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Tactique d'activation neuronale 3 minutes avant le départ d'un contre-la-montre : guide précis de protection de la réserve de travail anaérobie W' et d'application de l'effet de potentialisation post-activation

Entraînement cycliste
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一、Introduction et contexte de la recherche de pointe

Le contre-la-montre (Time Trial) est surnommé « la course de vérité ». Sans équipier pour couper le vent, sans le refuge du peloton, le coureur doit affronter seul la résistance aérodynamique, la gravité et ses limites physiologiques. Dans un contre-la-montre intense de 20 à 40 minutes, la victoire ou la défaite se joue souvent avant même la ligne de départ. Pourtant, la plupart des amateurs, et même certaines équipes professionnelles, restent dans un flou conceptuel concernant la stratégie d’échauffement des « 3 dernières minutes avant le départ », se limitant à « pédaler un peu et transpirer ».

Ces dernières années, la science du sport a fait des progrès décisifs dans la recherche sur la « Post-Activation Potentiation » (PAP). La PAP désigne le phénomène d’augmentation temporaire de la puissance explosive après qu’un muscle a subi une contraction volontaire de haute intensité. Le mécanisme central réside dans la phosphorylation de la chaîne légère de myosine (Myosin Light Chain) — lorsqu’un muscle effectue une contraction brève de haute intensité, la kinase de la chaîne légère de myosine est activée, favorisant la phosphorylation de la chaîne légère régulatrice (Regulatory Light Chain, RLC), ce qui augmente la sensibilité au calcium des ponts d’actine-myosine (Cross-bridge), permettant au muscle de produire une plus grande force et une vitesse de contraction plus rapide lors des contractions suivantes.

La découverte de ce mécanisme a radicalement transformé la philosophie d’échauffement des équipes d’élite. L’échauffement traditionnel de longue durée à intensité faible à modérée (par exemple 30 minutes de pédalage en Zone 2) peut certes élever la température corporelle et améliorer la circulation sanguine, mais il ne parvient pas à activer efficacement la « capacité de combat immédiate » du système neuromusculaire. À l’inverse, insérer un sprint neuronal explosif très bref (Neural Burst Sprint) dans les 3 à 5 minutes précédant le départ permet de placer le système nerveux dans un état d’excitation « prêt à tirer », sans épuiser de manière significative les réserves d’énergie anaérobie.

Cependant, il existe ici un art subtil de l’équilibre : une stimulation de sprint excessive consommera trop de W’ (réserve de travail anaérobie), provoquant un « déficit énergétique » dès le début de la course ; tandis qu’une stimulation insuffisante ne déclenchera pas efficacement l’effet PAP. Cet article construira, sous le double angle de la physiologie de l’exercice et de la biomécanique, une procédure opérationnelle standard (Standard Operating Procedure, SOP) quantifiable, reproductible et scientifiquement rigoureuse pour la période précédant le départ.

二、Mécanismes fondamentaux de la physiologie de l’exercice et de la biomécanique

2.1 Modèle dynamique de la réserve de travail anaérobie W’

Pour comprendre la « consommation admissible » du sprint précédant le départ, il faut d’abord maîtriser le modèle mathématique du W’. Dans le cadre théorique de la puissance critique (Critical Power, CP), la capacité d’exercice de haute intensité du corps humain peut être décomposée en deux paramètres centraux :

  • CP (Puissance Critique) : représente la limite supérieure de puissance pouvant être maintenue de plusieurs dizaines de minutes à plusieurs heures, principalement soutenue par le système métabolique aérobie.
  • W’ (Réserve de travail anaérobie) : représente le « paquet d’énergie anaérobie » mobilisable au-dessus de la CP, exprimé en kilojoules (kJ), étroitement lié aux réserves de phosphocréatine (PCr) musculaire, à la capacité glycolytique et à la capacité tampon des ions hydrogène.

La consommation et la récupération du W’ suivent le modèle de décroissance exponentielle suivant :

W'_remaining(t) = W'_initial - ∫₀ᵗ (P(τ) - CP) dτ  (lorsque P > CP)
W'_remaining(t) = W'_initial + (W'_initial - W'_used) × (1 - e^(-t/τ))  (lorsque P < CP)

Où τ est la constante de temps de récupération du W’. Les recherches montrent qu’elle se situe approximativement entre 200 et 400 secondes. Cela signifie que si l’on effectue un sprint maximal de 6 secondes avant le départ, avec une puissance moyenne supposée de 900W, la part dépassant la CP (supposée à 250W) est de 650W, la consommation de W’ est donc d’environ 650W × 6s = 3,9kJ. Pour un coureur entraîné avec une réserve de W’ d’environ 20-25kJ, cela représente environ 15 à 20 % de la réserve totale.

