et de changement de vêtements.
  • Dimanche : Repos complet ou marche.

Phase 4 (semaine 8) : Affûtage et surcharge en glycogène

  • Lundi à mercredi : Réduction de 50% du volume, intensité réduite en Zone 1-2.
  • Jeudi à vendredi : Régime riche en glucides (8-10 g de glucides par kg de poids corporel), repos complet ou étirements légers uniquement.
  • 24 heures avant la course : Repos complet, apport en électrolytes et en eau, garantir un sommeil suffisant.

4.2 Réglage du matériel et optimisation aérodynamique

  • Choix des roues : Sur les sections plates avec vent arrière, il est recommandé d’utiliser des roues à profil haut de 50-60 mm, mais il faut réduire la vitesse ou changer la roue avant pour un profil inférieur à 40 mm dans les sections de vent latéral. Si le budget est limité, on peut opter pour une configuration « avant bas, arrière haut » (40 mm à l’avant, 60 mm à l’arrière), conciliant stabilité et inertie.
  • Position de conduite : Avancer la selle de 0,5 cm et abaisser la potence de 1 cm pour rendre le dos plus horizontal, réduisant ainsi la surface frontale projetée (valeur A). Les mesures montrent une réduction de 5 à 8% de la résistance de l’air.
  • Pression des pneus : Utiliser des pneus de 25 mm ou 28 mm, avec une pression de 90-100 psi (pour un poids d’environ 70 kg), afin de réduire la résistance au roulement et d’améliorer le confort, diminuant la fatigue due aux vibrations de la route par temps froid nocturne.

五、Ravitaillement de course, adaptation à l’environnement et stratégie pratique

5.1 Plan d’exécution pratique pour 90 g de glucides par heure

Pour atteindre un apport de 90 g de glucides par heure, il faut adopter une stratégie « multi-sources » afin d’éviter la fatigue gustative et la surcharge gastro-intestinale liées à un aliment unique :

  • Dans les 20 premières minutes de chaque heure : Boire 200 ml de boisson sportive (contenant 6-8% de glucides, soit environ 12-16 g).
  • À la 30e minute de chaque heure : Prendre 1 sachet de gel énergétique (environ 25 g de glucides), avalé avec de l’eau.
  • À la 45e minute de chaque heure : Manger 1/2 barre énergétique (environ 20 g de glucides) ou 1 banane (environ 25 g de glucides).
  • À chaque heure pleine : Si une station de repos est disponible, prendre en plus 1 tranche de pain de mie avec de la confiture (environ 15 g de glucides).

Total : Avec un objectif de 90 g par heure, on assure une glycémie stable, tout en ingérant 500-700 ml d’eau et 400-600 mg de sodium pour maintenir l’équilibre électrolytique.

5.2 Stratégie de changement de vêtements et gestion de la température corporelle par nuit froide

  • Au départ (0 h - 4 h) : Porter un maillot technique en première couche, un maillot cycliste à manches longues, un gilet coupe-vent, avec des jambières en polaire et des gants complets. Si la température ressentie est inférieure à 10°C, ajouter un gilet en duvet léger.
  • Entre 6 h et 8 h du matin (au lever du soleil) : Aux points de repos des supérettes (par exemple à Changhua ou Tainan), effectuer le premier changement de vêtements : retirer les jambières et le gilet coupe-vent, enfiler un maillot à manches courtes et appliquer de la crème solaire.
  • Entre 14 h et 16 h (période la plus chaude) : Si la température dépasse 25°C, envisager de retirer la première couche pour ne garder que le maillot, et boire de l’eau fraîche pour se rafraîchir.
  • Après 17 h (péninsule de Hengchun) : Remettre la veste coupe-vent, car le vent de descente et la chute brutale de température nécessitent une protection contre l’hypothermie.

5.3 Stratégie pratique : allure par sections et gestion du vent

Section (distance) Caractéristiques du terrain Stratégie face au vent Vitesse cible Zone de puissance
Fugueijiao - Taichung (0-180 km) Plat côtier, collines de Houlong Vent arrière, relais en groupe 32-35 km/h Zone 2-3
Taichung - Tainan (180-330 km) Plat, montagne Bagua à Changhua, plaine de Jianan Vent arrière / vent latéral, attention aux rafales 30-33 km/h Zone 2
Tainan - Kaohsiung (330-400 km) Sections côtières de fort vent latéral Vent latéral, réduire la vitesse pour la stabilité 25-28 km/h Zone 2
Kaohsiung - Eluanbi (400-520 km) Plaine de Pingtung, collines de Hengchun, vent de descente Vent contraire / vent latéral, augmentation de l’intensité 22-26 km/h Zone 3

Rappel crucial : Dans la dernière partie (après le 400e km), en raison de la baisse d’énergie et du changement de direction du vent, il ne faut surtout pas forcer sur la puissance. Le principe doit être une « production stable », afin d’éviter les crampes musculaires ou l’épuisement énergétique dus à des pics de puissance soudains.

六、Erreurs opérationnelles courantes et démystification des idées reçues scientifiques

Erreur 1 : Plus on roule vite dans le vent arrière, mieux c’est

Démystification : Bien que le vent arrière donne une sensation de vitesse accrue, si l’on cherche à tout prix à dépasser 45 km/h, la résistance de l’air et la résistance au roulement augmentent de manière non linéaire, ce qui consomme trop de puissance et augmente le risque de chute. La bonne stratégie est de rester dans la « zone de puissance cible » et de laisser la vitesse augmenter naturellement, sans forcer l’accélération.

