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Récit de participation au défi automnal de Wuling : première expérience de course d'un cycliste amateur

挑戰心得

Récit de participation au défi automnal de Wuling : première expérience de course d’un cycliste amateur

« Tu veux t’inscrire pour essayer ? »

Quand un ami a envoyé le message du défi de Wuling dans le groupe, ma première réaction a été : « Quelqu’un de mon niveau va participer à une course ? »

Mais juste au moment où ce « tant pis » allait sortir de ma bouche, une autre question m’est venue à l’esprit : « Si je n’essaie pas, comment savoir si j’en suis capable ? »

Alors, je me suis inscrit.

Présentation du défi de Wuling

Le défi de Wuling se tient chaque automne dans le centre de Taïwan. C’est l’une des courses de cyclisme sur route les plus célèbres de Taïwan.

Informations sur l’épreuve :

  • Parcours : montée de Ren’ai à Wuling (altitude 3 275 mètres)
  • Distance : environ 60 kilomètres
  • Dénivelé : environ 2 100 mètres
  • Catégories : catégorie ouverte hommes/femmes, catégories d’âge, catégorie open (compétition)

En tant que cycliste amateur, j’ai choisi de m’inscrire dans la « catégorie d’âge » (hommes 35-44 ans).

Après l’inscription : 12 semaines de préparation

Évaluer son niveau actuel

Première chose après l’inscription : évaluer honnêtement ma situation actuelle.

J’ai utilisé un capteur de puissance pour mesurer mes données des 3 derniers mois :

  • FTP estimé : 210 W (3,0 W/kg, poids 70 kg)
  • Record de montée le plus long : 600 mètres de dénivelé (première partie de Daxueshan)
  • Capacité de pédalage continu : plus de 4 heures

Diagnostic des problèmes : besoin de plus d’entraînement en montée et d’accumulation de dénivelé sur de longues distances.

Plan de préparation de 12 semaines

Semaines 1-3 : Établissement des bases

  • 200-250 km par semaine
  • Objectif : endurance aérobie de longue durée
  • Une séance de montée par semaine (Yangmingshan ou Beihong)

Semaines 4-7 : Augmentation de l’intensité

  • Introduction de l’entraînement au sweet spot (88-94 % FTP)
  • Une séance de tempo par semaine (95-100 % FTP)
  • Une longue montée (accumuler autant que possible plus de 1 000 mètres de dénivelé)

Semaines 8-10 : Entraînement simulé

  • Entraînement de simulation complète du parcours (départ de Ren’ai)
  • Pratique du ravitaillement à une intensité proche de celle de la course

Semaines 11-12 : Affûtage

  • Réduction du volume d’entraînement à 60 % de la normale
  • Maintenir un peu d’intensité élevée pour rester affûté
  • Repos suffisant et nutrition adaptée

Journal d’entraînement clé

Week-end de la 6e semaine : première simulation complète de montée, départ de Ren’ai.

J’ai terminé le parcours simulé en 5 h 28 min, soit 30 minutes de plus que prévu. Le problème venait de la troisième section (Cingjing → Cuifeng), avec un manque sérieux d’énergie.

Ajustement : augmentation de l’apport en glucides pendant la course, entraînement à manger en pédalant.

9e semaine : deuxième simulation.

Cette fois, 4 h 52 min, soit 36 minutes de mieux. Plus important encore, la dernière section s’est beaucoup mieux passée, la stratégie de ravitaillement en énergie a fonctionné.

La veille de la course

Retrait du dossard et briefing

La veille de la course, j’ai conduit de Taipei à Ren’ai pour le retrait du dossard. Au moment où j’ai reçu mon dossard, j’ai soudainement ressenti une tension plus forte que prévu.

En regardant autour de moi, l’équipement des autres participants était très professionnel — vélos de contre-la-montre, casques aérodynamiques, home-trainers… Mon vélo de route semblait plutôt « grand public ».

Je me suis dit : l’adversaire dans cette course, c’est le chronomètre, pas les autres.

Préparatifs de la veille au soir

Avant de dormir, j’ai terminé tous les préparatifs :

  • Dernière vérification du vélo (freins, vitesses, pression des pneus)
  • Préparation du ravitaillement (5 gels énergétiques, 2 boulettes de riz, comprimés d’électrolytes)
  • Vérification des vêtements (il peut faire chaud à l’aube, froid en montagne)
  • Batterie de secours pour le téléphone
  • Plan de course (temps cibles pour chaque col)

Sommeil… j’ai réussi à dormir environ 5 heures, et j’ai rêvé que je pédalais toute la nuit.