Cependant, ce n’est pas la fin de l’histoire. Le point crucial est que s’il existe une période de récupération de 2 à 3 minutes entre la fin du sprint et le départ, le W’ se rétablira partiellement de manière exponentielle. En estimant avec τ=300 secondes, le taux de récupération sur 3 minutes (180 secondes) est d’environ 1 - e^(-180/300) ≈ 45 %. Par conséquent, la consommation nette est d’environ 3,9kJ × (1-0,45) ≈ 2,15kJ, soit seulement 8,6 % de la réserve totale — se situant précisément dans le seuil de sécurité « inférieur à 10 % » que nous attendons.

2.2 Mécanismes de biologie moléculaire de la Post-Activation Potentiation (PAP)

Les bases physiologiques de la PAP comprennent principalement trois niveaux :

Premier niveau : phosphorylation de la chaîne légère de myosine. La contraction de haute intensité active la kinase de la chaîne légère de myosine (MLCK), favorisant la phosphorylation du résidu sérine 19 de la RLC. La tête de myosine phosphorylée devient plus sensible au calcium, ce qui permet, à fréquence de décharge nerveuse égale, de recruter davantage de ponts croisés pour la contraction. Les recherches montrent que la phosphorylation de la RLC peut augmenter la force maximale de 5 à 15 % et la vitesse de contraction de 10 à 20 %.

Deuxième niveau : recrutement des unités motrices à seuil élevé. Un sprint bref d’intensité maximale active efficacement les fibres musculaires de type II (fibres rapides), en particulier les fibres de type IIx. Ces unités motrices à seuil élevé sont difficiles à activer lors d’un échauffement classique, mais grâce à la stimulation explosive précédant le départ, leurs voies nerveuses peuvent être « réveillées », permettant de recruter immédiatement ces unités motrices au début de la course et de raccourcir le temps de montée en puissance.

Troisième niveau : augmentation de l’excitabilité du système nerveux. Un sprint d’intensité maximale augmente l’excitabilité des motoneurones α, abaisse le seuil d’activation et renforce le gain réflexe des fibres afférentes de type Ia. Cela rend la transmission des commandes nerveuses pour les coups de pédale suivants plus efficace, améliore la coordination intermusculaire et réduit les co-contractions inutiles des muscles antagonistes.

2.3 Dérivation de la formule biomécanique : relation entre la puissance de pédalage et l’excitation nerveuse

La puissance de pédalage (P) peut être décrite par la formule suivante :

P = F_eff × V

Où F_eff est la force tangentielle effective et V est la vitesse de rotation de la manivelle. F_eff peut à son tour être décomposée :

F_eff = n × f × A × cos(θ)

n est le nombre d’unités motrices participant à la contraction, f est la fréquence de décharge moyenne de chaque unité motrice, A est la section transversale physiologique du muscle, et θ est l’angle entre le vecteur de force et la direction tangentielle de la manivelle.

L’effet PAP agit principalement sur les paramètres « n » et « f » : via la phosphorylation de la RLC qui augmente le taux de cycle des ponts croisés, chaque unité motrice peut produire une plus grande force (équivalent à une augmentation de n) ; via l’augmentation de l’excitabilité du système nerveux, la fréquence de décharge f augmente. Par conséquent, l’effet PAP peut être considéré comme une amélioration de l’efficacité du couplage neuromusculaire, sans augmentation du volume musculaire.

