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Récit de finisher sur 70.3 : la renaissance d'un athlète qui s'est effondré en cinq heures

挑戰心得

Récit de finisher 70.3 : la renaissance d'un homme qui a craqué en cinq heures

Première année : l’arrogance du segment vélo

Lors de mon premier 70.3, j’ai signé un record personnel sur le vélo, avec une puissance moyenne poussée à 88 % de ma FTP (IF 0,88). En descendant du vélo, j’étais plein de suffisance. Puis les 8 premiers kilomètres du marathon se sont bien passés, mais après le 10e, mes jambes ont semblé vidées, et sur la seconde moitié, chaque kilomètre s’est effondré au-delà de 7 minutes. Résultat final : 5:48, avec un segment course à pied 25 minutes plus lent que mon allure d’entraînement.

Comparaison des données sur deux ans

Élément Première année (effondrement) Deuxième année (correction)
IF vélo 0,88 0,80
Temps du segment vélo 2:28 2:34 (+6 min)
Première moitié de course 47:00 49:30
Seconde moitié de course 1:08:00 (effondrement) 48:00
Temps total 5:48 5:09

Cause racine de l’effondrement

Ces « 6 minutes économisées » sur le vélo ont été remboursées avec 20 minutes de dégringolade supplémentaires sur la course à pied. Mon erreur n’était pas physique, c’était de la gourmandise d’allure — un IF de 0,88 était un emprunt au-delà de mes moyens pour mon volume d’entraînement.

La correction de la deuxième année

Mon coach n’a changé que trois choses : plafonner strictement l’IF vélo à 0,80, imposer un apport en glucides toutes les 20 minutes sur le vélo, et ralentir délibérément de 12 s/km sur les 3 premiers kilomètres de course. Le plus dur a été de réprimer l’envie de « je peux aller plus vite » sur le vélo.

La révélation sur le parcours

La deuxième année, des gens n’ont cessé de me dépasser sur le vélo, et j’ai résisté à l’envie de contre-attaquer. Au 15e kilomètre du marathon, j’ai repris un à un tous ceux qui m’avaient dépassé. Sur le tronçon final, j’ai vécu pour la première fois le plaisir du « negative split ».

Le bilan métabolique de « gagner 6 minutes, perdre 20 minutes »

Un IF vélo de 0,88 la première année semblait malin, mais c’était en réalité de la gourmandise d’allure : pour chaque dépassement de 0,05 au-delà de ton seuil soutenable, l’allure de course perd environ 15 à 30 secondes par kilomètre, et le point d’effondrement survient plus tôt. Les 6 minutes gagnées sur le vélo la première année ont été remboursées avec intérêts par 20 minutes de dégringolade sur la seconde moitié de course — ce n’est pas un manque de condition physique, c’est dépenser une puissance qui ne nous appartient pas.

Comparaison des trois corrections sur deux ans

Correction Première année Deuxième année
IF vélo 0,88 0,80
Apport en glucides sur le vélo Au hasard Imposé toutes les 20 min
3 premiers km de course Pleine vitesse Ralenti délibérément de 12 s/km
Seconde moitié de course Effondrement (1:08) Negative split (48 min)

Erreur courante : l’envie de « je peux aller plus vite » sur le vélo

La deuxième année, le plus dur n’était pas physique, c’était de résister à la tentation de ne pas contre-attaquer quand on se faisait dépasser sans cesse sur le vélo. L’essence du negative split, c’est de « rouler volontairement moins vite sur le vélo » — ce n’est pas de la prudence, c’est de la discipline. Écrire IF 0,80 en tête de son plan de course, résister à la contre-attaque sur le vélo, puis reprendre un à un ceux qui vous ont dépassé après le 15e kilomètre de course : cette vérité contre-intuitive, je l’ai payée d’un effondrement en 5:48, et je n’ai plus jamais récidivé.

La vérité la plus contre-intuitive du triathlon : ceux qui courent vite roulent souvent « volontairement » moins vite sur le vélo. Ce n’est pas de la prudence, c’est de la discipline. J’ai payé cette leçon d’un effondrement, et elle est désormais inscrite en tête de chacun de mes plans de course.

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