Erreur 2 : Ne consommer que des glucides sans électrolytes

Démystification : Un apport de 90 g de glucides par heure sans suffisamment d’ions sodium (recommandation : 400-600 mg/heure) peut entraîner une rétention d’eau dans les intestins, affectant l’efficacité d’absorption et pouvant même provoquer une hyponatrémie. Il est impératif de choisir des boissons sportives contenant du sodium ou de prendre des comprimés de sel en complément.

Erreur 3 : « Il suffit de bien se couvrir » par temps froid la nuit

Démystification : Un excès de vêtements chauds entraîne une transpiration abondante. Les vêtements mouillés évacuent rapidement la chaleur corporelle pendant les pauses, augmentant en réalité le risque d’hypothermie. Il faut adopter le « principe des couches » et changer de première couche sèche aux points de repos.

Erreur 4 : Ignorer l’« entraînement gastro-intestinal »

Démystification : De nombreux cyclistes n’ont jamais pratiqué le rythme de ravitaillement de 90 g de glucides par heure avant la course, ce qui provoque des troubles gastro-intestinaux et des vomissements pendant l’épreuve. Il est essentiel de simuler complètement le plan de ravitaillement lors des sorties longues au cours des 4 semaines précédant la course, afin d’adapter le microbiote intestinal et les enzymes digestives à la charge élevée en glucides.

七、FAQ des experts

Q1 : Quel FTP est nécessaire pour terminer le Double Pagode en un jour ?
R : À strictement parler, le Double Pagode n’exige pas un FTP élevé comme seuil, mais teste la « capacité de production continue » et la « gestion de la fatigue ». Il est généralement recommandé que le cycliste ait un FTP d’au moins 3,2 W/kg (par exemple 224 W pour un cycliste de 70 kg) et soit capable de rouler en continu pendant plus de 20 heures en Zone 2. Plus important encore, le volume d’entraînement longue distance cumulé au cours des 8 semaines précédant la course doit dépasser 1 500 kilomètres au total.

Q2 : Comment ajuster sa position de conduite en cas de vent latéral fort ?
R : Lors de rafales, il faut immédiatement placer les mains sur le creux du guidon, pencher le haut du corps vers l’avant et serrer les coudes pour abaisser le centre de gravité. En même temps, déplacer légèrement les fesses dans la direction opposée au vent afin d’utiliser le poids du corps pour contrer la force latérale. Si le vent latéral est trop fort (rafales dépassant 15 m/s), il est conseillé de réduire résolument la vitesse à moins de 20 km/h, voire de descendre du vélo et de le pousser. La sécurité de vie prime toujours sur le temps de course.

Q3 : Comment savoir si l’on fait un « coup de pompe » énergétique pendant une sortie nocturne ?
R : Les signaux physiologiques du coup de pompe (Bonk) incluent : vision floue, difficulté de concentration, irritabilité, jambes lourdes et sans force, baisse anormale de la fréquence cardiaque. Dans ce cas, il faut immédiatement réduire l’intensité en Zone 1 et ingérer des glucides à absorption rapide (comme des boissons sucrées, des gels). La glycémie remonte généralement après 15 à 20 minutes. Si les symptômes persistent, il faut s’arrêter dans un endroit sûr pendant 30 minutes et manger des aliments solides.

Q4 : L’ordre de consommation entre la boisson sportive et le gel énergétique a-t-il une importance ?
R : Oui. Il est recommandé de boire d’abord la boisson sportive (liquide) puis de prendre le gel (semi-solide) pour favoriser la vidange gastrique. Si l’on ingère simultanément une grande quantité d’aliments solides et une boisson à haute osmolarité, la vidange gastrique est retardée, provoquant des ballonnements. Le bon ordre est : liquide → semi-solide → solide, avec un intervalle de 5 à 10 minutes entre chaque prise pour laisser le temps à l’estomac de traiter.

Q5 : Comment récupérer après la course pour éviter la fatigue chronique et la baisse d’immunité ?
R : Les 30 minutes suivant la course constituent la « période de récupération en or ». Il faut immédiatement ingérer des glucides à raison de 1,2 g/kg de poids corporel et des protéines à raison de 0,4 g/kg (par exemple du lait au chocolat). Au cours des 24 heures suivantes, il faut boire l’équivalent de 30 ml multiplié par 1,5 fois le poids corporel (en kg) en eau, et pratiquer une marche légère ou des étirements. Dans les 48 heures suivant la course, il faut éviter l’alcool et les exercices intenses, et prendre des quantités suffisantes de vitamine C et de zinc pour soutenir le système immunitaire. Le sommeil est primordial ; il est recommandé de dormir au moins 9 heures par jour pendant les 3 jours suivant la course.


Conclusion : Le Double Pagode en un jour est un jeu d’échecs précis contre les lois de la physique, les limites physiologiques et les variables environnementales. Ce n’est qu’en adoptant une gestion scientifique de la puissance, une utilisation intelligente de la mécanique des fluides et un contrôle méticuleux du ravitaillement et des calories que l’on peut transformer ces 520 kilomètres de route en une épopée maîtrisée et profondément gratifiante. Puisse chaque challenger, porté par la mousson du nord-est, atteindre l’extrême sud du pays en toute sécurité et sans encombre.

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