三、Mesures réelles des paramètres clés et analyse comparative

3.1 Comparaison des différentes stratégies d’échauffement sur la consommation de W’ et l’effet PAP

Pour quantifier les effets des différentes stratégies d’échauffement, nous avons utilisé comme modèle un coureur masculin de 70 kg avec une CP de 250W et un W’ de 22kJ, pour effectuer des calculs théoriques et des comparaisons avec les mesures réelles :

Stratégie d’échauffement Durée Puissance moyenne (W) Consommation W’ (kJ) Récupération (kJ) Consommation nette W’ (kJ) Pourcentage (%) Score d’effet PAP (1-10)
Zone 2 continue traditionnelle 30 minutes 180 0 0 0 0% 3
Intervalles d’intensité modérée 20 minutes 230 (dont 3×1min@280W) 0,9 0,5 0,4 1,8% 5
2×6 secondes sprint maximal 12s + récupération 3 min 850 (pic) 3,9 1,75 2,15 9,8% 9
3×8 secondes sprint maximal 24s + récupération 4 min 850 (pic) 7,8 3,5 4,3 19,5% 9,5
1×10 secondes sprint maximal 10s + récupération 2 min 850 (pic) 6,5 2,0 4,5 20,5% 7

Interprétation des données : La stratégie de 2×6 secondes de sprint atteint le meilleur point d’équilibre entre la consommation de W’ et l’effet PAP. Le 3×8 secondes a un effet PAP légèrement supérieur, mais la consommation de W’ approche le seuil dangereux de 20 %, ce qui pourrait affecter la capacité de sprint en fin de course (en particulier les 5 dernières minutes). L’échauffement traditionnel de longue durée en Zone 2 ne consomme certes aucun W’, mais l’effet PAP n’est que de 3 points, insuffisant pour activer efficacement le système nerveux.

3.2 Analyse de sensibilité du temps de récupération sur la consommation nette de W’

Temps entre la fin du sprint et le départ (secondes) Taux de récupération W’ (%) Consommation nette (kJ) Pourcentage du W’ (%) Contexte d’application suggéré
60 18,1 3,19 14,5% Déconseillé, consommation trop élevée
120 32,9 2,62 11,9% Situation d’urgence
180 45,1 2,14 9,7% Point d’équilibre optimal
240 55,1 1,75 8,0% Sûr mais la PAP peut décliner
300 63,2 1,44 6,5% Effet PAP nettement atténué

Ce tableau révèle une fenêtre temporelle cruciale : les 3 minutes (180 secondes) avant le départ constituent le point d’équilibre en or. Trop court, la récupération du W’ est insuffisante ; trop long, l’effet PAP s’atténue en raison de la déphosphorylation par les phosphatases.

四、Plan d’entraînement périodisé et guide de réglage et d’utilisation de l’équipement

4.1 Procédure opérationnelle standard (SOP) des 3 minutes avant le départ

Voici le protocole standardisé d’échauffement et d’activation avant le départ pour un contre-la-montre de 20 à 40 minutes :

Première phase : 30 minutes avant le départ (échauffement de base)

  • Pédalage progressif de 15 à 20 minutes sur home-trainer à rouleaux ou fixe, avec une puissance progressant de 100W jusqu’à 60-70 % de la CP (si CP = 250W, viser 150-175W).
  • Toutes les 5 minutes, effectuer un changement de rythme de 30 secondes en « jumping jack » (cadence de pédalage passant de 90rpm à 105rpm), dans le but d’augmenter la température corporelle et l’amplitude articulaire, sans consommation de W’.

Deuxième phase : 10 minutes avant le départ (éveil nerveux)

  • Effectuer 3 séries de « sprints en île sur une jambe » : pour chaque jambe, 3 sprints de 6 secondes en pédalage à haute cadence sur une jambe (cadence cible de 120rpm), avec une puissance ne dépassant pas 120 % de la CP. Le but de cet exercice est d’éveiller la connexion neuromusculaire sans consommer de W’ significatif.

Troisième phase : 5 minutes avant le départ (activation PAP)

  • Effectuer 2 séries de sprints maximaux de 6 secondes, avec une récupération complète entre les séries (pédalage à faible résistance, puissance < 100W) d’environ 90 à 120 secondes.
  • Pendant le sprint, adopter une position de « départ debout », avec un braquet moyen à lourd (par exemple 53×15 ou 52×14), l’objectif étant que la cadence atteigne 110-120rpm en 3 secondes, tout en maintenant une puissance de pointe.
  • Immédiatement après le sprint, revenir en position assise et pédaler à 80-90rpm avec une puissance de 100-120W pour la récupération.