Le jour de la course

L’atmosphère tendue de l’aire de départ

À 5 h du matin, plusieurs centaines de coureurs étaient déjà rassemblés dans l’aire de départ. Les catégories partaient les unes après les autres, la mienne à 6 h 30.

Les 30 minutes d’attente ont été les plus tendues.

Le coureur à côté de moi a commencé à s’échauffer, à ajuster son home-trainer, à vérifier une dernière fois son équipement. J’ai pris quelques respirations profondes et je me suis dit : terminer à une intensité raisonnable, c’est déjà une réussite.

Le départ officiel

Le coup de pistolet a retenti, tout le monde s’est élancé — non, il faut se retenir !

Au 5e kilomètre, j’ai regardé mon capteur de puissance : 190 W.

C’était trop élevé ! Mon plan était de 160-170 W, à ce rythme je ne tiendrais pas sur la fin.

Je me suis forcé à ralentir, à laisser les autres coureurs me dépasser. Psychologiquement, c’était très difficile, mais c’était la bonne stratégie.

La partie médiane : trouver son rythme

Après le 20e kilomètre, j’ai enfin trouvé mon propre rythme.

Puissance stable autour de 165 W, fréquence cardiaque en Zone 3, une sensation de tenue dans la durée.

Le ravitaillement de la ferme de Cingjing est arrivé. J’ai mangé une demi-boulette de riz, bu une grande gorgée d’eau, et j’ai continué.

Le défi de l’altitude

Après Cuifeng (altitude 2 600 m), la sensation d’air raréfié est devenue de plus en plus nette.

La fréquence cardiaque semblait pourtant basse (150 bpm), mais la sensation globale était plus éprouvante qu’à 180 bpm en basse altitude.

Le plan d’entraînement mentionnait que « l’altitude fait baisser la fréquence cardiaque, mais l’effort perçu est plus fort ». Maintenant, je comprends parfaitement cette phrase.

Les 10 derniers kilomètres, c’était de la pure volonté.

Franchir la ligne d’arrivée

Au moment où j’ai vu la bannière d’arrivée, j’ai accéléré sans m’en rendre compte.

J’ai dépassé deux coureurs devant moi et franchi la ligne.

Temps sur ma montre : 4 h 17 min 32 s

Réflexions après la course

Confirmation du résultat

Résultat final dans la catégorie d’âge : 4 h 17 min 32 s
Classement dans la catégorie d’âge : 31e (sur 68 participants)

Un résultat dans la moyenne. 35 minutes de mieux que la simulation (en tenant compte de la différence de temps liée aux ravitaillements non chronométrés en course).

Suis-je satisfait ? Tout à fait.

Une expérience bien meilleure que ce que j’imaginais

L’organisation de l’épreuve était très professionnelle — ravitaillements suffisants, mesures de sécurité en place, et une grande convivialité entre les coureurs.

Pendant la montée, plusieurs coureurs se sont encouragés mutuellement. Cette chaleur humaine en pleine course, c’est quelque chose que je n’avais pas anticipé.

« Allez, plus que quelques kilomètres ! » Même au moment où les forces étaient épuisées, entendre cette phrase redonnait de l’énergie.

Une victoire personnelle

Après l’arrivée, j’ai pris une photo avec mon dossard devant la stèle de Wuling.

Sur la photo, je suis moche — le visage ruisselant de sueur, le regard dans le vague, le maillot trempé.

Mais c’est ma photo préférée, parce qu’elle capture le moment où quelqu’un, en proie au doute, a décidé d’essayer et a finalement atteint la ligne d’arrivée.

Pour les amis qui hésitent à s’inscrire

Tu n’as pas besoin d’être assez rapide pour avoir le droit de participer à une course.

Une course n’est pas réservée aux cyclistes professionnels. Elle est ouverte à tous ceux qui sont prêts à se dépasser.

Inscris-toi. Une fois la ligne franchie, tu remercieras la personne qui a pris cette décision aujourd’hui.

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北進武嶺、西進武嶺、經典百K,每條路線都親自騎過,配速、爬升、補給點全部實拍實測。

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