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Journée défi des 100 kilomètres : parcours d'entraînement de zéro à cent kilomètres

挑戰心得

Pourquoi « 100 kilomètres » est un chiffre particulier

Tous ceux qui font du vélo s’accordent à peu près sur un point : 100 kilomètres est un cap. En deçà de ce chiffre, vous êtes encore « quelqu’un qui commence à rouler » ; une fois franchi, vous pouvez vous qualifier de « personne ayant roulé 100 kilomètres ».

Cette logique n’a rien de rationnel, mais elle a bel et bien un certain poids sur le plan psychologique.

Quand j’ai acheté mon vélo, j’ai demandé au mécanicien du magasin : « En combien de temps un débutant peut-il rouler 100 kilomètres ? » Il m’a regardé et a dit : « Ça dépend de comment tu t’entraînes. Vite fait, un mois ; lentement, trois mois. »

J’ai mis deux mois.

Partir de zéro : la souffrance du premier mois

La première semaine après l’achat du vélo, mes sorties faisaient environ 20 à 25 kilomètres. Pour quelqu’un issu de la course à pied, cette distance ne semble pas difficile, mais une fois sur le vélo, c’est tout autre chose.

D’abord, les fesses.

Personne ne pense avant de faire du vélo que les fesses seront le plus gros problème, mais c’est vraiment le cas. Le troisième jour, je suis sorti rouler ; en rentrant, quand je me suis assis, la douleur au point de contact avec la selle m’a fait retenir mon souffle. J’ai demandé à des cyclistes plus expérimentés, ils m’ont dit : « Normal, il faut tenir le coup, les fesses ont besoin de temps pour s’adapter. »

J’ai acheté un cuissard avec rembourrage, ça allait un peu mieux, mais c’était toujours inconfortable.

À partir de la deuxième semaine, la distance est passée à 35-40 kilomètres, et le corps a commencé à s’adapter progressivement à la position prolongée sur le vélo. Mais la tension dans les muscles du tronc était constante, surtout au niveau des lombaires — cela m’a rappelé que mon entraînement de gainage habituel était totalement insuffisant.

Fin du premier mois : franchir les 50 kilomètres

Un samedi de la quatrième semaine, j’ai décidé de tenter les 50 kilomètres. Itinéraire prévu : partir de chez moi, rouler jusqu’à Bitan à Xindian, puis faire une boucle dans la montagne, et revenir par un autre chemin.

Au 40e kilomètre, la fatigue dans les jambes commençait à se faire nettement sentir, et ma fréquence cardiaque était un peu plus élevée que d’habitude. Mais je me suis dit : il ne reste que 10 kilomètres, tiens bon.

Arrivé à 50 kilomètres, je me suis arrêté sur le bord de la route, j’ai regardé le chiffre sur mon compteur, pris une photo et l’ai envoyée au groupe de cyclistes. Tout le monde a répondu par une rangée d’emojis applaudissements. Sur le moment, ça faisait du bien.

Deuxième mois : progresser vers les 100 kilomètres

Au début du deuxième mois, j’ai fixé la distance minimale de mes sorties à 45 kilomètres, et chaque week-end, je programmai une sortie longue, avec pour objectif d’augmenter d’environ 10 kilomètres par semaine.

Les 60 kilomètres, c’était fait, ça allait.
Les 75 kilomètres, la deuxième moitié a été un peu difficile, mais c’était fait.
Les 80 kilomètres, dans les 20 derniers kilomètres, les jambes étaient lourdes, je n’avais pas bien géré le ravitaillement, j’étais très fatigué, mais j’ai quand même terminé.

Le ravitaillement, c’est à partir des 75 kilomètres que j’ai commencé à le prendre au sérieux. Avant ça, je pensais qu’il suffisait d’emporter de l’eau ; après avoir terminé les 75 kilomètres, mon corps m’a dit que ça ne suffisait pas. Depuis, à chaque sortie de plus de 60 kilomètres, j’emporte deux barres énergétiques et je prends une collation toutes les 40 minutes.

Le jour du défi : le compte-rendu complet des 100 kilomètres

J’ai choisi un samedi ensoleillé, planifié un itinéraire que je connaissais bien, évitant les gros trafics, avec un dénivelé modéré, idéal pour un premier défi des 100 kilomètres.

0–25 km : phase d’échauffement, sensation agréable, vitesse maintenue facilement entre 25 et 28 km/h.
25–50 km : entrée dans une section vallonnée avec de légères ondulations, rythme légèrement réduit, mais le tout restait sous contrôle. Arrêt au 45e kilomètre pour le ravitaillement, j’ai mangé une barre énergétique et bu une demi-bouteille d’électrolytes.
50–75 km : la partie la plus stable de tout le parcours. La fatigue commençait à s’accumuler dans les jambes, mais psychologiquement, la moitié était déjà dépassée, ce qui rendait la suite plus légère.
75–90 km : ce tronçon était le vrai défi. La fatigue a atteint un pic, la vitesse a nettement diminué. J’ai masqué l’affichage de la distance sur mon compteur, ne laissant que le temps, en me disant « ne regarde pas les chiffres, continue de pédaler ».
90–100 km : les 10 derniers kilomètres, un état de lucidité très clair s’est installé dans mon esprit. Je sentais chaque coup de pédale, l’air qui glissait sur ma peau, le rythme de roulement des roues. Au moment d’atteindre les 100 kilomètres, je n’ai pas sprinté ; j’ai simplement appuyé sur pause, très calmement.

Réflexions après l’accomplissement

Je me suis arrêté, j’ai bu une gorgée d’eau, j’ai regardé les 100,3 km sur le compteur. Ce qui m’est venu à l’esprit n’était pas une grande joie, mais une satisfaction paisible. Comme si j’avais enfin tenu une promesse.

Ce moi d’il y a deux mois, qui avait mal aux fesses au point de douter de la vie et qui était épuisé après 25 kilomètres, pouvait désormais rouler 100 kilomètres.

Ce n’est pas une fin. C’est le début d’un autre point de départ.

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