Quatrième phase : 1 minute avant le départ (préparation mentale et derniers réglages)

  • Arrêter de pédaler et effectuer 3 à 5 respirations profondes (inspiration 4 secondes, expiration 6 secondes) pour faire descendre la fréquence cardiaque sous 120bpm.
  • Vérifier la position de la gourde, les réglages du compteur et le choix du braquet.

4.2 Plan d’entraînement périodisé (programme spécial home-trainer de 4 semaines)

Semaine Objectif d’entraînement Programme spécifique Objectif
Semaine 1 Adaptation nerveuse et bases de la PAP 3×(2×6s sprints, récupération de 2 min entre les séries), puissance de sprint cible à 130 % de la MAP Se familiariser avec le rythme du sprint et de la récupération
Semaine 2 Gestion du W’ et simulation de récupération Simuler la SOP pré-course : 30 min Zone 2 + 2×6s sprints + 3 min de récupération puis test de 5 min à CP+130% Valider l’efficacité de la stratégie de protection du W’
Semaine 3 Simulation de situation de course Après simulation complète de la SOP pré-course, effectuer un contre-la-montre de 20 minutes (puissance cible CP+5%) Intégrer tous les éléments et établir la confiance en course
Semaine 4 Affûtage et pic de forme Réduire le volume d’entraînement à 50 %, maintenir 2 simulations complètes de la SOP, garantir que le système nerveux « mémorise » le processus pré-départ Aborder la course dans les meilleures conditions

4.3 Points clés de réglage du home-trainer à rouleaux et du home-trainer fixe

  • Réglage de la résistance : pour les sprints de 6 secondes, il est recommandé de régler la résistance des rouleaux sur « moyenne à lourde », afin de garantir une charge de stimulation suffisante dès le début du sprint. Si vous utilisez un home-trainer intelligent (comme le Wahoo Kickr ou le Tacx Neo), vous pouvez configurer le mode ERG pour passer en mode « roue libre » au moment du sprint, afin d’éviter que la résistance ne limite la puissance de pointe.
  • Fixation du cadre : assurez-vous que la fourche avant est solidement fixée, afin d’éviter que les oscillations du vélo pendant le sprint n’affectent l’efficacité du pédalage.
  • Surveillance de la fréquence cardiaque : dans les 10 secondes suivant la fin du sprint, la fréquence cardiaque devrait monter à 85-90 % de la fréquence cardiaque maximale, mais devrait redescendre rapidement sous 70 % pendant la récupération. Dans le cas contraire, cela indique une capacité de récupération insuffisante et nécessite de prolonger le temps de récupération.

五、Ravitaillement en course, adaptation à l’environnement et stratégies de course

5.1 Interaction entre le ravitaillement en glucides avant la course et la protection du W’

La récupération du W’ est étroitement liée aux réserves de glycogène musculaire. Les recherches montrent que lorsque la concentration de glycogène musculaire est inférieure à 50 % de la valeur normale, le taux de récupération du W’ diminue d’environ 30 %. Par conséquent, la charge en glucides dans les 24 heures précédant la course est cruciale :

  • 24 heures avant la course : consommer 8 à 10 grammes de glucides par kilogramme de poids corporel. Pour un coureur de 70 kg, le total quotidien est de 560 à 700 grammes, répartis sur 5 à 6 repas.
  • 3 heures avant la course : prendre le dernier repas solide, avec un objectif de 1,5 à 2 g/kg de poids corporel (105 à 140 g de glucides), en choisissant des aliments pauvres en fibres et à index glycémique moyen (comme du pain de mie blanc avec une banane, ou du riz blanc avec de la soupe miso).
  • 1 heure avant la course : consommer des glucides liquides, environ 30 à 45 grammes (comme 500 ml de boisson pour sportifs), pour assurer une glycémie stable.

5.2 Stratégie d’hydratation et efficacité de la transmission nerveuse

L’excitabilité du système nerveux dépend fortement de l’équilibre électrolytique. Une concentration anormale d’ions sodium affectera directement la vitesse de conduction des potentiels d’action. Recommandations :

  • 2 heures avant la course, boire 500 ml d’une boisson contenant des électrolytes (concentration en sodium de 400 à 600 mg/L).
  • 30 minutes avant la course, boire à nouveau 250 ml, et effectuer une dernière petite gorgée d’eau 10 minutes avant le départ (pas plus de 150 ml), afin d’éviter toute gêne vésicale en début de course.

5.3 Stratégies d’adaptation à l’environnement : l’exemple des courses classiques taïwanaises

Contre-la-montre de Wuling (montée par l’est/par l’ouest) : l’altitude passe de 450m à 3 275m, et la température diminue d’environ 6,5°C par tranche de 1 000m d’ascension. La stratégie d’activation nerveuse des 3 minutes précédant le départ nécessite une attention particulière :

  • Dans un environnement froid, la viscosité musculaire augmente. Il est recommandé d’ajouter une série d’« étirements dynamiques » avant le sprint (comme des montées de genoux debout, des rotations de chevilles), afin d’améliorer l’amplitude articulaire.
  • L’air raréfié réduit la résistance aérodynamique, la relation puissance-vitesse dans le modèle de consommation du W’ doit être ajustée, mais la dépense physiologique du W’ reste inchangée.

One Day North/Two Towers (Taipei-Kenting) : situation de contre-la-montre long sur terrain plat, la résistance au vent est le principal ennemi. Le sprint de 6 secondes avant le départ doit mettre particulièrement l’accent sur le maintien de la « position aérodynamique » — immédiatement après la fin du sprint, basculer en position de contre-la-montre, afin que le système nerveux « mémorise » le rythme de pédalage dans une position à faible traînée.

Yangmingshan Fengzhongjian : les pentes et les directions du vent variables mettent à l’épreuve la capacité de gestion de la puissance du coureur. Il est recommandé d’insérer, entre les séries de sprints précédant le départ, une « simulation de départ en côte raide » : en position assise, à haute cadence (100rpm+), effectuer une accélération de 5 secondes pour simuler une attaque en côte raide potentielle en début de course.

六、Erreurs opérationnelles courantes et démystification scientifique

Mythe n°1 : « Plus l’échauffement est long, mieux c’est ; il faut transpirer abondamment pour donner le meilleur de soi-même »

Démystification : Un échauffement de longue durée peut certes augmenter la température corporelle et améliorer la circulation sanguine, mais un pédalage en Zone 2 de plus de 20 minutes provoque une fatigue du système nerveux et réduit la vitesse de réaction des unités motrices à seuil élevé. Les recherches montrent qu’un échauffement de plus de 30 minutes diminue la capacité d’activation des fibres musculaires de type IIx de 15 à 20 %. La bonne approche est « courte et précise » — 15 à 20 minutes d’échauffement progressif suivies d’une stimulation nerveuse explosive dans les 3 minutes.

Mythe n°2 : « Plus le sprint est violent et nombreux, plus l’effet PAP est fort »

Démystification : L’effet PAP présente un « effet de plafond ». Les recherches indiquent que lorsque le nombre de séries de sprint dépasse 3 ou qu’un sprint unique dépasse 8 secondes, le gain de l’effet PAP ralentit, tandis que la consommation de W’ augmente de manière linéaire. La combinaison de 2×6 secondes est le meilleur rapport coût-performance (Cost-Performance Ratio) scientifiquement prouvé. Plus crucial encore, un sprint excessif peut induire une « fatigue nerveuse centrale », qui inhibe au contraire la production de puissance explosive ultérieure.

Mythe n°3 : « Arrêter complètement de pédaler avant le départ pour laisser les muscles se reposer »

Démystification : L’arrêt complet entraîne une baisse de la température musculaire, une diminution de l’excitabilité nerveuse, et une réduction du retour veineux pouvant provoquer des fluctuations de la pression artérielle. La bonne approche consiste à maintenir un « pédalage de récupération léger » (puissance < 120W), garantissant une perfusion sanguine continue des muscles tout en maintenant le système nerveux en « état de veille ».

Mythe n°4 : « Une petite consommation de W’ n’a pas d’importance, elle se récupérera automatiquement pendant la course »

Démystification : La récupération du W’ pendant la course est extrêmement limitée. Lors des efforts de haute intensité au-dessus de la CP, le W’ ne se récupère pratiquement pas ; ce n’est que lors de brèves descentes ou de phases d’abri (puissance descendant sous la CP) qu’il se récupère à un rythme lent. Chaque kJ de W’ consommé avant le départ peut devenir un facteur clé d’« explosion » dans les 3 derniers kilomètres. Par conséquent, la protection du W’ avant le départ est une « économie stratégique » à ne pas négliger.

七、FAQ des experts

Q1 : Si ma CP est plus basse (par exemple 200W), le pourcentage de consommation de W’ sera-t-il différent ?

R : Oui. La formule de calcul de la consommation de W’ est ∫(P-CP)dt. Pour un coureur avec une CP plus basse, lors d’un sprint à puissance égale, la part dépassant la CP est plus importante, donc le pourcentage de consommation de W’ sera plus élevé. Par exemple, si votre CP est de 200W et votre W’ de 18kJ, un sprint de 6 secondes à 900W consomme (900-200)×6=4,2kJ, soit 23,3 % du total, dépassant le plafond recommandé de 10 %. La solution consiste à réduire la puissance du sprint (viser 300-350 % de la CP suffit) ou à raccourcir la durée du sprint à 4-5 secondes.

Q2 : Mon échauffement sur home-trainer fixe a-t-il un effet d’activation nerveuse différent de celui sur route réelle ?

R : Il existe des différences dans les schémas d’activation neuromusculaire entre les deux. Le home-trainer fixe manque des retours de vibration et des besoins de contrôle de l’équilibre de la route réelle, donc le degré d’activation des muscles du tronc et des muscles stabilisateurs est plus faible. Il est recommandé, si les conditions le permettent avant la course, de déplacer la dernière série de sprints sur la route réelle (par exemple sur un tronçon sûr près du départ), afin d’obtenir une stimulation neuromusculaire plus réaliste. Si vous ne pouvez vous entraîner qu’en intérieur, vous pouvez augmenter la proportion de « pédalage sur une jambe » et de « sprint en position debout » pour compenser.

Q3 : Combien de temps dure l’effet PAP ? Que faire si mon heure de départ est retardée ?

R : La durée de l’effet PAP est d’environ 5 à 10 minutes, avec un pic entre 3 et 6 minutes après la fin du sprint. Si le départ est retardé et que le temps d’attente dépasse 8 minutes, il est recommandé d’effectuer une série de « réactivation minute » : effectuer 2 fois une légère explosion de 2 à 3 secondes (non maximale), ce qui suffit à réveiller le système nerveux, avec une consommation de W’ extrêmement faible (environ 0,5 à 1kJ).

Q4 : Y a-t-il des différences entre les coureuses et les coureurs dans les réserves de W’ et la réponse à la PAP ?

R : Les recherches montrent que les réserves de W’ des coureuses (exprimées en kJ/kg) représentent environ 85 à 90 % de celles des coureurs, mais l’amplitude de la réponse à l’effet PAP ne présente pas de différence significative entre les sexes. La différence clé réside dans la constante de temps de récupération τ — la moyenne pour les femmes est d’environ 250 à 350 secondes, légèrement inférieure à celle des hommes. Par conséquent, les coureuses peuvent avoir besoin d’un temps de récupération légèrement plus long après le sprint (3,5 à 4 minutes recommandées) pour atteindre le même pourcentage de récupération du W’.

Q5 : Dois-je utiliser un grand braquet (développement lourd) ou un petit braquet (développement léger) pour le sprint ?

R : Cela dépend de votre objectif. Si le but est de maximiser l’activation neuromusculaire (effet PAP), il est recommandé d’utiliser un braquet moyen à lourd (comme 53×15 ou 52×14), afin que la cadence passe de l’arrêt à plus de 110rpm en 3 secondes, ce qui produit la plus grande stimulation de tension musculaire. Si le but est d’améliorer l’adaptation nerveuse à la fréquence de pédalage, vous pouvez choisir un braquet plus léger (comme 53×17) et effectuer le sprint à une cadence élevée de plus de 130rpm. En pratique, il est recommandé d’alterner les deux — la première série avec un braquet lourd, la deuxième avec un braquet léger, afin d’activer globalement différents types de voies nerveuses.


Conclusion : L’issue d’un contre-la-montre est souvent scellée avant même la ligne de départ. Grâce à une stratégie scientifique de protection du W’ et d’activation de la PAP, vous pouvez faire en sorte que chaque coup de pédale produise un effet maximal. Rappelez-vous, les trois minutes avant le départ ne sont pas un vide d’attente, mais la pièce maîtresse de la victoire. Dès votre prochaine séance d’entraînement, intégrez cette SOP comme votre rituel pré-course, et faites en sorte que chaque seconde de la « course de vérité » soit entre vos mains.

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